Les rues Sainte Apolline, Blondel, Meslay, Saint-Martin et Saint-Denis en réhabilitation

Nous sommes une association regroupant des habitants et commerçants des rues Sainte Apolline, Blondel, Meslay, Saint-Martin, Notre-Dame-de-Nazareth, Saint-Denis et des boulevards de Sébastopol, Saint-Denis et Saint-Martin dans le cadre du conseil de quartier Sentier-Arts et Métiers. Nous regroupons les copropriétaires, les locataires et les gérants de baux commerciaux des immeubles suivants:

1 et 3, 5, 6, 7 et 9 rue Sainte Apolline

2, 3, 5, 6 rue Blondel

32, 57 et 69 rue Meslay

324, 330 et 359 rue Saint-Martin

30 rue Notre-Dame-de-Nazareth

222 rue Saint-Denis

5 boulevard Saint-Martin

Nous faisons partie de l’association Vivre le Marais, Vivre Paris Centre !

Depuis 2015 des salons de coiffure et de cosmétiques africains se sont installés en trop grand nombre dans nos rues, créant un problème de voisinage : nuisances sonores et trop peu de mixité parmi les passants. Il n’est pas normal que des groupes d’individus s’agglutinent dans nos rues au point de provoquer des nuisances sonores et des troubles à l’ordre public inhabituels dans notre quartier jusqu’alors tranquille.

 

Paris, la ville lumières, est destinée à accueillir toutes les cultures et à les faire cohabiter et non pas se juxtaposer en les laissant s’emparer de portions entières de rues. Il s’agit de composer une mosaïque culturelle et non pas de laisser s’installer des zones de non droit.

Ce blog est destiné à faire réagir plus spécifiquement les habitants de notre quartier afin de pouvoir agir ensemble et proposer aux propriétaires des locaux commerciaux, des commerçants respectant le droit du travail et de veiller à un bon équilibre entre les commerces  représentés.

Il n’est pas normal que la coiffure et la cosmétique africaines soient sur-représentées dans les boutiques qui ont ouvert rues Sainte Apolline, Blondel, Meslay, Saint-Martin, Vertbois, Notre-Dame-de-Nazareth, boulevards Saint-Denis et Saint-Martin depuis 2015.  Les gérants de ces boutiques pratiquent la même gestion que sur le boulevard de Strasbourg autour de Château d’Eau. La CGT soutient la lutte des travailleurs sans papier des salons de coiffure du boulevard de Strasbourg et de la rue du Château d’Eau qui se sont mis en grève pour obtenir de meilleures conditions de travail car ils n’ont pas de contrat de travail en échange de 12 heures par jour, 7 jours sur 7, pour un salaire entre 200 et 400 Euros par mois donnés de la main à la main. Un climat d’intimidation et de terreur est instauré par les gérants de ces salons de coiffure africaine, n’hésitant pas à menacer leurs « employés » qui demandent une augmentation de les dénoncer à la police. La spécialisation en coiffure et cosmétique africaines de trop de boutiques côte à côte fait que la concurrence est rude et le recours aux rabatteurs qui s’installent à la bouche de métro Strasbourg St Denis est systématique.

Ce sont ces mêmes rabatteurs, issus des populations récemment arrivées par bateau et forcément sans papiers, qui font le plus de bruit en soirée sous nos fenêtres, quand ils boivent le peu d’argent gagné en se rassemblant pour crier au lieu de parler, rire à tue tête, se quereller en hurlant, pisser contre les devantures. Un climat d’insécurité se développe au fur et à mesure que ces rabatteurs prennent le contrôle de nos rues et y développent leur trafic annexe Il n’y a pas loin pour que se produise ce qui arrive sur le boulevard de Strasbourg aux alentours de la rue du Château d’Eau, à savoir que les habitants ont des problèmes pour se déplacer dans leurs halls d’immeubles où s’installent aussi les rabatteurs qui n’aiment pas être dérangés dans leurs trafics. Voir la pétition pour la réhabilitation du boulevard de Strasbourg et du quartier Château d’Eau, Paris Xè : http://chng.it/4hbSds2KwQ

Nous préconisons une action énergique des pouvoirs publics pour:

  1. empêcher que les rabatteurs n’accaparent nos rues comme si c’était leur territoire en faisant appel à la police. Nous avons obtenu l’installation d’une caméra de surveillance au coin des rues Sainte Apolline et Saint-Martin, lieu de rassemblement de prédilection des rabatteurs. Il faut à présent obtenir six rondes de police par jour et en soirée, un arrêté anti-attroupement dans les rues Sainte Apolline, Blondel et le coin de la rue Saint-Martin, un bras d’extension sur la caméra de vidéoprotection installée près de l’arrêt du bus 38 dans la rue Saint-Martin pour qu’elle prenne en enfilade la rue Sainte Apolline et la rue Meslay, la suppression de la licence IV si elle a été accordée à la boutique Lycamobile au 355 rue Saint-Martin, la suppression de la licence III si elle a été accordée à la boutique d’alimentation African Makanaki au 5 rue Sainte Apolline.

  2. contrôler ces salons de coiffure et de cosmétiques africains et vérifier si les gérants sont en règle avec les règles sanitaires, les impôts, la législation du travail, l’URSSAF au risque de les forcer à fermer si ce n’est pas le cas et de supprimer ainsi la pratique des rabatteurs,

3. proposer aux propriétaires des baux commerciaux des commerçants correspondant à nos critères de telle sorte qu’il y ait une variété dans les types de commerce. Pour ce faire, la meilleure manière d’agir est de nous identifier et de sensibiliser les conseils syndicaux et les syndics dans chaque immeuble des rues Sainte Apolline, Blondel, Meslay, Saint-Martin, Vertbois, Notre-Dame-de-Nazareth et des boulevards de Sébastopol, Saint-Denis et Saint-Martin, afin que les propriétaires des locaux commerciaux prennent l’avis des autres copropriétaires et refusent de louer aux gérants des salons de coiffure et de cosmétiques africains et des restaurants africains qui ne respectent pas les lois françaises (pas de cotisations URSSAF versées, pas de TVA payée, pas d’impôt sur le chiffre d’affaires acquitté, aucune prise en compte des règles sanitaires) et sont fortement soupçonnés de payer leurs loyers en liquide (ce qui est aussi illégal), provoquant les nuisances sonores, l’insécurité et le danger que l’on connait et dont nous souffrons au point de ne plus pouvoir supporter une telle situation.

A l’occasion d’un changement de locataires de ces baux commerciaux, la mairie de Paris Centre devrait être prête à nous aider en proposant d’autres gérants aux propriétaires des locaux commerciaux et participer ainsi à la remise à niveau de nos rues en termes de commerces de proximité et de négoces légaux.

4. revitaliser notre quartier en réaménageant la rue Saint-Martin sur son tronçon entre le boulevard Saint-Denis et la rue Réaumur. L’espace ainsi réorganisé augmentera la place dédiée aux piétons et aux cyclistes et permettra également l’installation de jardinières ou la plantation d’arbres. La circulation dans la rue pourra être modérée grâce à une mise en zone 30. Pour que revive la rue Saint-Martin

5. obtenir de l’aide de la mairie de Paris Centre pour des soutiens et subventions à des animations de quartier propices au développement du commerce de proximité (par exemple illuminations pour Noël 2021, kermesses, marchés bio, etc…).

Signez notre pétition: http://chng.it/xczWrL8cjv

Suivez nous sur notre compte Twitter: @ARQAMParis3

Contactez nous sur : contact@renaissanceartsetmetiers.org