Les preuves s’accumulent sous nos yeux des tours de passe-passe des gérants africains

Nous avons sous nos yeux la preuve des malversations de ces gérants africains. Comment accepter qu’ils continuent impunément ? Une fois condamnés pour travail dissimulé et fraude fiscale, ils changent le nom de leurs sociétés et continuent leurs commerces illégaux. Comment exiger des propriétaires qu’ils dénoncent les baux en faisant appel à la clause résolutoire quand ceux-ci profitent eux-mêmes des loyers payés en cash ? Il faudrait que les propriétaires soient aussi contrôlés pour qu’ils arrêtent d’accepter de recevoir du cash en guise de loyer, ce qui est également une pratique illégale.

Sur les 15 boutiques africaines installées dans nos trois rues, l’ARQAM a relevé au moins cinq irrégularités passibles de sanctions pénales et financières.

Le cas typique du salon de coiffure impossible à faire fermer du 355 rue Saint-Martin

La police a prévenu l’ARQAM que le gérant du salon de coiffure EL JIMATA a été puni par une mesure de fermeture administrative demandée en novembre 2016 pour travail dissimulé mais qu’il a profité du délai d’application de la peine pour changer de nom de société avant que les forces de police n’interviennent pour faire appliquer la sentence prononcée en mai 2017, échappant ainsi à la sanction. Sur societe.com, il est indiqué que la société “El Jimata 355” (vente de cosmétiques) a fermé le 12/04/2017. Le complice du précédent gérant a ouvert à la même adresse deux mois plus tard, une autre société “Fifame SARL” qui a la même activité. Le personnel de la société El Jimata qui était déjà en redressement judiciaire depuis juin 2016 est toujours actif dans le cadre de la société « Fifame ». Ce jeu de cache-cache n’est plus acceptable.

La police vient de contrôler le 21 septembre 2017 la société « Fifame », a relevé de nombreuses infractions à la législation du travail. Le gérant est convoqué devant la justice et une mesure de fermeture administrative de 45 jours a été demandée à la Préfecture de police.

Le propriétaire de ce local commercial se garde bien d’appliquer la clause résolutoire et devrait lui-aussi subir un contrôle fiscal pour vérifier si le loyer est payé en cash, ce que l’ARQAM suspecte fortement, vu que des confidences d’autres propriétaires qui voudraient que le quartier change, ont été recueillies et tendent à prouver que la pratique est largement répandue chez les gérants africains.

Le salon de coiffure du 10 rue Blondel n’a même pas d’enseigne

Malgré le fait que l’ARQAM ait pris contact avec la gestionnaire et la propriétaires du local vide du Vival Casino au 10 rue Blondel dès le mois de décembre 2016 pour les alerter sur la sur-représentation de la mono-activité dans cette rue et pour leur faire part de notre souhait qu’elles n’acceptent pas de nouveaux gérants africains, nous avons découvert que des coiffeurs africains s’étaient installés dès juillet 2017 dans ce local mais sans modifier quoi que ce soit aux devantures et sans avoir d’enseigne, ce qui nous laisse supposer qu’il s’agit d’un bail précaire. Un de nos adhérents, ressortissant américain, a décidé de vendre son appartement dans l’immeuble au-dessus du salon, excédé par les nuisances subies du fait des rabatteurs.

La propriétaire de ce local commercial loué à des coiffeurs africains sans enseigne préfère son profit immédiat au détriment des riverains, comportement qui devrait être sanctionné par un contrôle fiscal car la pratique de versement de loyer en cash est illégale.

L’usine à coiffure du 5 rue Blondel est fermée depuis deux mois

Le cas du salon de coiffure TM Fils Beauty au 5 rue Blondel est symptomatique du cancer que représentent les boutiques de coiffure africaine : une fois condamnées, elles renaissant de leurs cendre en changeant de nom et restent indélogeables. La gérante était installée au 3 rue Blondel avant de faire artificiellement faillite et de rouvrir au 5 rue Blondel en 2014. Il ne s’agit pas d’un salon de coiffure normal mais d’une usine avec des espaces contigus loués à une vingtaine de coiffeuses et de manucures auto-entrepreneuses avec à chaque emplacement, arrivée d’eau, évier et fauteuil.

En mars 2015, une enquête de police a été diligentée pour contrôler les «employées » de ce salon et vérifier le paiement des impôts dus aux services fiscaux. Les contrôles se sont avérés positifs et un dossier a été transmis au TGI. Malheureusement le Procureur de la République a classé le dossier sans suite passant en pertes et profits les 70 heures de fonctionnaires passées à éplucher les livres de compte de ce commerce. L’ARQAM a écrit sans succès des lettres recommandées en janvier 2016 au directeur régional de l’URSSAF et au directeur général des finances publiques pour relancer les contrôles fiscaux y compris sur la société propriétaire du local commercial concerné. Le résultat est que l’usine à coiffure n’a jamais été fermée et fonctionne depuis 2016 7 jours sur 7 et sans aucune enseigne, ce qui est évidemment plus pratique. Brutalement ce commerce a fermé son rideau il y a deux mois déjà. L’ARQAM souhaite que cette usine à coiffure du 5 rue Blondel ne rouvre plus et que la propriétaire du local commercial subisse un contrôle fiscal.

Le restaurant africain du 6 rue Blondel enfreint législation du travail et règles d’hygiène impunément

Ce restaurant africain a également été inspecté par la police en mars 2015 avec des contrôles sur le travail dissimulé et la fraude fiscale qui se sont révélés positifs. Malheureusement le Procureur de la République a également classé le dossier sans suite. L’ARQAM a également écrit sans succès des lettres recommandées en janvier 2016 au directeur régional de l’URSSAF et au directeur général des finances publiques pour relancer les contrôles fiscaux y compris sur la société propriétaire du local commercial concerné.

D’autre part le conduit d’évacuation des fumées n’est pas aux normes car la copropriété refuse de le laisser passer dans la cour de l’immeuble. Ce conduit utilise pour le moment celui d’une cheminée, ce qui est dangereux et peut provoquer un incendie.

L’ARQAM souhaite instamment que ce restaurant soit de nouveau contrôlé sans oublier la famille propriétaire qui devrait subir également un contrôle fiscal.

L’onglerie du 5 rue Sainte Apolline pratique le changement de nom de société sans aucun scrupule

La société Adonai Cosmetics vient d’être remplacée par Angola Cosmetics en septembre 2017 mais avec un gérant qui a le même nom patronymique. Pourquoi se compliquer la vie quand avec ce tour de passe-passe, on apure ses dettes vis à vis des pouvoirs publics sans avoir à les payer ?

La propriétaire a avoué à l’ARQAM être payée en cash par son locataire. Ceci est illégal et doit être également sanctionné.

Pour en finir avec l’économie informelle dans notre quartier

Il ne peut pas y avoir en plein Paris de zone de non droit parce que l’économie informelle continue à y être pratiquée. La Grèce a imposé le paiement par cartes de crédit à tous ses commerçants. Pourquoi ne pas en faire autant dans nos rues ? A l’heure où les paiements par mobile se multiplient aussi bien dans les pays d’Europe du Nord qu’en Chine ou ailleurs, et où il est question de bannir le cash même pour les plus petits paiements, il faut nous demander pourquoi nous devrions accepter que de tels comportements illégaux soient tolérés dans notre quartier.

Pour en finir avec les loyers des baux commerciaux payés en cash dans nos rues

L’ARQAM ne peut pas supporter ces pratiques illégales, nous qui payons nos impôts mais qui subissons les conséquences des calculs de rentabilité à court terme de ces propriétaires peu scrupuleux et dégradant inexorablement la qualité de notre vie quotidienne. Nous ne faiblirons pas dans notre revendication que nous répéterons sans cesse. Aucun loyer de bail commercial dans nos rues ne doit plus être payé en cash. Il faut que les treize propriétaires que l’ARQAM a parfaitement identifiés, soient contrôlés.

Il en va de la tranquillité publique et de l’image de Paris avant les jeux de 2024. Si nous voulons que notre quartier redevienne attractif pour les touristes, il n’y a qu’une solution en complément du projet de rénovation urbaine que nous portons :

Pour que revive la rue Saint-Martin

y faire régner l’ordre, ce que la police s’emploie à faire, mais aussi et surtout s’attaquer aux causes des troubles que nous subissons: faire fermer ces commerces africains illégaux en exigeant des propriétaires qu’ils cessent de leur louer leurs locaux commerciaux en échange de paiements en cash.

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