Compte rendu de la réunion du groupe de partenariat opérationnel (GPO) du 22 novembre 2022

Ce compte rendu est rédigé par Michel Arnaud

Etaient présents : 

– Arnaud Giry – Commandant

Laurent Grière – Capitaine

Sabrina Bieberstein – Major et Steve Barbier – Major – Mission de prévention, contact et écoute, commissariat de la rue Gabriel Vicaire  

PP DSPAP DTSP75 CIAT CENTRE MPCE <ciat-centre-mpce@interieur.gouv.fr

Tel : 01 42 76 13 27/ 28 /44 /51

Jean Marc Buti Major exceptionnel

– l’adjoint de Stéphane Bongibault, Chef de la division de la police municipale du centre de Paris

Nicolas Vissière, Responsable du pôle de la sécurité et de la sûreté, site de Paris, Archives Nationales

Franck Flipo, Directeur de la sécurité au Crédit municipal

Jimmy Berthé adjoint au Maire Paris Centre en charge de la jeunesse et de la vie étudiante, de l’animation locale, des métiers de la mode et des créateurs, référent aux conseils de quartier

   Face à eux, six représentants de conseils de quartiers et d’associations de quartier: 

– un représentant de l’association Vivre le Marais Vivre Paris Centre ! 

– un représentant de l’association ADOMA qui gère la résidence sociale Béranger

– un représentant du conseil de quartier Marais-Archives

– une représentante du conseil de quartier Marais- Place des Vosges

– une représentante du conseil de quartier Temple-Enfants rouges

– un représentant de l’ARQAM

Le commandant Giry annonce son départ car il est appelé à d’autres fonctions. Il va être remplacé par le capitaine Laurent Grière qui présidera le prochain GPO.

La représentante du conseil de quartier Marais-Place des Vosges présente ses revendications. Les nuisances sonores causées par les bars du quartier sont au centre des préoccupations des riverains, suivies par les graffitis et tags du jardin Berthe Weill rue de Thorigny où trop de SDF campent au grand dam des parents avec leurs enfants, même après la fermeture car ils y reviennent en escaladant les grilles. Le square Léopold Achille rue du Parc Royal pose problème à cause des fumeurs qui s’y installent alors qu’il y a un panneau qui leur interdit de le faire. Rue Elzevir des potelets ont été arrachés par un conducteur d’un utilitaire de la mairie qui a perdu le contrôle de son véhicule le 28 septembre dernier et a causé d’autres dommages.

Le représentant de l’association Vivre le Marais et des habitants de la rue Elzevir demande que la lumière soit faite sur cet accident. Le commandant Giry lui fournit le CR d’intervention de la police : le conducteur accidenté a dû être hospitalisé. Les potelets seront remplacés.

Les propriétaires de chiens réclament des parcs canins dans le quartier à l’image de celui du jardin Nelson Mandela aux Halles et de celui de la place Renée Vivien dans le 3ème arrondissement. Les chiens doivent être tenus en laisse même dans les squares de Paris. Dans celui de Saint-Gilles – Grand-Veneur – Pauline-Roland, il y a un problème d’accès pour les propriétaires de chiens car le square est privé avec accès au public dans la journée. Le représentant de l’association Vivre le Marais propose de mettre un panneau d’interdiction pour les chiens. Le représentant de la police municipale fait remarquer que les propriétaires de chiens sont très agressifs, utilisent une boucle Whatsapp pour s’informer de la venue des policiers, s’écarter le temps de leur passage et revenir ensuite.

La représentante du conseil de quartier Temple-Enfants rouges présente ses revendications. Les riverains ont réussi à faire partir de la rue Vieille du Temple les livreurs de l’entreprise Stuart. Le parking de la rue Béranger (ancien immeuble de Libération) est occupé par des squatteurs. Il faudrait rappeler à l’ordre les collégiens de la rue Béranger qui utilisent la rue de la Corderie pour fumer de l’herbe. Les signalements sur le téléservice Dans Ma Rue ne règlent pas du tout le problème des nuisances sonores causées par les terrasses des restaurants et des bars du quartier. Elle signale le Carreau et le Barav rue de la Corderie, le café Philippe et le café Crème rue Dupetit-Thouars, le Mon Coco place de la République qui a trop pris de place avec ses terrasses estivales.

Au sujet des tags trop nombreux dans le quartier mentionnés par les intervenants précédents, le commandant Giry évoque la récente condamnation à 17 000 Euros du tagueur Six Sax et de la plainte en cours contre le tagueur Choko qui a récemment détérioré le mur de l’atelier Brancusi à Beaubourg (il a utilisé un extincteur à 8 heures du matin pour projeter la peinture et réaliser son méfait).

La représentante du conseil de quartier Temple-Enfants rouges pose la question de savoir si les cyclistes peuvent passer au feu rouge s’il n’y a personne à proximité. La réponse est qu’il faut qu’il y ait un panneau M31 avec une flèche directionnelle pour pouvoir passer. Sinon les cyclistes doivent respecter les feux rouges tout comme laisser la priorité aux piétons.

Le représentant de l’association ADOMA qui gère la résidence sociale Béranger 27 rue Béranger, mentionne la baisse des cambriolages qui ont lieu dans la résidence.

Le directeur de la sécurité au Crédit municipal, prend la parole au nom du conseil de quartier Marais-Archives et mentionne l’aménagement du 55 rue des Francs-Bourgeois dont les places de livraison sont souvent squattées par des véhicules de tourisme. Le squat du 24 rue Geoffroy-L’Angevin pose problème avec des gens qui y hurlent toute la nuit. Par ailleurs au coin des rues des Archives et des Blancs-Manteaux des livreurs Uber eat se sont installés avec à la clé du bruit, des déchets de nourriture et de la pisse partout. La rue Vieille-du-Temple n’est pas vraiment en accès restreint du moins pour les automobilistes qui l’empruntent.

Le responsable du pôle de la sécurité et de la sûreté, site de Paris, Archives Nationales, mentionne que les tags sur le bâtiment des archives vont être investigués en analysant les signatures apposées par les tagueurs. Il demeure un souci d’intrusion possible suite à la soirée de la Fashion Week dans les jardins des archives nationales.

Le représentant de l’ARQAM, explique que ses adhérents ont repéré des activités de prostitution dans les escaliers de l’immeuble au 9 boulevard Saint-Martin, beaucoup de consommation d’alcools et de drogues sur le même boulevard à partir de 20h, la vente de cigarettes algériennes de contrebande et de drogues par des « blédards » au 24 boulevard Saint-Denis (c’est un point de deal), les SDF autour de la porte Saint-Martin et au 325 rue Saint-Martin en particulier (une personne campe en permanence assise devant l’entrée de chez Gaultier ou devant le restaurant au 327) avec de plus en plus de crackers dans le quartier.

L’ARQAM a obtenu de la chambre des métiers et de l’artisanat la liste des salons de coiffure dans le quartier qui ne sont pas inscrits au répertoire des métiers de Paris avec une suspicion qu’ils n’ont pas les qualifications professionnelles requises pour avoir l’autorisation d’exercer leur métier. L’ARQAM a saisi la direction départementale de la protection des populations de Paris (DDPP) à la préfecture de police pour demander que soient lancées des enquêtes de vérification.

D’autre part, suite à la constatation des adhérents de l’ARQAM des dépassements d’horaires de ces salons de coiffure, un mail a été envoyé à l’inspection du travail (la DRIEETS 210 quai de Jemmapes) pour attirer son attention sur les débordements d’horaires de ces salons le soir et le dimanche.

Enfin l’ARQAM apprécie beaucoup que la police l’informe des mesures de fermeture administrative appliquées contre ces salons, épiceries et ongleries dans notre quartier, principalement pour non paiement des cotisations URSSAF.

Au sujet des tags au sommet des immeubles et qui n’entrent pas dans le champ du téléservice Dans Ma Rue, le cas d’école pour l’ARQAM est celui sur le mur pignon du 324 rue Saint-Martin. Une plainte a été déposée au commissariat en juin 2022. L’ARQAM a identifié les signatures sur ce tag : Ecilop (qui dessine des voitures de police à l’envers), Crape et Gesper 22. Comme rien ne se passe, faut-il que la copropriété fasse établir des devis pour la réfection de son mur pignon et se décide à se constituer partie civile et à saisir le doyen des juges d’instruction pour réclamer des dommages et intérêts pour le préjudice subi ?

L’ARQAM a contacté la DRAC au sujet des tags en haut de la porte Saint-Martin pour qu’ils soient enlevés.

Les boutiques du quartier vendent tous types d’alcools, grâce à leur licence III, aux rabatteurs qui s’amassent bruyamment pour boire tous les après-midis et tard en soirée dans la rue Sainte Apolline, la rue Blondel, le haut de la rue Saint-Martin. Le représentant de l’ARQAM rappelle l’existence de l’arrêté 2022-196 du 28 2 2022 et publié au BMOVP qui prohibe la vente d’alcools après 21 h et leur consommation dans les rues du quartier de 16h à 7h du matin. Le représentant de l’ARQAM suggère la suppression de la licence III aux boutiques concernées pour tenter de limiter les beuveries et les nuisances sonores et sécuritaires qui s’ensuivent. Dans sa lutte contre l’alcoolisme dans nos rues, l’ARQAM aimerait connaître les conditions à réunir pour que la suppression de ces licences III soit mise en oeuvre.

Enfin un compte-rendu oral des arrestations de trafiquants de drogue dans le quartier intéresserait l’ARQAM car la progression de la consommation de crack visible tous les jours dans le quartier est inquiétante. Les projets d’ouverture d’HSA au métro Bonne Nouvelle et dans l’ancienne station Saint-Martin vont attirer davantage encore de crackers et leurs dealers modous du fait du périmètre d’impunité autour des HSA comme l’ARQAM l’a constaté à la SCMR de Lariboisière. L’ARQAM est totalement opposée à l’ouverture de ces deux HSA.

Le représentant de la police municipale a demandé au représentant de l’ARQAM si la rue Sainte Apolline était plus apaisée depuis quelques mois. Le représentant de l’ARQAM a reconnu qu’il y avait des progrès grâce aux interventions des polices nationale et municipale qui ont pour consignes de demander aux rabatteurs de rester dans les boutiques plutôt que dans les rues dans la journée et de se disperser la nuit. On ne peut que se féliciter de ce début de résultat positif.

Un autre représentant du conseil de quartier Marais-Archives, arrivé avec une heure de retard à cette réunion du GPO, critique l’horaire de début de la réunion (15h) qui ne lui convient pas et considère que les conseils de quartier ne sont pas suffisamment représentés. Il faudrait selon lui deux représentants pour les quatre conseils de quartier convoqués (Sentier Arts et Métiers, Temple-Enfants rouges, Marais-Archives et Marais-Place des Vosges).

A propos du squat au 24 rue Geoffroy-l’Angevin, le représentant du conseil de quartier Marais-Archives considère que la police n’agit pas et qu’à ses yeux la situation ne peut plus durer. Le commandant Giry lui fait remarquer qu’on ne peut pas expulser des squatters à volonté. Aux dernières nouvelles données par la police, le local squatté appartient à la ville de Paris. Le représentant du conseil de quartier Marais-Archives critique l’absence à cette réunion de Véronique Levieux, adjointe à la Maire de Paris en charge des seniors et des solidarités entre les générations, déléguée de Paris Centre en charge de la prévention, de la sécurité, de la police municipale, de la tranquillité publique et de la vie nocturne. Jimmy Berthé lui répond qu’il va lui faire un compte-rendu de cette réunion.

Le correspondant du conseil de quartier Marais-Archives demande au commandant Giry de lui donner les coordonnées de son correspondant au parquet de Paris sans obtenir satisfaction.

La date de la prochaine réunion du GPO n’a pas été fixée pour le moment.

Conseils pour des tags en hauteur sur un immeuble

Le téléservice Dans Ma Rue n’intervient que sur des tags à hauteur des passants.

Si un tag a été réalisé en hauteur, il revient à la copropriété de l’immeuble concerné de gérer la situation. Soit elle ne fait rien et attend le prochain ravalement, soit elle décide d’agir. Dans ce cas, il faut d’abord déposer une « plainte simple » au commissariat avec si possible l’identification des tagueurs concernés. Pour les identifier, il faut faire des photos des tags, les étudier et déceler les signatures (les blazes). Pour ce faire, on peut aller sur Instagram où les tagueurs aiment bien afficher leurs œuvres signées. L’ARQAM peut aider à identifier les tagueurs à partir des photos de leurs tags.

Passé un délai de 3 mois (c’est également le moment de profiter du délai pour faire faire des devis des travaux de réfection du mur concerné) et en l’absence d’actes d’enquête, il est possible de déposer la plainte avec cette fois-ci constitution de partie civile et saisine du Doyen des Juges d’instruction. Cette démarche a tendance à se généraliser et forcer l’enquête et le travail judiciaire. Le syndicat de copropriétaire victime de l’infraction du tag doit donc se constituer en partie civile pour réclamer des dommages et intérêts pour le préjudice subi, devis des réparations à l’appui. L’ARQAM compte des avocats parmi ses adhérents et peut aider par ses conseils.

Compte-rendu de la réunion du Groupe de Partenariat Opérationnel (GPO) du 23 juin 2022

Ce compte rendu est rédigé par Bruno Salléras et Marc Hajjar.

Etaient présents : 

– Arnaud Giry – Capitaine  (enquêteur/lecteur des plaintes situé à Bastille) dont nous avons récupéré la carte de visite : Arnaud.giry@interieur.gouv.fr

Sabrina Bieberstein – Major et son adjoint Steve Barbier, Brigadier chef – Mission de prévention, contact et écoute, commissariat de la rue Gabriel Vicaire 

PP DSPAP DTSP75 CIAT CENTRE MPCE <ciat-centre-mpce@interieur.gouv.fr

>            Tel : 01 42 76 13 27/ 28 /44 /51

            – Jean Marc Buti Major exceptionnel

Stéphane Bongibault, Chef de la division de la police municipale du centre de Paris

           –   Nicolas Vissière, Responsable du pôle de la sécurité et de la sûreté, site de Paris, Archives Nationales

Jimmy Berthé adjoint au Maire Paris Centre en charge de la jeunesse et de la vie étudiante, de l’animation locale, des métiers de la mode et des créateurs, référent aux conseils de quartier

Face à eux, nous étions neuf : 

– deux représentants de l’ARQAM

– un représentant de l’association Vivre le Marais Vivre Paris Centre ! 

– deux représentants de l’association ADOMA qui gère la résidence sociale Béranger  

– un représentant du conseil de quartier Marais-Archives

– deux représentants du conseil de quartier Marais- Place des Vosges

– une représentante du conseil de quartier Temple-Enfants rouges

Les représentants des conseils de quartier Marais-Archives, Marais-Place des Vosges et Temple-Enfants rouges ont évoqué les nuisances provoquées par les terrasses et les restaurants. Le règlement des étalages et des terrasses (RET) du 11 juin 2021 :

https://www.paris.fr/pages/terrasses-et-etalages-3516#reglement-des-etalages-et-des-terrasses

doit être respecté. Une rubrique du site de la Mairie de Paris informe sur les modalités à suivre en cas de nuisances sonores et olfactives provenant de professionnels:

https://www.paris.fr/pages/les-nuisances-d-origine-professionnelle-7109

D’autre part ont été encore une fois évoqués les problèmes posés par les chiens dans les parcs.

Un groupe d’échanges entre riverains via WhatsApp fonctionne pour le conseil de quartier Marais-Archives. C’est un exemple qui mérite d’être envisagé dans les autres conseils de quartier.

Les représentants de l’ARQAM se félicitent que les mesures de fermeture administrative pour non paiement des cotisations URSSAF soient appliquées aux gérants des boutiques concernées (salons de coiffure et restaurants).

Ils remercient Mme Bieberstein pour la facilité accordée au président de l’ARQAM de déposer en ligne la main courante hebdomadaire qui rend compte des troubles quotidiens causés par les jeunes individus, migrants et rabatteurs, massés tous les après-midis et les soirées dans la rue Sainte Apolline.

Les policiers se déplacent à pied ou en VTT entre 9h et 21h. Ensuite ce sont les voitures de police qui interviennent. Dans la mesure où le 3430 n’est pas disponible en dehors des heures de bureau, il convient d’appeler le 17 Police Secours, disponible nuit et jour 7/7 pour demander par exemple l’intervention d’une équipe de police pour faire cesser un tapage nocturne à n’importe quelle heure de la nuit.

Dans le cas presque certain où un nouveau délit se produirait devant la boutique au coin des rues Sainte Apolline et Saint-Martin, le gérant devra déposer plainte pour qu’ensuite le Commissariat demande à la Préfecture de police de visualiser les enregistrements disponibles dans un délai de 30 jours de la caméra de vidéoprotection sise près de l’arrêt du bus 38 au milieu de la rue Saint-Martin, pour tenter d’identifier les contrevenants.

Cette caméra de vidéoprotection n’est pas placée de manière à prendre en enfilade la rue Sainte Apolline et la rue Meslay. La procédure de réclamation pour déplacer cette caméra doit encore être finalisée pour pouvoir être présentée à la Préfecture de police : d’abord demander l’approbation de la Mairie, puis du Commissariat de Paris centre, enfin présenter la demande au cabinet du Préfet de police. Le nombre des mains courantes hebdomadaires qui s’accumule chaque semaine de mai à octobre chaque année tend objectivement à justifier cette demande.

Un nouveau tag très grand sur le mur pignon de l’immeuble du 324 rue Saint-Martin nécessite l’envoi d’une équipe spécialisée. Il est possible qu’une simple déclaration dans l’application DansMaRue avec adresse exacte et photos à l’appui ne soit pas suffisante pour déclencher l’intervention de l’équipe idoine.

https://teleservices.paris.fr/dansmarue/jsp/site/Portal.jsp?page=fodansmarue

En effet l’équipe de nettoyeurs municipaux n’intervient pas sur un mur privé au delà de 4 mètre de hauteur.

Le tagueur en série “Six Sax” vient d’être placé en garde à vue car il a été pris sur le vif par la police.

https://vivrelemarais.typepad.fr/blog/2022/06/le-tagueur-en-serie-six-sax-epingle.html

Il faut donc être vigilant et filmer le tagueur en exercice pour pouvoir le dénoncer à la police et si possible contribuer ainsi à le faire prendre sur le fait. Dans tous les cas l’identification de la signature est un premier pas indispensable et suffisant pour déposer plainte. Il y a un site qui les référence par ordre alphabétique et par région (Ile de France): https://www.maquis-art.com/

Les représentants de l’ARQAM mentionnent les deux boutiques côté pair de la rue Saint-Martin (312 et 314) à louer et font part de leurs efforts pour tenter de convaincre les propriétaires de ne pas louer à des coiffeurs. Il manque à l’ARQAM l’implication de la Mairie de Paris Centre pour trouver et proposer des repreneurs légaux pour ces baux commerciaux vacants.

Les boutiques du quartier vendant tout type d’alcools, grâce à leur licence III, aux migrants et aux rabatteurs qui s’amassent bruyamment pour boire tous les après-midis et tard en soirée dans la rue Sainte Apolline, les représentants de l’ARQAM rappellent l’existence de l’arrêté 2018-00673 publié au BMOVP 16 10 2018 qui prohibe la vente d’alcools après 21 h dans nos rues et sa consommation dans les rues du quartier de 16h à 7h du matin. Les représentants de l’ARQAM suggèrent la suppression de la licence III à ces boutiques pour tenter de limiter les beuveries et les nuisances sonores et sécuritaires qui s’ensuivent.

La prochaine réunion du GPO aura lieu en septembre 2022.

Compte rendu de la réunion du groupe de partenariat opérationnel (GPO) du 21 avril 2022

Ce compte rendu est rédigé par Bruno Salléras.

Etaient présents : 

– Arnaud Giry – Capitaine  (enquêteur/lecteur des plaintes situé à Bastille) dont nous avons récupéré la carte de visite : 

Arnaud.giry@interieur.gouv.fr

Sabrina Bieberstein – Major et son adjoint Steve Barbier, Brigadier chef – Mission de prévention, contact et écoute, commissariat de la rue aux Ours 

PP DSPAP DTSP75 CIAT CENTRE MPCE <ciat-centre-mpce@interieur.gouv.fr

Tel : 01 42 76 13 27/ 28 /44 /51

Jean Marc Buti Major exceptionnel

– Un représentant de la police municipale de Paris Centre

Jimmy Berthé adjoint au Maire Paris Centre en charge de la jeunesse et de la vie étudiante, de l’animation locale, des métiers de la mode et des créateurs, référent aux conseils de quartier

Face à eux, nous étions six : 

– un représentant de l’ARQAM

– un représentant de l’association Vivre le Marais Vivre Paris Centre !

– un représentant du SNEG

– deux représentants de l’association ADOMA qui gère la résidence sociale Béranger  

– un représentant du conseil de quartier Marais/Archives  

Le représentant du conseil de quartier Marais/Archives a mentionné les tags sur les murs de plus en plus nombreux et récents. Il faudrait que les équipes de nettoyage interviennent rapidement sans oublier de nettoyer aussi les affichettes et autres publicités collées sur les murs.

L’application DansMaRue (https://teleservices.paris.fr/dansmarue/jsp/site/Portal.jsp?page=fodansmarue) permet d’envoyer un signalement avec précisions sur l’adresse avec photos à l’appui. La propreté est sous la responsabilité de Dorine Bregman élue adjointe au Maire de Paris centre dorine.bregman@paris.fr

Au sujet des débordements sur les trottoirs et des nuisances sonores des terrasses des cafés et des restaurants, le règlement des étalages et des terrasses (RET) du 11 juin 2021 :

https://www.paris.fr/pages/terrasses-et-etalages-3516#reglement-des-etalages-et-des-terrasses

doit être respecté. Les nuisances sonores des cafés et restaurants dans le secteur des rues Dupuis/Dupetit-Thouars ne sont pas le fait de gérants membres du SNEG. Les polices nationale et municipale sont vigilantes et interviennent en cas de manquement.Yann Connan chargé de mission au cabinet du Maire de Paris centre est la personne responsable de ce sujet.

yann.connan@paris.fr

Le représentant de l’ARQAM se félicite que les mesures de fermeture administrative pour non paiement des cotisations URSSAF soient appliquées aux gérants des boutiques concernées. Il demande que la police municipale vérifie les licences III et IV accordées aux magasins du quartier qui vendent de l’alcool et qu’elles soient affichées en devanture. Sinon il faudra interdire ces ventes en prenant les sanctions appropriées. Il est rappelé l’existence de l’arrêté 2018-00673 publié au BMOVP 16 10 2018 qui prohibe la vente d’alcools après 21 h dans nos rues et sa consommation de 16h à 7h du matin.

La caméra de vidéoprotection située rue Saint-Martin près de l’arrêt du bus 38 n’est pas placée de manière à prendre en enfilade la rue Sainte Apolline et la rue Meslay. L’ARQAM renouvelle sa demande pour qu’elle soit repositionnée afin qu’elle puisse servir à identifier les fauteurs de trouble dans ces deux rues. En attendant, le gérant de la boutique au coin des rues Sainte Apolline et Saint-Martin, s’il était de nouveau victime d’un délit, peut demander avec l’ARQAM à la police qu’elle visionne les enregistrement sur cette caméra et ceci jusqu’à trente jours après l’incident.

Les représentants de l’association ADOMA se plaignent que la résidence sociale du 22 rue Béranger est squattée en soirée ce qui génère des plaintes. Il faudrait en réguler l’accès avec des badges.

Des nuisances sonores sont mentionnées dues à la présence de nombreux livreurs rue Meslay.

La suggestion est faite de rédiger un article de prévention contre les vols avec rappel des consignes et gestes de protection dans le magazine gratuit “A Paris” car le commissariat de ce secteur est celui qui reçoit le plus de plaintes en Ile-de-France.

La prochaine réunion du GPO aura lieu en mai.

Compte rendu de la réunion du groupe de partenariat opérationnel (GPO) du 24 mars 2022

Ce compte rendu est co-rédigé par Bruno Salléras et Marc Hajjar.

Etaient présents : 

– Arnaud Giry – Capitaine  (enquêteur/lecteur des plaintes situé à Bastille) dont nous avons récupéré la carte de visite :  Arnaud.giry@interieur.gouv.fr

Sabrina Bieberstein – Major et son adjoint Steve Barbier, Brigadier chef – Mission de prévention, contact et écoute, commissariat de la rue aux Ours 

PP DSPAP DTSP75 CIAT CENTRE MPCE <ciat-centre-mpce@interieur.gouv.fr

Tel : 01 42 76 13 27/ 28 /44 /51

Jean Marc Buti Major exceptionnel

Jimmy Berthé adjoint au Maire Paris Centre en charge de la jeunesse et de la vie étudiante, de l’animation locale, des métiers de la mode et des créateurs, référent aux conseils de quartier

Véronique Levieux adjointe à la Maire de Paris en charge des seniors et des solidarités entre les générations, déléguée de Paris Centre en charge de la prévention, de la sécurité, de la police municipale, de la tranquillité publique et de la vie nocturne.

Face à eux, nous étions six :

– deux représentants de l’ARQAM

– un représentant de l’association Vivre le Marais Vivre Paris Centre !

– un représentant du SNEG et un autre du Labo bar club 37 rue des Lombards 

– un représentant du conseil de quartier Marais/Archives  

Le représentant du conseil de quartier Marais/Archives a mentionné les tags sur les murs de plus en plus nombreux et récents ainsi que les crottes de chiens. La police municipale est censée agir sur ce sujet. La mairie intervient notamment à l’aide de nacelles pour nettoyer mais peut être pas assez fréquemment et rapidement et il est difficile de prendre sur le vif les tagueurs. La plupart des signatures sont connues des services de la police et de la mairie.

Le commissariat et la mairie nous enjoignent à les prévenir dès qu’un tag apparaît. L’application DansMaRue (https://teleservices.paris.fr/dansmarue/jsp/site/Portal.jsp?page=fodansmarue) permet d’envoyer un signalement avec précisions sur l’adresse et photo à l’appui. Il a été rappelé que certains tags sont situés en grande hauteur (plus de 25 mètres) et que des groupes se baladent régulièrement sur les toits du quartier, à la faveur d’échafaudages posés pour des ravalements. A noter : pour la première fois, la Ville de Paris a saisi la justice contre deux tagueurs le 30 mars 2022 (https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/03/30/paris-saisit-la-justice-contre-deux-auteurs-de-centaines-de-graffitis_6119844_823448.html)

En ce qui concerne les sujets importants de l’ARQAM, nous avons reparlé de la caméra mal orientée qui est un frein pour observer les comportements délictuels et inciviques très fréquents de la rue Sainte Apolline, ce à quoi on nous a répondu que c’était avec la préfecture qu’il fallait voir le problème !! Nous avons insisté pour que la police et la mairie interviennent auprès de la préfecture, ayant plus de poids qu’une association de riverains. La consommation d’alcools dans la rue reste très fréquente malgré l’arrêté anti-consommation dans le secteur (arrêté 2018-00673 publié au BMOVP 16 10 2018).

Il a été rappelé que de nombreuses tournées de police interviennent dans ce périmètre occasionnant des fermetures administratives de 15 à 35 jours appliquées sur plus de 5 boutiques.Il n’a pas été précisé quel serait le moyen d’action plus efficace avec le procureur.

Le commissariat assure rester à nos côtés pour continuer les actions de patrouille régulière, les fermetures administratives à appliquer le cas échéant et nous demande de leur faire remonter tout changement dans les situations des boutiques (propriétaire,gérant, nom de l’enseigne…). La meilleure solution étant toujours d’identifier les locaux vides en attente de nouveaux locataires pour persuader les propriétaires et agences de ne pas perpétuer la mono-activité de coiffure/onglerie du quartier. La mairie fait comprendre à ce sujet qu’il ne s’agirait pas pour l’instant d’une mono-activité trop importante qui nécessiterait des opérations comme dans le passé sur la rue saint Denis.

Le commissariat par l’intermédiaire d’Arnaud Giry et de Sabrina Bieberstein souhaite continuer à soutenir les associations comme l’ARQAM dans ses objectifs de réduction de la mono-activité et des nuisances. Tout élément de preuve d’incivilité et d’infraction est à transmettre au commissariat pour action rapide.

Une fréquence d’une réunion par mois est toujours prévue, la date de la prochaine restant à fixer au mois d’avril.

Compte rendu de la réunion du groupe de partenariat opérationnel (GPO) du 22 février 2022

Rappel du contexte

La circonscription de la police de Paris-centre a défini trois secteurs homogènes [Marais, Arts & Métiers Sentier, Halles Beaubourg Montorgueil] avec un policier responsable placé à la tête de chacun des secteurs. Sous l’autorité du Chef de circonscription le Commissaire divisionnaire Blaise Lechevalier, ce policier est en charge du recueil des besoins en sécurité, de l’animation et du partenariat dans son secteur, en lien avec la mission de prévention, de contact et d’écoute de la circonscription.

Dans chaque secteur, un  groupe de partenariat opérationnel (GPO) permet d’animer le partenariat dans la recherche des solutions concrètes aux problèmes de sécurité et de délinquance. Cette instance collégiale a vocation à traiter des situations et des problématiques concrètes et à élaborer les réponses à apporter à la population avec le concours des partenaires incontournables de chaque secteur.

Notre association l’ARQAM a été sollicitée au titre des habitants du quartier dans ce partenariat à raison de deux personnes désignées par son bureau pour agir en son nom. La première réunion de lancement de ce GPO, animé par le Capitaine Arnaud Giry, a eu lieu le 22 février 2022.

Compte rendu de la réunion du GPO le 22 février 2022

Ce compte rendu est co-rédigé par Julie Sevestre et Bruno Salléras.

Etaient présents : 

Arnaud Giry – Capitaine  (enquêteur/lecteur des plaintes situé à Bastille) dont nous avons récupéré la carte de visite : 

Arnaud.giry@interieur.gouv.fr

Sabrina Bieberstein – Major et son adjoint Steve Barbier, Brigadier chef – Mission de prévention, contact et écoute, commissariat de la rue aux Ours

PP DSPAP DTSP75 CIAT CENTRE MPCE <ciat-centre-mpce@interieur.gouv.fr

Tel : 01 42 76 13 27/ 28 /44 /51

Face à eux trois, nous étions huit : 

  • deux représentants de l’ARQAM : Bruno Salléras (propriétaire rue Saint-Martin) et Julie Sevestre (propriétaire rue Sainte Apolline) 
  • un représentant de l’association Vivre le Marais !
  • un représentant du SNEG et un autre du Labo bar club 37 rue des Lombards 
  • l’adjoint au Maire Paris centre référent aux conseils de quartier : Jimmy Berthé
  • un représentant de la police municipale de Paris Centre : Stéphane Bongibault
  • un représentant du conseil de quartier Marais/Archives : Michaël Sarfati 

L’ARQAM a rappelé les nuisances occasionnées par les différentes boutiques (salons de coiffure, ongleries, cosmétiques, télécoms, restaurants, épiceries…) situées dans le périmètre des rues Saint-Martin/Sainte Apolline/Blondel. Les gérants de ces boutiques sont en infraction sur différents points (URSSAF, TVA, impôt sur les sociétés, contrôles sanitaires).

Il y a un nombre croissant de ces boutiques dans ce périmètre tandis qu’il y a de nouveaux locaux à louer/vendre. Nous avons partagé notre inquiétude qu’ils soient de plus en plus occupés par ces boutiques de mono-activité nuisibles à la vie de quartier.

Julie Sevestre a mis en relation M. Arnaud Giry avec le syndic de son immeuble pour identifier le propriétaire des murs et à la fois gérant de l’épicerie African Makanaki au 5 rue Sainte Apolline. Il est demandé à la police d’intervenir auprès de ce propriétaire gérant pour arrêter la vente illégale d’alcools tout comme c’est le cas pour le Lycamobile au 355 rue Saint-Martin. 

M. Giry a pris bonne note de ces infractions tout en rappelant qu’il ne pouvait pas intervenir auprès de l’URSSAF ou sur les délais à raccourcir pour obtenir une fermeture administrative. Néanmoins, il faut toujours déposer des mains courantes ou porter plainte. Il ne faut pas hésiter à l’aider à identifier les propriétaires des locaux commerciaux et les gérants de ces boutiques pour qu’il puisse enquêter. 

Il a également rappelé qu’ils avaient réussi à faire fermer un salon pendant plusieurs mois en ayant pris par surprise les occupants via une opération et en collaboration avec l’URSSAF.

Malgré tout, tout le monde s’accorde à dire qu’il est très difficile de contacter ces gérants de boutiques dont certains résident en Afrique et que ceux-ci bénéficient semble-t-il d’une véritable impunité, terme largement repris par l’ensemble des riverains,  d’autant plus que les verbalisations quand elles sont possibles ont un effet peu dissuasif !  

Nous avons aussi à nouveau abordé le problème de l’impunité des rabatteurs et migrants qui se regroupent devant ces boutiques, mettent de la musique dans la rue, urinent et boivent de l’alcool tous les jours rue Sainte Apolline. Idem pour le deal de drogue devant le 5 rue Sainte Apolline. 

La police n’a pas la main sur les sanctions, ce qui est problématique. Il a donc été évoqué de prendre rdv avec les autorités judiciaires, un Procureur par exemple ou un référent au Parquet.

Une caméra de vidéo protection est actuellement installée aux abords de l’arrêt du bus 38 rue Saint-Martin mais ne peut filmer les infractions commises rue Sainte Apolline car mal orientée. L’installation d’une seconde caméra bien orientée a été suggérée.

Jusqu’à présent nous ne pouvions pas envoyer de vidéos au commissariat, ce qui va désormais être possible avec M. Giry. Il a suggéré de ne pas hésiter à filmer via nos appartements les personnes qui urinent, dealent ouvertement et sortent des commerces avec de l’alcool. Evidemment sans prendre aucun risque.

Voici les éléments que Julie Sevestre a regroupés et envoyés à M. Giry : https://we.tl/t-sTMs2u97Hl

Vous pouvez voir ces vidéos sur le compte twitter de l’ARQAM: @ARQAMParis3

Parmi les autres sujets abordés : 

  • Problème de chiens non tenus en laisse dans les squares, déjections canines nombreuses et en hausse dans le quartier du Marais.
  • Manque ou peu de collaboration entre les différents GPO de Paris Centre.
  • Une suggestion a été faite de se rapprocher de la Maison de la Vie Associative et Citoyenne de Paris 10ème (MVAC du 10°) pour renforcer nos actions.
  • Pas de date fixée pour le mois prochain à la sortie de la réunion.

Pour résumer, pas d’avancée particulière si ce n’est qu’il faut travailler en étroite collaboration avec eux car ils souhaitent nous aider et nous pouvons les aider en retour en identifiant les commerces qui vendent de l’alcool sans licence et qui provoquent la présence des rabatteurs et migrants devant leurs portes dans nos rues (ceux-ci sont quasiment toujours là de 14h à minuit et bien au-delà). Et pour qu’il y ait moins d’impunité, ne pas hésiter à les prendre en flagrant délit lorsqu’ils urinent par exemple car ils peuvent aussi être poursuivis pour exhibition, et la sanction sera alors pénale. A noter: l’arrêté 2018-00673 publié au BMOVP le 16/10/2018 qui interdit la consommation d’alcools dans nos rues de 16h à 7h ainsi que la vente à emporter de 21h à 7h n’est pas appliqué.

M. Giry se sent très concerné et souhaite nous parler en direct, Mme Bieberstein et M. Barbier sont limités en terme d’actions mais sont en mesure d’être un soutien, il faut également les solliciter. 

Non à l’ouverture de deux salles de shoot sur le boulevard de Bonne Nouvelle et porte Saint-Martin

L’annonce unilatérale et sans concertation avec les associations de riverains par la Maire de Paris d’ouvrir deux salles de shoot (SCMR: salle de consommation à moindre risque) sur les Grands Boulevards : celui de Bonne Nouvelle et à la porte Saint-Martin pour accueillir les crackeurs d’Eole nous pousse à nous regrouper à plusieurs associations et collectifs non seulement du 10ème mais aussi de Paris Centre pour affirmer notre refus d’être mis ainsi devant le fait accompli.

Lisez le tract

Signez la pétition

Une manifestation a été organisée le samedi 18 septembre 2021 à 14h devant la poste de Bonne Nouvelle au 18 boulevard de Bonne Nouvelle et s’est terminée devant la mairie du Xème.

Une autre a été organisée le samedi 2 octobre 2021 à 14h place de la bataille de Stalingrad.

Une manifestation est organisée le dimanche 10 octobre 2021 à 15h devant l’Hôtel de ville de Paris à 15h.

Mme Hidalgo, Mme Souyris et Mme Cordebard s’appuient sur le rapport INSERM : Recherche sociologique sur l’impact de la salle de consommation à moindre risque sur la tranquillité publique et son acceptabilité sociale

pour justifier leur ouverture autoritaire de nouvelles salles de shoot alors que celle de Lariboisière continue de provoquer beaucoup trop de protestations des riverains.

De plus il n’est pas dit que ce rapport puisse s’appliquer aux crackeurs.

Sujet d’étude du rapport : la prise en charge de personnes qui injectent des substances (PQIS) vis-à-vis du virus de l’hépatite C (VHC) et du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) appelle aujourd’hui à de nouveaux moyens de prévention et de soins (p.14 résumé)

Question 1 : Est-ce que les crackeurs sont « traitables » (au sens d’avoir comme objectif de les sevrer) alors qu’il n’y a pas de produit de substitution au crack ? comme l’est le subutex pour l’héroïne. N’y a-t-il pas un malentendu fondamental concernant la manière de traiter les usagers du crack dans les SCMR (salles de consommation à moindre risque) ? En quoi leur donner une pipe à crack « propre » change quoi que ce soit à leur consommation ?

Evaluation de l’efficacité des SCMR sur la réduction des pratiques à risque VIH et VHC et sur plusieurs autres indicateurs de santé à partir de la mise en place d’une cohorte de PQIS (étude COSINUS) (p.14 résumé)

Question 2 : Dans la cohorte des 665 PQIS étudiées, aucune ne consomme du crack. Comment est-ce possible de faire une assimilation entre le traitement des héroïnames et celui des crackeurs ?

Question 3 : Il apparaît impossible de s’arrêter de consommer du crack par sa seule volonté. Comment concilier la liberté de consommer du crack avec l’obligation de se soigner ? Comment ne pas encourager la consommation de crack en se contentant de l’accompagner par des mesures sanitaires de soutien et d’accompagnement ?

Etude de l’acceptabilité sociale de la SCMR et son impact sur la tranquillité publique qui inclut une analyse du débat médiatique, un étude écologique sur les traces de consommation dans l’espace public, une recherche socio-anthropologique sur l’expérience et les perceptions de parties prenantes et une analyse quantitative des données EROPP (Enquête sur les représentations, les opinions et les perceptions des psychotropes).

Question 4 : En quoi l’analyse de la presse et du débat médiatique entre 1990 et 2018 est-elle encore pertinente de nos jours avec le développement exponentiel du nombre de crackeurs à Paris ?

Question 5 : Pourquoi les entretiens semi-directifs menés auprès de 160 parties prenantes de 2013 à 2021 (riverains, commerçants, usagers, professionnels de la réduction des risques, personnel hospitalier, police, justice, acteurs politiques locaux et nationaux) ne reflètent-ils pas davantage les positions des riverains ? Les arguments des opposants aux SCMR sont réduits à “un combat à dimension personnelle et politique”.

Conclusions de ce rapport: “Les résultats de la recherche sociologique mettent en évidence une amélioration globale de la physionomie du quartier et une augmentation de l’acceptabilité sociale des SCMR au cours du temps. Toutefois, la persistance d’injections dans l’espace public et de confrontations entre les parties prenantes nécessiterait un travail de médiation approfondi, afin d’optimiser l’impact de la SCMR sur la tranquillité et la sécurité publique. Ainsi, ces résultats plaident en faveur d’une extension de ces SCMR, qui pourraient être aussi proposées dans des structures existantes, en adaptant les services et le fonctionnement à la réalité des usagers.” (p.17 résumé)

Question 6: Comment ne pas prendre en compte l’environnement immédiat d’une SCMR et ne pas faire la distinction entre son implantation dans un milieu hospitalier fermé comme à Strasbourg et dans un tissu très densément peuplé comme à Lariboisière ?

Question 7: Les usagers de la salle y vont avec les substances à consommer. Ils se les procurent à l’extérieur et dans le “périmètre d’immunité pénale” (300 mètres autour de la salle) où s’est fixé un marché de la drogue. Comment éviter une croissance exponentielle de la consommation de crack à Paris avec la multiplication des salles de shoot où la consommation sera de fait légalisée et où les dealers pourront décupler leurs ventes ?

Question 8 : Comment pouvons-nous accepter l’explosion de l’insécurité autour des salles de shoot ? Car il est bien connu que les crackeurs ne se contentent pas de se détruire eux-mêmes mais aussi d’agresser les riverains pour leur extirper de quoi payer leurs prochaines doses.

Question 9: Comment ne pas approuver le principe d’une médiation approfondie proposée par ce rapport alors que la situation à Paris s’apparente à une prise de décision unilatérale par la Mairie de Paris ?

Réponse à nos demandes de Mme Isabelle KNAFOU directrice de cabinet du Maire de Paris Centre M. Ariel WEIL

Le 2 juillet 2021

Cher Monsieur,

Pardonnez-moi, tout d’abord, cette réponse tardive.    

À la suite de divers échanges avec le Commissaire de police de Paris Centre au sujet de la situation de votre quartier, voici les éléments que je peux porter à votre connaissance :

Tout d’abord, il ne fait aucun doute que les services de la Police nationale continuent à accorder une attention particulièrement soutenue au secteur Sainte-Apolline/Blondel, et que cela ne s’est pas arrêté avec les périodes de confinement et couvre-feu successives.

En témoigne notamment la fermeture administrative du « Marfoso Barber Shop » (3, rue Sainte-Apolline) prononcée pour une durée de 3 semaines en décembre 2020. Cet établissement fait d’ailleurs l’objet d’une nouvelle demande de fermeture (en cours).

En outre, le Commissaire va faire procéder sous peu à de nouveaux contrôles visant l’enseigne « Lycamobile » (355, rue Saint-Martin) sur les faits supposés de vente d’alcool prohibée.

Ces prochaines semaines, la question du travail dissimulé émanant de certains commerces devrait également se traduire par la conduite d’actions ciblées et coordonnées entre les services de police et ceux de l’URSSAF.

Quant aux nuisances occasionnées par les rabatteurs, si celles-ci sont bien dans le collimateur de la Police nationale depuis plusieurs années, sachez que la DPSP (future police municipale) réalise également des rondes régulières le soir pour pacifier l’usage de l’espace public dans la zone où stagnent ces individus bien identifiés.

S’agissant, enfin, de l’arrêté d’interdiction de consommation de boissons alcooliques en vigueur, sachez que celui-ci permet avant tout de motiver les contrôles de la Police nationale. Un affichage particulier rue par rue de l’arrêté ne revêt donc pas un caractère de nécessité absolue.

Quant à la demande de caméra rue Meslay, je vous confirme qu’elle figure en première position dans notre liste de demandes à la Préfecture de police. Nous attendons toujours un retour de leur part.

En conclusion, je vous propose de faire un nouveau point d’étape à la rentrée de septembre, dans la mesure où de nouvelles interventions auront très certainement pu être menées entre temps.

En espérant que ces éléments vous seront utiles.

Bien cordialement,

Isabelle Knafou

Directrice de cabinet d’Ariel Weil, Maire de Paris Centre

01.87.02.62.84

Mairie de Paris Centre

2, rue Eugène Spuller

75003 Paris

De : ARQAM [mailto:contact@renaissanceartsetmetiers.org]

Envoyé : mardi 15 juin 2021 14:41

À : Knafou, Isabelle

Objet : ARQAM : bilan d’étape

 Madame la Directrice de Cabinet,

Je vous remercie pour votre dernier mail du 18 janvier dernier. Cinq mois après nos derniers échanges, il est temps à mes yeux de faire un bilan d’étape.

Nous constatons la persistance des troubles à l’ordre public : nuisances sonores, ivresse sur la voie publique, bagarres, trafic de drogue, tous les jours de 16h à 23h, causés par des groupes d’une dizaine de jeunes noirs devant les salons de coiffure “Sylvie Art Haircut” au 3 rue Blondel et “Star Boyz coiffure” au 6 rue Blondel.

Egalement devant le salon de coiffure “Marfoso Barber Shop”au 3 rue Sainte Apolline, devant la boutique “African Makanaki” au 5 rue Sainte Apolline qui leur vend de la bière, devant le salon de coiffure “Tête beauté” au 6 rue Sainte Apolline et devant le restaurant africain “Attiek ivoire” au 7 rue Sainte Apolline, des groupes d’une vingtaine de jeunes noirs font beaucoup de bruit de 16h à 24h tous les jours, boivent de l’alcool dans la rue alors que c’est illégal selon l’arrêté 2018-00673 portant sur l’interdiction de consommation de boissons alcooliques dans les rues du quartier. Ils font aussi du trafic de drogue. Ils occupent même le pas de porte de l’immeuble 1 et 3 rue Sainte Apolline (bloquant le passage pour les habitants de cet immeuble).

Il est d’autant plus indispensable de vous demander des informations que je n’arrive pas à obtenir du brigadier chef Sabrina Bieberstein de la mission de prévention de contact d’écoute du commissariat Paris Centre, qui a recueilli mes mains courantes hebdomadaires (15 entre juillet et octobre 2020 jusqu’au deuxième confinement) et continue de le faire depuis la sortie du confinement ce mois-ci. Je constate en effet qu’elle ne réfère pas mes demandes d’information au commissaire Olivier Morges et que je n’obtiens par conséquent pas les réponses adéquates.

Je n’arrive pas à savoir si la police a contrôlé la boutique d’alimentation africaine : African Makanaki au 5 rue Sainte Apolline qui vend de la bière aux rabatteurs et migrants et dont il faudrait vérifier si elle a la licence III pour vendre de la bière.

D’autre part, la boutique Lycamobile au 355 rue Saint-Martin continue à vendre des flasques d’alcool fort alors que je doute qu’elle ait la licence IV. Je me demande pourquoi la police ne contrôle pas les gérants de cette boutique et ne répond pas à la demande du Maire d’effectuer une fermeture administrative de cette boutique.

Je voudrais savoir pourquoi le gérant du salon de coiffure africaine “Marfoso Barber Shop” au 3 rue Sainte Apolline n’a jamais été fermé administrativement pour fraudes à l’URSSAF alors que le préfet de police l’avait demandé en décembre dernier (cf. Votre dernier mail du 18 janvier 2021). Est-ce que le Procureur a classé le dossier sans suite ? Dans ce cas il faudrait renouveler les contrôles URSSAF et recommencer la procédure car les nuisances des rabatteurs qui s’agglutinent devant la devanture du “Marfoso barber shop” sont quotidiennes jusque sur les marches de l’entrée de l’immeuble au 1 et 3 rue Sainte Apolline.

Quatre adhérents de l’ARQAM (trois dans la rue Sainte Apolline, un dans la rue Saint-Martin) avaient répondu favorablement à la demande du commandant Puech début mars 2021 d’organiser dans leurs appartements des planques discrètes pour surveiller les rabatteurs et migrants qui provoquent d’incessantes nuisances sonores et sécuritaires sur les trottoirs devant les boutiques africaines et qui font du deal de drogues en plus de boire de l’alcool dans nos rues alors que l’arrêté anti-consommation d’alcool 2018-00673 du 9 octobre 2018 publié au BMOVP 16 10 2018, le leur interdit théoriquement de 16h à 7h du matin tous les jours. Pourquoi la police semble avoir abandonné ce projet de planques dans nos appartements ?

En élargissant nos demandes à celles formulées en janvier dernier, voici une liste récapitulative:

·         installation par la voirie de panneaux “zone surveillée” près de la caméra de vidéoprotection située près de l’arrêt du bus 38 sur la rue Saint-Martin (autour des numéros 328 et 355). Il serait fortement souhaitable que les passants soient informés de la présence de la caméra pour qu’ils sachent qu’ils sont filmés et éventuellement que ceci les dissuade de se livrer à des trafics répréhensibles (cf. Notre demande datant du 22 juillet 2020)

·         Nous avons constaté que les consommateurs d’alcool dans la rue n’ont aucun moyen de savoir qu’il leur est interdit de le faire dans les rues du quartier entre 16h et 7h du matin. Nous demandons à ce que la voirie affiche l’arrêté 2018-00673 portant sur l’interdiction de consommation de boissons alcooliques dans les rues du quartier entre 16h et 7h du matin, arrêté à afficher en particulier rue Sainte Apolline, rue Blondel et le haut de la rue Saint-Martin entre les numéros 353 et 359.

Plus largement nos demandes restent valables et je voudrais bien que vous me rassuriez sur leur prise en considération par les services de la mairie, de la DPSP et du commissariat de Paris Centre.

·         instauration de six rondes de police par jour et en soirée

·         rajout d’un bras d’extension sur la caméra pour qu’elle prenne en enfilade la rue Sainte Apolline et la rue Meslay

·         prise d’un arrêté anti-attroupement dans les rues Sainte Apolline, Blondel et la partie de la rue Saint-Martin entre les numéros 353 et 357

·         multiplication des contrôles des salons de coiffure africaine, des boutiques de cosmétiques et des restaurants africains pour vérifier si les gérants sont en règle avec les impôts (TVA, impôt sur le CA), la législation du travail, les cotisations URSSAF, les règles sanitaires à respecter au risque de les forcer à fermer si ce n’est pas le cas

·         mention et prise en compte des besoins de notre quartier dans le contrat de prévention et de sécurité de Paris Centre comme terrain d’expérimentation du renforcement de la présence policière.

Merci pour votre patiente attention et dans l’attente de votre réponse. Nous souhaiterions avoir une réunion zoom avec vous si possible et si vous le jugez utile

PS.: ce mail a été approuvé par le bureau de l’ARQAM. Copie à M. Gérard Simonet président de Vivre le Marais ! Et à M. Bertrand Richard coprésident du conseil de quartier Sentier-Arts et Métiers.

Bien à vous,

Michel Arnaud

Président de l’ARQAM: Association pour la Renaissance du Quartier Arts-et-Métiers
http://www.renaissanceartsetmetiers.org/

https://www.facebook.com/arqamParis3/

@ARQAMParis3

Pétition de l’ARQAM: http://chng.it/xczWrL8cjv

contact@renaissanceartsetmetiers.org

Notre demande de suppression de la licence III accordée à la boutique African Makanaki au 5 rue Sainte Apolline

L’ARQAM constate depuis l’ouverture de la boutique African Makanaki en janvier 2021 au 5 rue Sainte Apolline que des packs de bière sont vendus nuit et jour aux rabatteurs et migrants qui les consomment ensuite debout dans la rue, au mépris de l’arrêté du 8 octobre 2018 qui en interdit la consommation dans cette rue de 16h à 7h du matin et pourtant à portée de vue de la caméra de vidéoprotection installée en juillet 2020 près de l’arrêt du bus 38 dans la rue Saint-Martin.

Ces rabatteurs et migrants font beaucoup de bruit dans la rue Sainte Apolline devant le salon de coiffure “Marfoso Barber Shop” au 3 rue Sainte Apolline, devant le salon de coiffure “Tête beauté” au 6 rue Sainte Apolline et devant le restaurant africain “Le Bafing” au 7 rue Sainte-Apolline. Ils occupent le pas de porte de l’immeuble 1 et 3 rue Sainte Apolline, bloquant le passage pour les habitants de cet immeuble en s’asseyant à longueur de journée sur les marches de l’escalier d’accès.

Devant cette situation et puisque la police ne sévit pas suffisamment, l’ARQAM demande que la boutique African Makanaki au 5 rue Sainte Aplline qui vend de la bière à longueur de journée (de 10h à 22h) aux rabatteurs et migrants soit sanctionnée et que sa licence III soit supprimée.

Pétition : rue Gustave Goublier et Faubourg Saint-Martin : stop aux nuisances et aux violences !

https://www.change.org/p/mairie-du-xe-arrondissement-de-paris-rue-gustave-goublier-et-faubourg-saint-martin-stop-aux-nuisances-et-aux-violences?signed=true

Troubles DU FAUBOURG SAINT-MARTIN a lancé cette pétition adressée à Mairie du Xe arrondissement de Paris

Nous sommes des habitants de la rue Gustave Goublier et du bas du Faubourg Saint-Martin. Nous avons constaté, depuis quelques années, la dégradation des conditions de vie et de sécurité autour d’un point de fixation : le porche situé à la jonction des deux rues ainsi que l’espace alentour. Le quotidien y est devenu insupportable au point que de nombreux habitants – en premier lieu des femmes seules exaspérées par les violences et le harcèlement – ont quitté leur logement pour aller vivre ailleurs. Certains commerces ont dû fermer et ne peuvent plus rouvrir.

À plusieurs reprises, la mairie de l’arrondissement a rejeté l’essentiel des responsabilités sur la police nationale dépendant de la Préfecture de Police. Elle a assuré que le problème venait de la présence de certains bars et restaurants. Pourtant, malgré leur fermeture depuis plusieurs mois en raison du confinement puis du couvre-feu, les nuisances et les violences continuent. Ces derniers jours, un couple avec un bébé de neuf mois a encore été menacé, en plein jour, par un individu muni d’un couteau.

Cette situation n’est ni digne, ni vivable, et nous la refusons. Les élus de la République doivent prendre leurs responsabilités, écouter le désarroi des habitants et apporter des solutions en termes de sécurité et de salubrité pour ce lieu fonctionnant désormais en dehors des règles fondamentales de la vie en commun. Le constat est connu depuis longtemps. Nous n’acceptons plus que l’on ferme les yeux comme si le problème n’existait pas ou qu’il relevait toujours de la compétence des autres. Nous attendons des engagements précis et surtout des actions concrètes et efficaces.