Compte rendu de la réunion du groupe de partenariat opérationnel (GPO3) du 27 juin 2023

Ce compte rendu est rédigé par Michel Arnaud, Dominique Lucbert et Bruno Salleras.

Etaient présents : 

Laurent Grière – Capitaine

Sabrina Bieberstein – Major et Céline Alastra -Brigadier Chef – Mission de prévention, contact et écoute, commissariat de la rue Gabriel Vicaire

PP DSPAP DTSP75 CIAT CENTRE MPCE <ciat-centre-mpce@interieur.gouv.fr

Tel : 01 42 76 13 27/ 28 /44 /51

Jean Marc Buti Major exceptionnel Brigade territoriale de contact

Delphine Faure, police municipale du centre de Paris

Véronique Levieux, Adjointe à la Maire de Paris chargée des Seniors et des solidarités entre les générations, Élue de Paris Centre, Déléguée à la Prévention, Tranquillité Publique et Vie Nocturne

– Jimmy Berthe, Adjoint au maire de Paris Centre, en charge de la jeunesse et de la vie étudiante, de l’animation locale, des métiers de la mode et des créateurs, également référent aux conseils de quartier.

Franck Flipo, Directeur de la sécurité au Crédit municipal

Rémi Calmon, Directeur exécutif du SNEG

Loïc Chaillou représentant l’ADOMA 32 rue Béranger 75003 Paris

Laurence Duflos-Fournier représentant le conseil de quartier Marais-Place des Vosges

Dominique Lucbert représentant le conseil de quartier Temple-Enfants rouges

Guillaume Rumiel Braun représentant le conseil de quartier Marais-Archives

Bruno Salleras coprésident du conseil de quartier Sentier-Arts-et-Métiers

Michel Arnaud représentant l’ARQAM

Le capitaine Grière ouvre la réunion en rendant compte de l’interpellation de l’incendiaire de 24 voitures rues Meslay et Notre-Dame-de-Nazareth les nuits du 3 au 4 mai puis du 4 au 5 mai et qui a été pris sur le fait quand il a récidivé la nuit du 31 mai au 1er juin.

Le capitaine évoque ensuite le problème des crackers et de leurs dealers aux 21 et 23 boulevard de Bonne Nouvelle. Depuis le 1er juin 2023, 136 passages sur site aussi bien le jour que la nuit ont été effectués par la police. Il s’agit d’une lutte acharnée contre un fléau qui réapparaît sans cesse.

Dominique Lucbert (conseil de quartier Temple-Enfants rouges) fait état des rapides mutations économiques en cours dans le quartier et de leurs conséquences : augmentation exponentielle des nuisances sonores, restriction du droit des habitants à l’espace public. Elle choisit de l’illustrer par un exemple. Samedi dernier après-midi, les riverains découvrent que la rue des Gravilliers est fermée à la circulation tout l’après-midi. L’espace étroit de la rue est saturé par les attroupements et la musique électronique à pleine puissance. Un de ces innombrables nouveaux cafés très en vogue, « The coffee » a organisé un événement promotionnel conjointement avec un styliste. Est-ce que les habitants qui subissent un tel déferlement de décibels, une rue devenue impraticable pour les poussettes, les vélos, les sacs des courses du samedi, bref les usages habituels d’une rue, ne pourraient pas être prévenus au minimum ?

Dominique Lucbert précise qu’il est fréquent à présent pour les gérants des galeries de les louer pour des événements ponctuels de telle sorte que ces rentrées d’argent permettent d’alléger la charge du loyer. Les conséquences se font toujours au détriment des riverains, occupations (usurpation) de ces petites rues étroites qui font caisses de résonance, nombreux déchets, en particulier accumulation de mégots.

Par ailleurs, et les nuisances sont malheureusement cumulatives, la multiplication des Airbnb dans ces rues engendre des soirées bruyantes interminables (2 et 3h du matin). Dans le contexte des fortes chaleurs où les fenêtres sont ouvertes, ces comportements rendent la vie des habitants insupportable en particulier celle des plus vulnérables. Ce quartier serait-il « interdit » à tout autre catégorie que celle des jeunes plutôt fortunés ?

Dominique Lucbert regrette l’absence d’interlocuteur désormais lorsque l’on demande l’aide de la police pour au moins se montrer et rétablir le calme. C’était tout de même rassurant. Le capitaine Grière répond qu’il faut appeler le 17, qu’une équipe de nuit pour les doléances en particulier pour nuisances sonores peut intervenir.

Michel Arnaud présente la principale préoccupation de l’ARQAM (Association pour la Renaissance du Quartier Arts et Métiers) à savoir la lutte contre les gérants problématiques qui pratiquent la fraude aux cotisations URSSAF à grande échelle, n’ont pas de caisses enregistreuses et par conséquent ne paient pas la TVA pas plus que l’impôt sur le chiffre d’affaires, n’ont pas les qualifications professionnelles requises, ne respectent pas les normes sanitaires. Le capitaine Giry avait communiqué la liste des fermetures administratives entre novembre 2021 et juin 2022 (5 fermetures pour une moyenne de 30 jours). L’ARQAM voudrait avoir des informations sur les nouvelles fermetures demandées.Le capitaine Grière annonce les fermetures administratives de deux établissements pour 20 jours pour l’un et 30 jours pour l’autre, ce qui est une très bonne nouvelle.

Michel Arnaud mentionne sa requête concernant les douze tentes iglous installées sous le pont Notre-Dame sur la voie Georges Pompidou depuis novembre 2022 auprès de Mme Florence Mathieu coprésidente du conseil de quartier Seine. Ce problème a été traité par le GPO1 qui s’est réuni récemment et devrait trouver une solution selon le major Bieberstein.

Bruno Salleras en tant que coprésident du conseil de quartier Sentier Arts-et-Métiers déclare vouloir aborder exclusivement la problématique des crackers au 21 et 23 boulevard de Bonne-Nouvelle. Il demande si les riverains pourraient avoir accès à un numéro direct pour appeler et obtenir le passage d’une patrouille de police mais le 17 est le seul moyen proposé en retour par le capitaine Grière.

Bruno Salleras fait remarquer que l’arrêté du 6 avril 2023 no 2023-00380 qui interdit la vente d’alcool à partir de 17h inclut les côtés pair et impair des boulevard Poissonnière et de Bonne-Nouvelle dans le secteur 4. Autrement dit, le Franprix du 19 boulevard Poissonnière applique l’arrêté mais ce n’est pas le cas du Carrefour Citty du 23 boulevard de Bonne-Nouvelle. Bruno Salleras demande à ce que la police fasse appliquer l’arrêté du 6 avril 2023 no 2023-00380 également par le Carrefour City du 23 boulevard de Bonne-Nouvelle. Véronique Levieux craint un effet de bord et que d’autres officines sans enseignes de ventes d’alcools dans le 2ème arrondissement n’en profitent. Ce raisonnement ne justifie pas de ne pas appliquer l’arrêté.

Bruno Salleras évoque la persistance des crackers et de leurs dealers sur les quais de la ligne 9 dans les stations Strasbourg Saint-Denis et surtout Bonne-Nouvelle. Le capitaine Grière mentionne les interventions de la BAC et des agents de la sûreté de la RATP à coordonner pour prendre sur le fait les dealers. Aucun chiffre d’interpellations et d’inculpations de dealers n’est communiqué par le capitaine Brière. Bruno Salleras voudrait bien avoir un indicateur du nombre d’interpellations et d’inculpations des dealers qui lui serait communiqué chaque mois avec les quantités de drogues et les espèces saisies.

Enfin Bruno Salleras évoque la nécessité de démanteler les cuisines à crack dans le quartier et de perquisitionner les appartements soupçonnés de stocker des galettes de crack. Le capitaine Grière n’a pas les moyens à sa disposition pour mobiliser des agents en civil, des officiers de police judiciaire, des chiens renifleurs pour organiser des filatures et mener à bien ces tâches. Il faudra mobiliser davantage les riverains pour qu’ils dénoncent à la police les dealers et les mouvements autour d’appartements suspects où ils les verraient rôder en grand nombre.

Véronique Levieux fait remarquer que la police municipale passe au moment de l’entrée et de la sortie des classes autour de la rue de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. On peut se demander si c’est suffisant pour endiguer les flots de crackers et surtout empêcher leur trop grande proximité avec les enfants.

Le capitaine Grière mentionne qu’une opération avec constat d’huissier vient d’être menée dans le passage du Pont-aux-Biches concernant la présence de tentes iglous depuis au moins 4 ans et qu’il convient de faire disparaître en prévision de la prochaine arrivée de la caméra de vidéoprotection au 37 rue Meslay en face du passage.

Guillaume Rumiel Braun représentant du conseil de quartier Marais-Archives et propriétaire de l’hôtel du Vieux Marais rue du Plâtre se plaint des vols de vélos et du plan de circulation qui fait se reporter dans cette rue beaucoup de voitures et des scooters qui roulent sur les trottoirs. Lors de la fête de la musique, le Cox a provoqué beaucoup de nuisances sonores. Des rats sont attirés à l’angle des rues des Archives et des Blancs Manteaux par les livreurs qui laissent leurs déchets à la pause déjeuner. Les livraisons entre le Carrefour Bonap et le Carrefour City posent problème.

Jimmy Berthé fait remarquer qu’il y a une quinzaine de galeries qui privatisent leurs espaces régulièrement dans le quartier avec les nuisances sonores et les déchets qui en découlent. Il mentionne aussi les terrasses bondées du café La Perle et du Saint Gervais rue Vieille-du-Temple ainsi que du café Le Progrès Marais rue de Bretagne.

Franck Flipo mentionne l’incivilité croissante des clients du Crédit Municipal qui entraîne quelquefois le recours à la police.

Laurence Duflos-Fournier représentant le conseil de quartier Marais-Place des Vosges s’élève contre le blocage de trafic total autour de la Bourse lors du sommet de Paris pour un nouveau pacte financier mondial. Pourquoi aucune information n’a été divulguée auprès des riverains pour leur éviter de subir de tels embouteillages ? Le questionnaire adressé aux riverains du Marais concernant leur position par rapport au plan de circulation a recueilli jusqu’à présent 108 réponses. Laurence Duflos-Fournier alerte sur le fait que les artisans refusent de venir travailler dans le Marais à cause des amendes qui leur sont infligées. Un plombier venu changer des canalisations dans son immeuble a reçu 4 contraventions en 2 semaines à cause du système Streeteo qui ne distingue pas les zones de livraison. Laurence Duflos-Fournier craint des accidents de structure dans les immeubles vieillissants du Marais (eau et surtout gaz). D’autre part, le comportement dangereux de certains cyclistes dans les rues de Paris pourrait être réprimé si les vélos étaient immatriculés. Enfin l’immeuble au 35/37 rue des Francs Bourgeois abrite des vernissages et de concerts bruyants. Le major Bieberstein mentionne que la police a vérifié les lieux.

Rémi Calmon directeur exécutif du SNEG se plaint de la vente en plein jour de crack, 3mmc, coke, shit, G, exta, Tyna entre les rues des Archives, du Temple, Sainte Croix et Saint-Merri. Le plan de circulation entrave la livraison des brasseurs dans les établissements faisant partie du SNEG.

Loïc Chaillou représentant l’association ADOMA qui gère la résidence sociale au 32 rue Béranger, mentionne qu’il n’y a plus de squatters dans l’immeuble, pas de tags et seulement une effraction sur la batterie de boites à lettres. Par contres les souris prolifèrent de plus en plus puisque la mort-aux-rat ne peut plus être utilisée.

Billet d’humeur : Mais que fait la police de Paris Centre ?

Alors que Paris est confronté à une grave crise provoquée par une explosion de la toxicomanie qui se manifeste par une quantité de plus en plus importante de sans abris drogués errant dans les rues comme des zombies, la police de Paris Centre semble ne pas avoir pris la mesure du phénomène.

Les témoignages des riverains du 21 et 23 boulevard de Bonne Nouvelle à retrouver dans l’article joint : « La situation du crack dans le quartier de Bonne Nouvelle 75002 Paris » aboutissent à la constatation de l’inadéquation de la réponse de la police de Paris Centre pour juguler le phénomène et qui fait que leur qualité de vie en est fortement impactée.

Un certain nombre de questions sont à poser.

Comment se fait-il que les riverains n’aient pas accès à un numéro direct les mettant en contact avec les équipes d’intervention au lieu de devoir passer par le 17 ? Tout le monde a pu constater que le 17 est souvent encombré et qu’il faut attendre de longues minutes spécialement la nuit. De plus il faut réexpliquer à chaque fois la situation à l’opérateur, ce qui prend encore plus de temps puisque par définition il n’est pas au courant. Le temps de réactivité des équipes d’intervention de Paris Centre est d’autant rallongé et malheureusement elles ne sont pas disponibles 24/24 contrairement à ce qui est affirmé par ailleurs.

Alors qu’il est facile de constater que les quais de la station de métro de Bonne Nouvelle, sur la ligne 8 et surtout sur la ligne 9, sont le domicile d’élection des toxicomanes (au moins une vingtaine), comment se fait-il que la police de Paris Centre ne lance pas des opérations pour les expulser en leur dressant des contraventions et n’opère pas des saisies de drogues cachées dans les murs et les recoins des quais entraînant les interpellations et inculpations des dealers surpris sur place  ?

Alors que les riverains se plaignent de la présence des toxicomanes sur les marches de la rue Notre-Dame-de-Bonne Nouvelle, de 6/7h du matin à très tard dans la nuit, comment se fait-il que la police de Paris Centre ne dresse aucune contravention, se contentant de les disperser et ne procède à aucune interpellation car les toxicomanes sont passés maîtres dans l’art de dissimuler leurs cailloux de crack par exemple dans leurs chaussettes ou les attirails de leurs chiens ? Pourquoi la police de Paris Centre se contente de fouilles très superficielles si elles se produisent ? Ne devrait-elle pas planquer dans les appartements des riverains au-dessus des lieux de rassemblement des toxicomanes pour pouvoir voir comment ils achètent et cachent leurs drogues ? Ne devrait-elle pas installer une caméra provisoire de surveillance dans un de ces appartements ?

Enfin pourquoi la police de Paris Centre ne se concentre pas sur les dealers en recherchant les cuisines à crack dans le voisinage, en effectuant des surveillances dans les points de deal dans la rue et des appartements où les drogues pourraient être entreposées et en utilisant des chiens pour les débusquer ? Il y a une risque que les toxicomanes et les dealers pourchassés dans d’autres arrondissements viennent se réfugier dans la zone peu quadrillée des 21 et 23 boulevard de Bonne Nouvelle.

Il y a d’autres mesures à prendre dans l’espace public comme l’installation d’une caméra de vidéoprotection au-dessus des marches de la rue Notre-Dame-de-Bonne Nouvelle. Les résidents des 21 et 23 boulevard de Bonne Nouvelle demandent également qu’un éclairage public plus fort soit mis en place pour dissuader les toxicomanes de s’installer la nuit dans les espaces publics. Les résidents demandent l’extension de l’arrêté préfectoral (arrêté no 2023-000380 du 06 avril 2023 modifiant l’arrêté no 2023-00957 du 08 août 2022 portant sur l’interdiction de la consommation de boissons alcooliques) interdisant au Carrefour City à l’angle du boulevard de Bonne nouvelle et de la rue Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle la vente d’alcool à partir de 17h comme cela a été mis en place pour le Carrefour City situé rue du faubourg Saint Denis depuis le 16 mai et également pour le Franprix des grands boulevards. Les résidents demandent enfin que Carrefour City cesse de faire crédit aux toxicomanes.

Pourquoi la police de Paris Centre n’adopte-t-elle pas des indicateurs de performance tels que le nombre de contraventions infligées aux toxicomanes, les quantités de drogues et de liquides saisis, le nombre d’interpellations et d’inculpations de dealers ? Si ces indicateurs étaient divulgués aux riverains sur une base régulière (hebdomadaire ou mensuelle) et s’ils montraient une spirale vertueuse avec une augmentation des résultats, ils pourraient démontrer que la croissance exponentielle du nombre de toxicomanes peut être enrayée et surtout que la répression policière permet de contenir les flots de drogues mises à leur disposition. Alors une politique de sevrage pour les toxicomanes pourrait être mise en place comme le proposent François Diot ainsi que l’Union parisienne, Villette Village, Vivre ! Bd de Strasbourg – Fg St-Denis St-Martin, Demain La Chapelle, Vivre Gares du Nord & Est, ARQAM, Vivre le Marais !, l’association Place Frenay, Gare de Lyon, Diderot BASTA COSI !.

Ainsi le spectre de voir la ville de Paris s’engager dans une spirale de destruction telle qu’elle se produit à San Francisco, Seattle, Portland, Vancouver, Los Angeles et tant d’autres grandes villes américaines où les toxicomanes ont peu à peu pris leurs quartiers dans des centaines de tentes iglous au milieu de montagnes de déchets et avec des polices locales complètement démoralisées face à la libéralisation de la consommation de drogues et une aide sociale généralisée qui enfonce les toxicomanes dans leurs dépendances, pourrait être écarté.

Mais que fait la police de Paris Centre à cet effet ?

La situation du crack dans le quartier de Bonne Nouvelle 75002 Paris

Les résidents du 21 et 23 boulevard de Bonne Nouvelle dans le 2ème arrondissement de Paris se plaignent de l’omniprésence des consommateurs de crack et de leurs vendeurs.

Ils assistent chaque jour, impuissants, à un défilé de consommateurs de crack sortant tout droit des quais des lignes 8 et 9 de la station de métro Bonne Nouvelle (ces quais sont devenus leurs QG, plus d’une vingtaine de toxicomanes y résident).

Les consommateurs de crack viennent acheter leurs boissons alcoolisées au commerce de bouche Carrefour City à l’angle du boulevard de Bonne nouvelle et de la rue Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, dès l’ouverture et ce jusqu’à la fermeture, soit 22h. .

Une fois leurs boissons achetées, les toxicomanes s’installent ensuite sur les marches de la rue Notre-Dame-de-Bonne Nouvelle où ils boivent, fument, dealent, jettent leurs bouteilles en verre et leurs canettes par terre et se disputent violemment. Ils urinent également sur la voie publique. Cette odeur est parfois tellement nauséabonde qu’il devient impossible d’emprunter la voie malgré le passage du camion propreté. Ces odeurs remontent sur plusieurs étages pour les immeubles avoisinants, empêchant certains locataires d’ouvrir leurs fenêtres. Certains crackers dorment dans la cage d’escalier du 21 boulevard de Bonne Nouvelle.

Les enfants des résidents du 21 et 23 boulevard de Bonne Nouvelle vont pour certains seuls à l’école et dès qu’ils sortent ou entrent de l’immeuble, les toxicomanes leur demandent régulièrement de la monnaie. Les enfants qui vont parfois à Carrefour City s’acheter des gâteaux ou friandises contournent par la rue Thorel par peur de passer devant eux. 

 

Par ailleurs, tout près de ces marches se trouvent le square Jacques Bidault rue de la Lune, la crèche Thorel et l’école Beauregard. Les enfants n’y sont plus en sécurité : à plusieurs reprises les enfants ont retrouvé des seringues et des bouts de verre dans le square et ses abords. Nombre de parents ré-accompagnent leurs enfants à l’école Beauregard par crainte de mauvaises rencontres.

 

Face à cette situation, les forces de l’ordre sont très souvent sollicitées et interviennent dès qu’elles le peuvent mais la police ne passe pas 24h/24h. Quand on les appelle en faisant le 17 il y a un temps important de latence avant leur arrivée.

 

Presque toutes les nuits les toxicomanes se rassemblent sur les marches et y retournent dès 6/7h du matin. La police se contente de les disperser sans leur infliger de contraventions ni ne procède à leurs interpellations car ils sont malins et cachent soigneusement la drogue sous leurs vêtements ou dans des endroits surprenants comme les attirails de leurs chiens.

Les résidents des 21 et 23 boulevard de Bonne Nouvelle demandent l’extension de l’arrêté préfectoral (arrêté no 2023-000380 du 06 avril 2023 modifiant l’arrêté no 2023-00957 du 08 août 2022 portant sur l’interdiction de la consommation de boissons alcooliques) interdisant au Carrefour City à l’angle du boulevard de Bonne nouvelle et de la rue Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle la vente d’alcool à partir de 17h comme cela a été mis en place pour le Carrefour City situé rue du faubourg Saint Denis depuis le 16 mai et également pour le Franprix des grands boulevards. Les résidents demandent que Carrefour City cesse de faire crédit aux toxicomanes.

Les résidents demandent l’installation d’une caméra de vidéoprotection au-dessus des marches de la rue Notre-Dame-de-Bonne Nouvelle. Les résidents demandent également qu’un éclairage public plus fort soit mis en place pour dissuader les toxicomanes de s’installer la nuit dans les espaces publics.

Aux yeux des résidents, le quartier subit aujourd’hui plus que jamais une importante baisse démographique et l’une des causes en est certainement le sentiment d’insécurité.

 

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Seattle se meurt (Seattle is dying)

Pour celles et ceux qui ne comprennent pas l’anglais :

9 minutes de traversée silencieuse du centre de Seattle envahi de milliers de tentes de sans abris drogués.

Pour celles et ceux qui comprennent l’anglais :

Ce reportage d’une heure est très instructif

Partout au centre ville sur les terre pleins et les places arborées des milliers de tentes et de déchets de toutes sortes

Les politiques de la mairie s’occupent des sans abris (homeless) et dépensent beaucoup d’argent (1 milliard de dollars pour le grand Seattle) pour subvenir à leurs besoins et leur nombre augmente sans cesse.

En fait il n’y a plus d’amendes quand on pisse, on chie, on se masturbe en public, on peut avoir sur soi jusqu’à 3 grammes d’héroîne et ne pas être inquiété par la police (= 30 doses à s’injecter!)

Les policiers sont complétement découragés : les arrestations ne débouchent qu’à 18% sur des peines de prison (la justice est atone). Même les petits dealers récidivistes sont relachés au bout de 24 heures.

Pratiquement tous les délinquants répertoriés sont sans abri et drogués à 100% à l’héroîne, au crack, aux amphétamines.

Venir à Seattle pour cette population qui a laché prise est synonyme d’avoir tout gratuit : la nourriture, les médicaments, les tentes pour dormir, la liberté de faire tout ce qu’on veut sans être arrété ni inquiété, etc…

Par contre la drogue présente partout, doit être payée et le nombre de vols avec violence est très élevé. Seulement San Francisco a plus de cas que Seattle au niveau national (NYC est devenu par comparaison le bon élève).

Les gens normaux à Seattle n’en peuvent plus de voir ces drogués se détruire à petit feu tout en détruisant leur environnement (saleté, déchets partout, etc…). Ils considèrent qu’ils doivent être soignés au lieu d’être laissés à eux-mêmes comme nous le préconisons à Paris.

En fin de ce reportage d’une heure, est montrée l’expérimentation de Providence à Rhode Island avec une mise en prison des drogués, trois produits de substitution leur sont proposés, ils en choisissent un qui leur sera administré tout le restant de leur vie. S’ils récupèrent leur santé mentale, ils sont autorisés à sortir avec bracelet électronique et contrôle constant de l’association qui les suit en permanence (avec 95% de réussite)

Pour celles et ceux qui ne comprennent pas l’anglais :

9 minutes de traversée silencieuse du centre de Seattle envahi de milliers de tentes de sans abris drogués.

Pour celles et ceux qui comprennent l’anglais :

Ce reportage d’une heure est très instructif

Partout au centre ville sur les terre pleins et les places arborées des milliers de tentes et de déchets de toutes sortes

Les politiques de la mairie s’occupent des sans abris (homeless) et dépensent beaucoup d’argent (1 milliard de dollars pour le grand Seattle) pour subvenir à leurs besoins et leur nombre augmente sans cesse.

En fait il n’y a plus d’amendes quand on pisse, on chie, on se masturbe en public, on peut avoir sur soi jusqu’à 3 grammes d’héroîne et ne pas être inquiété par la police (= 30 doses à s’injecter!)

Les policiers sont complétement découragés : les arrestations ne débouchent qu’à 18% sur des peines de prison (la justice est atone). Même les petits dealers récidivistes sont relachés au bout de 24 heures.

Pratiquement tous les délinquants répertoriés sont sans abri et drogués à 100% à l’héroîne, au crack, aux amphétamines.

Venir à Seattle pour cette population qui a laché prise est synonyme d’avoir tout gratuit : la nourriture, les médicaments, les tentes pour dormir, la liberté de faire tout ce qu’on veut sans être arrété ni inquiété, etc…

Par contre la drogue présente partout, doit être payée et le nombre de vols avec violence est très élevé. Seulement San Francisco a plus de cas que Seattle au niveau national (NYC est devenu par comparaison le bon élève).

Les gens normaux à Seattle n’en peuvent plus de voir ces drogués se détruire à petit feu tout en détruisant leur environnement (saleté, déchets partout, etc…). Ils considèrent qu’ils doivent être soignés au lieu d’être laissés à eux-mêmes comme nous le préconisons à Paris.

En fin de ce reportage d’une heure, est montrée l’expérimentation de Providence à Rhode Island avec une mise en prison des drogués, trois produits de substitution leur sont proposés, ils en choisissent un qui leur sera administré tout le restant de leur vie. S’ils récupèrent leur santé mentale, ils sont autorisés à sortir avec bracelet électronique et contrôle constant de l’association qui les suit en permanence (avec 95% de réussite)

Une caméra de vidéoprotection va être installée au 37 rue Meslay face au passage du Pont-aux-Biches

Le 7 juin 2023 le cabinet du Préfet de police de Paris nous a informés de la prochaine installation d’une caméra au 37 rue Meslay en face du passage du Pont-aux-Biches, ce dont nous nous félicitons.

Le passage du Pont-aux-Biches est considéré comme réellement anxiogène : on y trouve des SDF à demeure depuis 4 ans sous des tentes iglous, des squatters le soir, des dealers de cigarettes et de drogues. On y constate des incivilités à l’égard des passants et de l’insécurité, des problèmes d’hygiène et de santé publique, des tags sans cesse renouvelés après leur effacement par les services de la propreté.

Compte rendu de la réunion du groupe de partenariat opérationnel (GPO3) du 16 mai 2023

Ce compte rendu est rédigé par Michel Arnaud et Laurence Duflos

Étaient présents : 

  • Laurent Grière – Capitaine
  • Sabrina Bieberstein – Major et Steve Barbier, Major – Mission de prévention, contact et écoute, commissariat de la rue Gabriel Vicaire  
  • Jean Marc Buti Major exceptionnel Brigade territoriale de contact
  • Stéphane Bongibault, Chef de la division de la police municipale du centre de Paris
  • Franck Flipo, Directeur de la Sécurité du Crédit Municipal de Paris
  • Youval Abitbol et son adjoint, Mémorial de la Shoah

  • Philippe Lanta, représentant l’association Vivre le Marais Vivre Paris Centre
  • François Riche, co-président du conseil de quartier Marais-Archives
  • Laurence Duflos, représentant le conseil de quartier Marais- Place des Vosges
  • Catherine Toffaletti, représentant le conseil de quartier Temple-Enfants rouges
  • Sabrina Jamet, co-présidente du conseil de quartier Sentier-Arts et Métiers
  • Michel Arnaud, représentant l’ARQAM (Association pour la Renaissance du Quartier Arts-et-Métiers)

Le capitaine Grière ouvre la réunion et après un rapide tour de table permettant aux participants de se présenter, leur donne la parole.

La Major Biebersein confirme que le découpage des 3 GPOs couvrant Paris Centre n’a pas vocation à évoluer.

Le représentant du Mémorial de la Shoah mentionne la présence fréquente de SDF dans la rue Geoffroy l’Asnier le plus souvent alcoolisés et quelquefois s’abritant dans des tentes iglou. Leur va et vient gène et peut effrayer les visiteurs du Mémorial. Le passage fréquent de patrouilles de police est demandé. La référente du CQ Marais-Vosges s’étonne que leurs deux référents siègent au GPO3 alors que ce mémorial se situe au sud de la rue Saint Antoine, sur le secteur Seine (GPO1). Les majors soulignent qu’ils gèrent les 3 GPOs et que donc cela ne pose pas de difficultés particulières. Les problématiques étendues à d’autres parties d’un quartier peuvent donc être évoquées dans l’un et/ou l’autre des GPO.

La co-présidente du conseil de quartier Sentier-Arts et Métiers fait part de son inqiétude devant l’accroissement du nombre de consommateurs et de vendeurs de crack. Elle mentionne la rue de Notre-Dame-de-Recouvrance et le square Bidault, la rue de la Lune où l’insécurité est telle que les riverains doivent contourner les rassemblements de jeunes et de vendeurs de drogues qui pullulent dans tout le secteur de Bonne Nouvelle. La ligne de métro 9 en particulier les stations Strasbourg Saint-Denis, Bonne Nouvelle et Richelieu Drouot est infestée de consommateurs et de vendeurs de crack. Quand les agents de sécurité de la RATP les chassent des couloirs, ils agressent les passants et les commerçants du quartier avec de plus en plus de violence.

Le capitaine Grière lui répond que la surveillance policière est effective H24 autour du boulevard de Bonne Nouvelle avec interventions de la BAC et des agents en VTT même la nuit. Trois interpellations ont eu lieu récemment dans la supérette Franprix de Bonne Nouvelle. Dans le métro en liaison avec la BRF (brigade du réseau ferré) des individus sont également appréhendés.

La référente du CQ Sentier-Arts et Métiers évoque l’accroissement des incivilités avec des dépôts sauvages de déchets dans les rues du Sentier, en particulier les rues Beauregard, de la Ville-Neuve, Notre-Dame-de-Recouvrance ainsi que des poubelles qui débordent rues Saint-Denis et Poissonnière.

Le directeur de la police municipale de Paris Centre lui propose de contacter le 3975 pour obtenir le passage d’une patrouille de policiers municipaux qui pourront verbaliser les contrevenants s’il est possible de les identifier. Il rappelle que ce numéro est accessible 24h/24 afin de dépêcher des patrouilles par exemple pour faire respecter les limites des terrasses, surtout quand le passage est entravé et que les piétons (PMR, poussettes, etc.) se mettent en danger en étant obligés de se déporter sur la voirie.

Le représentant de l’ARQAM évoque ensuite les six voitures brûlées entre les numéros 49 et 57 de la rue Meslay la nuit du 3 au 4 mai à 3 heures du matin ainsi que les trois voitures brûlées entre les numéros 43 et 49 de la rue Notre-Dame-de-Nazareth la nuit du 4 au 5 mai à 3 heures du matin. Si une caméra avait pu prendre en enfilade la rue Meslay comme le demande depuis longtemps l’ARQAM, il aurait été possible de visualiser les auteurs en action.

Pour prendre en enfilade la rue Meslay la première option serait de déplacer la caméra no 03003 qui se trouve à l’arrêt des bus dans la rue Saint-Martin au niveau des numéros 355 et 328 et de la repositionner à l’angle des rues Meslay et Saint-Martin. De cette manière cette caméra prendrait en enfilade la rue Sainte Apolline jusqu’au boulevard de Sébastopol, la rue Saint-Martin et la rue Meslay. Cette option proposée par l’ARQAM n’a jamais rencontré une quelconque réponse de la part des services de la préfecture.

Une deuxième option consisterait à installer une nouvelle caméra dans la rue Meslay face au passage du Pont-aux-Biches. Ce passage est très anxiogène avec des SDF à demeure depuis 4 ans sous des tentes iglou, des squatters le soir, des dealers de cigarettes et de drogues, des incivilités à l’égard des passants et de l’insécurité, des problèmes d’hygiène et de santé publique, des tags sans cesse renouvelés après leur effacement par les services de la propreté. Cette caméra a été demandée par le Maire de Paris Centre depuis deux ans déjà. Le représentant de l’ARQAM se demande si cette caméra a été placée au sommet de la liste des nouvelles caméras prioritaires de sorte que son installation soit envisageable dans un avenir proche. Toutefois le capitaine Grière répond qu’il n’a aucune information à ce sujet.

Le représentant de l’ARQAM aborde ensuite le sinistre des trois voitures brûlées dans la rue Notre-Dame-de-Nazareth. Cette fois il y a une caméra no 57802 au 20 de la même rue face à la synagogue. Y a-t-il une chance que les pyromanes soient identifiés ? Le capitaine Grière répond qu’il n’a pas été possible d’exploiter les images car les pyromanes ont agi en étant cagoulés mais qu’une enquête est en cours. Il s’agit à ses yeux d’une conséquence malheureuse des manifestations contre la réforme des retraites qui ont abouti à l’incendie systématique de poubelles et dans ce cas occasionnel, de voitures. La BRAV-M a eu à affronter des groupuscules très violents et ingérables.

Le représentant de l’ARQAM souhaite être informé des mesures de fermeture administrative prises à l’encontre des gérants délictueux des boutiques du quartier (salons de coiffure, boutiques de cosmétiques, ongleries, épiceries, restaurants) pour fraudes à l’URSSAF, fraudes à la TVA (pas de caisses enregistreuses), fraudes sur l’impôt sur le chiffres d’affaires, absences de qualifications professionnelles, non-respect de la trêve dominicale. Il y a eu six mesures de fermeture administrative dans le quartier entre novembre 2021 et juin 2022. Il n’y a pas de raison de penser que ces gérants changent leurs pratiques puisque leur modèle économique fonctionne en dehors de toute légalité. Il faudrait ne pas relâcher la pression sur eux pour les forcer à respecter la loi. L’absence de contrôles équivaut à leur donner un blanc-seing pour continuer leurs pratiques frauduleuses.

Le représentant de l’ARQAM enfin évoque le point de deal entre les numéros 16 et 26 du boulevard Saint-Denis : les « blédards » sans papiers y vendent des cigarettes de contrebande ainsi que toutes sortes de drogues : shit, héroïne, cocaïne, crack, 3mmc, G, extasy, Tyna. Le major Buti mentionne la forte collaboration avec le commissariat du 10ème arrondissement à ce sujet.

La référente du CQ Marais-Place des Vosges fait écouter la communication sonore du propriétaire de l’hôtel du Vieux Marais rue du Plâtre qui signale la multiplication d’agressions physiques dans la rue, de ventes de drogues et de prostitution à toute heure du jour et de la nuit devant son hôtel.

Le directeur de la sécurité au Crédit municipal se félicite de ne pas avoir de tags sur les façades mais se plaint du plan de circulation qui provoque de très nombreux passages de véhicules dans les sens interdits. Le directeur de la police municipale lui indique qu’il y a trois rondes par jour des patrouilles avec de nombreuses verbalisations.

Le co-président du CQ Marais-Archives constate que la circulation automobile dans le Marais a été asséchée suite à la mise en place du plan de circulation avec en contrepartie les rallonges et détours interminables pour les voitures des riverains confrontés aux sens interdits installés pour empêcher la circulation de transit. Une enquête sous forme de questionnaire va être lancée à l’initiative des CQs du Marais pour recueillir l’avis des riverains en vue de faire une évaluation des éventuelles anomalies du dispositif. Une demande a déjà émergé concernant le dégrèvement des contraventions lorsque le conducteur riverain a le macaron « Résident Paris-Centre » mis en place par Ariel Weil, mairie de Paris Centre.

François Riche se plaint du comportement des propriétaires de chiens qui considèrent que le jardin du Clos des Blancs Manteaux leur est réservé au sens où leurs chiens y sont sans laisse, ce qui va à l’encontre de la réglementation en vigueur. Ils y lâchent même leurs chiens une fois le clos fermé pour la nuit en les faisant passer par un passage dans la barrière. Le square Georges Cain est soumis aux mêmes excès, avec des incidents comme des petits chiens tués par des gros chiens sans laisse.

Le directeur de la police municipale rappelle qu’il y a deux « vrais » espaces canins, l’un dans le jardin Nelson Mandela aux Halles et l’autre nouveau mis en place il y a peu dans le cadre d’Embellir votre quartier, situé quai de Valmy, au niveau de Sully-Morland. Il convient de faire entendre raison aux propriétaires de chiens pour qu’ils les tiennent en laisse sous peine de contraventions.

Laurence Duflos signale les effets délétères de certaines modifications apportées aux signalisations routières du fait du plan de circulation : disparition du marquage au sol des passages piétons lorsque les rues sont uniquement réservées aux piétons, disparition du répétiteur de feu en cas de sas vélo (Sas Vélo systématiquement créé même quand cela n’est pas utile). Rue Saint-Antoine, les panneaux M12 poussent les vélos à ne pas respecter la priorité piétons. De façon générale il n’y a plus de boîtiers pour mal voyants ni de bonhommes verts pour indiquer qu’on peut traverser quand on supprime les feux rouges dans les zones piétonnisées.

Le directeur de la police municipale explique qu’il fait appliquer le code MATAF pour les contraventions et qu’il répond ainsi aux injonctions de David Belliard adjoint à la Maire de Paris en charge du code de la rue.

Le représentant de l’association Vivre le Marais Vivre Paris Centre prend l’exemple de la rue de Turenne avec deux panneaux dans la direction nord sud d’interdiction de tourner à droite puis au rond point d’interdiction dans les deux sens et dans la direction sud nord avec une portion réservée uniquement aux bus, taxis et vélos.

Philippe Lanta se plaint de la saleté ambiante avec les affiches qui s’accumulent en couches épaisses sur les devantures des baux commerciaux vacants sans que les employés de la propreté de Paris s’en occupent à partir de l’application DansMaRue car il s’agit d’espaces privés. Monsieur Bongibault mentionne qu’il faut prendre sur le fait les colleurs d’affiches pour pouvoir les verbaliser. Ce sont les sous-traitants des campagnes de publicité des grandes entreprises de mode qui sont responsables de ces placardages intempestifs. Laurence Duflos signale que légalement ce sont les bailleurs des locaux commerciaux qui doivent gérer l’état de leurs vitrines même quand ils sont vacants et que jusqu’à présent les agences qui vendent de l’affichage sauvage officiellement ne sont pas inquiétées alors que leurs annonceurs (souvent internationaux) ne sont pas perturbés par les éventuelles amendes occasionnées par ce type de pratique.

La représentante du conseil de quartier Temple-Enfants rouges signale les abus de certaines terrasses rue Debelleyme et de la galerie 22 rue des Vertus. Les locations éphémères se multiplient avec des ventes flash qui attirent de nombreux badauds et les événements type « vernissage » des Pop Store provoquent des nuisances sonores régulièrement.

La représentante du conseil de quartier Temple-Enfants rouges mentionne des tentatives de cambriolage à partir du 11 rue Béranger, ancien immeuble du journal Libération et transformé en parking. Des jeunes s’introduisent sur le toit et tentent de passer vers les immeubles voisins rue de la Corderie sans que les gardiens osent intervenir. Le capitaine Grière caractérise l’infraction comme une occupation illicite de parties communes.

La réunion prend fin, le prochain GPO3 est prévu courant juin, avant l’été, la date sera fixée et communiquée ultérieurement. Les représentants des conseils de quartier et des association participant à cette réunion déplorent l’absence des élus de la Mairie de Paris Centre.

Incendies de voitures dans notre quartier

Dernière minute:

Paris : Un suspect interpellé après de nouveaux incendies de véhicules dans le IIIe arrondissement

INFO ACTU17. Un homme âgé de 23 ans a été interpellé dans la nuit du mercredi 31 mai au jeudi 1er juin 2023 à Paris, après de nouveaux incendies de véhicules sur le IIIe arrondissement. Le pyromane présumé a été placé en garde à vue.

Historique:

Dans la nuit du 3 au 4 mai 2023 six voitures ont brûlé à 3h du matin entre les numéros 49 et 57 de la rue Meslay et dans la nuit du 4 au 5 mai 2023 trois voitures ont brûlé à 3h du matin entre les numéros 43 et 47 de la rue Notre-Dame-de-Nazareth.

49-57 rue Meslay :

43-47 rue Notre-Dame-de-Nazareth:

L’ARQAM réitère sa demande pour que la caméra de vidéoprotection n°03003 située près de l’arrêt des bus au milieu de la rue Saint-Martin au niveau des numéros 355 et 328 soit déplacée à l’angle des rues Sainte Apolline et Saint-Martin ou bien à l’angle de la rue Meslay et de la rue Saint-Martin pour qu’elle puisse prendre en enfilade les rues Sainte Apolline et Meslay. Si cette modification avait été effectuée, il aurait été possible de visualiser le pyromane qui a incendié les voitures dans la rue Meslay.

L’ARQAM appuie la demande du Maire de Paris Centre pour l’installation d’une nouvelle caméra de vidéoprotection dans la rue Meslay au niveau du passage du Pont aux Biches. Ainsi avec la caméra no 03003 déplacée prenant en enfilade la rue Meslay et la caméra no 57802 au 20 rue de Notre-Dame-de-Nazareth en face de la synagogue, seront couverts la rue Sainte Apolline jusqu’au boulevard de Sébastopol, la rue Saint-Martin, la rue Meslay, le passage du Pont aux Biches et la rue Notre-Dame-de-Nazareth.

Compte rendu de la réunion du groupe de partenariat opérationnel (GPO) du 8 mars 2023

Ce compte rendu est rédigé par Bruno Salleras et Michel Arnaud

Etaient présents : 

Laurent Grière – Capitaine

Sabrina Bieberstein – Major et Steve Barbier, Major – Mission de prévention, contact et écoute, commissariat de la rue Gabriel Vicaire  

DSPAP / DT75 / D1 / CIAT CENTRE / MPCE CENTRE <ciat-centre-mpce@interieur.gouv.fr

1 Rue Gabriel Vicaire 75003 Paris

Tél : 01 87 89 67 39/38/40/42/43/44/45

Jean Marc Buti Major exceptionnel Brigade territoriale de contact

Thomas Ledoux-Perrin, Chef adjoint DT Paris Centre de la police municipale

Camille Guegan Marcelot, Adjointe au responsable du pôle sécurité-sûreté – Archives Nationales

Philippe Lanta, représentant l’association Vivre le Marais Vivre Paris Centre !

Guillaume Rumiel, représentant le conseil de quartier Marais-Archives

Laurence Duflos, représentant le conseil de quartier Marais- Place des Vosges

Catherine Tofaletti, représentant le conseil de quartier Temple-Enfants rouges

Bruno Salleras, représentant l’ARQAM

Le capitaine Grière mentionne la première question posée par le conseil de quartier Sentier Arts et Métiers (sa représentante étant excusée). Le libellé exact de la question transmise par Sabrina Jamet au capitaine est : est-il possible de limiter les autorisations de manifestations place de la République ? Le capitaine Grière répondra à cette question comme aux autres plus tard.

Le représentant de l’ARQAM évoque le problème de la caméra de vidéoprotection située à l’arrêt des bus au milieu de la rue Saint-Martin face aux numéros 355 et 238. Elle ne permet pas de prendre en enfilade les rues Sainte Apolline et Meslay. Il faudrait soit la placer sur un bras télescopique soit la déplacer. Le capitaine Grière répond qu’il y a une autre caméra. La question est de savoir où elle se trouve.

La personne qui squatte le soir sur le trottoir au 325 rue Saint-Martin est connue des services sociaux notamment. Apparemment elle ne vend pas de drogues. La question qui peut se poser : elle est là depuis juin 2022, jusqu’à quand sera-t-elle autorisée à continuer ainsi ?

La seule réponse fournie au représentant de l’ARQAM : il faut continuer à utiliser l’application DMR et déposer des mains courantes. Les tournées de policiers se font régulièrement en journée de 8h à 20h. Au delà de 20h il faut appeler le 17.

Le représentant de Vivre le Marais évoque un problème de voisinage entre deux propriétaires dans le quartier du Marais avec injures et coups de poings.

Le représentant du conseil de quartier Marais-Archives évoque des problèmes d’agressions, de drogue et de prostitution rue du Plâtre autour de l’hôtel du Vieux Marais.

La représentante du conseil de quartier Temple-Enfants rouges évoque les terrasses trop bruyantes des cafés et restaurants dans le quartier Temple-Enfants Rouges. Elle mentionne en particulier la terrasse du café Philippe 14 rue Dupetit Thouars 75003 Paris.

L’adjointe au responsable du pôle sécurité-sûreté – Archives Nationales n’a rien de négatif à signaler.

Le commissaire Morges a fait diffuser un document sur le fonctionnement des 4 GPO de Paris centre : rappel de leur périmètre, fréquence, compte rendus par les représentants des conseils de quartier, rencontre annuelle avec le maire de Paris centre.

Pour que les policiers puissent entrer dans les immeubles il faut leur donner le code et c’est lors d’une AG de copropriétaires que l’autorisation peut se faire, le syndic alors informe le commissariat du code, à charge ensuite d’informer celui ci lors de changement de code (La police ne possède pas de badge vigik).

Pour signaler toute nuisance provenant d’un local professionnel envoyer un mail à nuisances-pro@paris.fr. Il s’agit du bureau d’action contre les nuisances professionnelles sonores et olfactives.