Notre demande d’arrêté anti-rassemblement (ou anti-regroupement ou anti-attroupement)

Les jeunes africains s’amassent devant les boutiques africaines dans nos trois rues, que ce soit les salons de coiffure, les débits de produits de beauté ou les restaurants, Ils sont bruyants, le plus souvent éméchés et salissent les trottoirs quand ce n’est pas les façades des immeubles.

Depuis cinq ans que les boutiques africaines se sont ouvertes dans notre quartier, nous avons appelé d’innombrables fois le 17, déposé sans cesse des mains courantes, des plaintes pour tapages injurieux, tapages nocturnes, crachats, souillures diverses, ivresse sur la voie publique, toutes sortes de nuisances que nous subissons de manière incessante et qui nous excèdent.

Cet arrêté interdira tout regroupement portant atteinte à l’ordre, à la sécurité, à la tranquillité ou à la salubrité publique (nuisances sonores, crachats, souillures, dépôt de déchets, etc..) de 14 heures à 7 heures du matin dans la zone délimitée par le boulevard de Sébastopol, la rue Papin, la rue Saint-Martin et le boulevard Saint-Martin sans oublier l’impasse de la planchette et la rue Meslay.

Les infractions aux dispositions du présent arrêté seront constatées et poursuivies par tout agent de force publique habilité à dresser procès-verbal conformément aux lois et règlements en vigueur.

Nous demandons au Préfet de police de Paris de prendre cet arrêté dès que possible. Pour mémoire, les maires de Sèvres, Meudon, Wattrelos (59), Auterive (31) et Castillon-la-Bataille (33) en ont fait de même.

Notre demande de six rondes de police par jour dans nos trois rues

Au vu de la multiplication des attroupements de rabatteurs africains, devant les boutiques africaines dans nos trois rues, nous demandons à la police d’exercer une surveillance sans relâche pour éviter les troubles à l’ordre public, les nuisances sonores, l’accumulation des déchets, etc… La consommation d’alcool est d’ores et déjà interdite sur la voie publique par l’arrêté du 9 octobre 2018. Dans ce contexte, nous demandons la prise d’un arrêté anti-rassemblement par le Préfet de police de Paris.

En général il s’agit d’une population jeune, venue récemment d’Afrique, n’ayant pas de permis de travail, devant se contenter de jobs à la sauvette, venant se faire payer par les gérants des boutiques africaines pour avoir rabattu quelques clientes à la bouche de métro la plus proche et dépensant cet argent pour acheter de l’alcool à la boutique Lycamobile au 355 rue Saint-Martin ou bien un plat de nourriture au restaurant africain à côté. Leur statut précaire est renforcé par le fait qu’ils ne sont pas autorisés à demander l’asile, étant originaires de pays sûrs. Et quand ils sont autorisés à le demander et qu’ils ne l’obtiennent pas, ils ne sont pas expulsés car ils peuvent renouveler leur demande.

Il nous paraît indispensable d’avoir une cadence de six rondes par jour, qui se composent de deux rondes de la BAC, deux rondes de policiers en vélo, deux rondes d’agents à pied. Notre demande auprès du Commissaire général devra être renouvelée à chaque fois que la cadence se ralentira pour une raison ou pour une autre.

Pourquoi Airparif procure des chiffres sur les niveaux de pollution aux microparticules très en-dessous de la réalité ?


Avec l’affaire du siècle, du 14 au 16 mars, la France a été le théâtre d’une intense mobilisation des défenseurs du climat.

La France a envoyé en mars 2018 à Bruxelles un plan de lutte contre la pollution atmosphérique, un «plan relatif à la qualité de l’air permettant de ramener les concentrations en dioxyde d’azote [NO2] et en particules fines PM10 sous les valeurs limites» fixées par le code de l’environnement, et ce, dans les quatorze zones où ont été observés des dépassements de seuils en 2015, notamment Paris, Marseille, Lyon, Strasbourg, Toulouse ou la Martinique.

La pollution atmosphérique tue 48 000 personnes chaque année en France

Des médecins et associations s’inquiètent d’un «manque d’ambition» de ce plan et insistent sur la nécessité de réduire le trafic routier et la consommation d’énergies fossiles. Pour Jocelyne Just, «il faut agir car la pollution de fond, celle qu’on respire dans les villes au quotidien, affecte les personnes qui ont des maladies respiratoires ou cardio-vasculaires chroniques, mais perturbe aussi l’organisme des sujets sains, en particulier des enfants et même des fœtus, augmentant le risque de prématurité, de petits poids de naissance et de maladies broncho-pulmonaires chroniques». Pire, la pollution atmosphérique augmente aussi les risques de cancers, de maladies auto-immunes, de diabète ou de maladies neurodégénératives telles qu’Alzheimer et Parkinson. Résultat, elle provoque la mort prématurée de 48 000 personnes chaque année en France, selon Santé publique France. Soit la troisième cause de mortalité après le tabac et l’alcool. Elle fait par exemple perdre neuf mois d’espérance de vie aux Parisiens.

Airparif : comment est calculé le seuil d’alerte

Airparif publie sur son site : http://www.airparif.asso.fr le niveau de pollution sur Paris et sa région selon 3 composants : l’Ozone (O3), le Dioxyde d’Azote (NO2) et les Particules (PM10), dans des bulletins journaliers qui indiquent l’indice de pollution moyen de la journée en cours, de la veille et du lendemain, calculé à partir de la combinaison du taux de présence de ces trois composant calculé en microgrammes par mètre cube selon l’indice européen Citeair

Un épisode de pollution est identifié quand l’indice moyen franchit le premier seuil de 50 microgrammes par m3 puis un deuxième seuil d’alerte se produit à 80 microgrammes par m3. Dans ce dernier cas la préfecture de police de Paris doit mettre en œuvre un plan d’urgence axé sur des mesures de réduction des émissions concernant les industries, la circulation et l’utilisation du chauffage au bois. La circulation différenciée exclut de la circulation les véhicules CRIT’Air 4 et 5 et non classées,  dans la zone intra 86, visant à une réduction du nombre de véhicules en circulation de 12% soit une diminution attendue de 32% des émissions d’Oxydes d’Azote (NOx), 25% des particules PM10 et 30%  des particules PM2,5.

Les indicateurs de pollution rendus disponibles aux simples citoyens

Extrait de l’article d’Emilie Torgemen dans le Parisien du 11 mars 2019 : Pollution de l’air à Paris : nos tests alarmants

Plus besoin d’instruments encombrants pour savoir ce qu’il y a dans l’air que nous respirons. Signe qu’il y a une vraie demande, les capteurs personnels comme le petit tuyau américain Atmotube, ou le porte-clefs chinois Clarity, se multiplient. Pour notre test, nous avons choisi Flow, élaboré par la start-up française Plume Labs qui s’est associée au centre de politique environnementale de l’Imperial College London et au laboratoire de sciences atmosphériques Lisa, du CNRS. Cette clochette en métal coûte 179 euros.

L’engin aspire l’air extérieur et mesure quatre polluants, « les plus importants en termes de santé », explique Romain Lacombe, l’un des fondateurs. À savoir les taux de particules fines PM 10 et des PM 2,5 mais aussi le dioxyde d’azote (NO2), responsable d’inflammation des voies respiratoires, ainsi que les composants organiques volatils (COV).

Les infos traitées par l’ordinateur miniature arrivent ensuite via une appli sur l’écran de votre téléphone. Les rapports n’apparaissent pas tout à fait en direct, il y a parfois 1 à 2 heures de décalage. Comme ces données sont géolocalisées on peut a posteriori retracer les lieux les plus pollués. Ces données brutes, en microgrammes par mètre cube pour les particules, sont ensuite transformées en code couleur : de vert pour un air pur, à violet pour un air très pollué, ce qui signale un impact immédiat pour la santé (AQI : air quality index).

La start-up s’appuie sur les recommandations de l’OMS, plus strictes que les seuils officiels français. « La pollution de l’air est une crise mondiale. Mais chaque pays fixe ses propres seuils ou échelles locales, plus ou moins ambitieux… et plutôt moins en général. Nous avons donc choisi les seuils officiels les plus reconnus par les scientifiques », explique Romain Lacombe.

Résultats choquants des mesures effectuées avec le capteur Flow

Face à ce danger invisible, nous avons voulu mesurer la qualité de l’air avec un capteur Flow, un de ces nouveaux appareils portatifs disponibles au grand public. « Ce sont d’excellents outils de sensibilisation, nous les utilisons dans un projet de sciences participatives dans le XXe. À terme, on pourra s’en servir pour établir des cartographies » souligne Pierre Pernot, ingénieur à Airparif.

Des articles ont été récemment publiés dans la presse sur les niveaux excessifs de microparticules dans le métro et le RER à Paris, entre 200 et 400 µg/m3. Nous nous sommes concentrés sur notre logement (4ème étage dans le quartier Arts et Métiers) et ses environs en commençant par l’extérieur immédiat. Une première remarque : le fait de garder les fenêtres toujours ouvertes de notre appartement garantit l’adéquation entre le niveau de pollution interne et externe. Nous avons pu le vérifier.

Voici les chiffres très alarmants relevés avec le capteur Flow. Une première constatation : il n’y a pas de répit en-dessous de 100 µg/m3 pour les PM10 et les PM2,5 pendant la nuit ou en dehors des pics entre 150 et 250 µg/m3 pendant la journée, entre le 20 et le 30 mars 2019.

Nous avons comparé l’indice global du jour fourni par Airparif avec celui procuré par le capteur Flow avec le détail des moyennes pour les PM10 et les PM2,5 fournis par le capteur. Ensuite en fonction du pic constaté par le capteur Flow à une heure précise, nous avons comparé les mesures de concentration des PM10 et PM2,5 obtenues avec le capteur avec celles des relevés de la station Airparif Paris Centre (relevés disponibles en ligne).

Le mercredi 20 mars 2019 :

Airparif : indice journalier : 63 moyen dû aux PM10

Relevé capteur Flow : 67 AQI forte

67 µg/m3 de PM10

47 µg/m3 de PM2,5

Pic sur le capteur Flow à 10h :

142 µg/m3 de PM10

98 µg/m3 de PM2,5

Relevé d’Airparif à la station Paris centre à 10h le 20 mars 2019 :

67 µg/m3 PM10

37 µg/m3 PM2,5

Le jeudi 21 mars 2019 :

Airparif :  indice journalier :58 moyen dû aux PM10

Relevé capteur Flow :97 AQI forte

97 µg/m3 de PM10

67 µg/m3 de PM2,5

Pic sur le capteur Flow à 14h

226 µg/m3 de PM10

157 µg/m3 de PM2,5

Relevé d’Airparif à la station Paris centre à 14h le 21 mars 2019 :

27 µg/m3 PM10

19 µg/m3 PM2,5

Le vendredi 22 mars 2019

Airparif  indice journalier :72 moyen dû aux PM10

Relevé capteur Flow :159 AQI très forte

159 µg/m3 de PM10

103 µg/m3 de PM2,5

Pic sur le capteur Flow à 12h :

220 µg/m3 de PM10

149 µg/m3 de PM2,5

Relevé d’Airparif à la station Paris centre à 12h le 22 mars 2019 :

90 µg/m3 PM10

55 µg/m3 PM2,5

Le samedi 23 mars 2019

Airparif : indice journalier :64 moyen dû aux PM10

Relevé capteur Flow :152 AQI très forte

152 µg/m3 de PM10

104 µg/m3 de PM2,5

Pic sur le capteur Flow à 18h :

242 µg/m3 de PM10

194 µg/m3de PM2,5

Relevé d’Airparif à la station Paris centre à 18h le 23 mars 2019 :

31 µg/m3 PM10

27 µg/m3 PM2,5

Le dimanche 24 mars 2019 :

Airparif : indice journalier : 63 moyen dû aux PM10

Relevé capteur Flow : 134 AQI très forte

134 µg/m3 de PM10

88 µg/m3 de PM2,5

Pic sur le capteur Flow à 9h :

234 µg/m3 de PM10

170 µg/m3 de PM2,5

Relevé d’Airparif à la station Paris centre à 9h le 24 mars 2019 :

33 µg/m3 PM10

32 µg/m3 PM2,5

Le lundi 25 mars 2019 :

Airparif :  indice journalier 36 modéré dû aux PM10

Relevé capteur Flow :35 AQI modéré

35 µg/m3 de PM10

24 µg/m3 de PM2,5

Pic sur le capteur Flow à 17h

101 µg/m3 de PM10

63 µg/m3 de PM2,5

Relevé d’Airparif à la station Paris centre à 17h le 25 mars 2019 :

19 µg/m3 PM10

10 µg/m3 PM2,5

Le mardi 26 mars 2019

Airparif  indice journalier :42 faible dû au dioxyde d’azote

Relevé capteur Flow :44 AQI modéré

44 µg/m3 de PM10

27 µg/m3 de PM2,5

Pic sur le capteur Flow à 22h :

116 µg/m3 de PM10

66 µg/m3 de PM2,5

Relevé d’Airparif à la station Paris centre à 22h le 26 mars 2019 :

30 µg/m3 PM10

19 µg/m3 PM2,5

Le mercredi 27 mars 2019

Airparif : indice journalier :57 moyen dû aux PM10

Relevé capteur Flow :84 AQI forte

84 µg/m3 de PM10

52 µg/m3 de PM2,5

Pic sur le capteur Flow à 21h :

175 µg/m3 de PM10

112 µg/m3 de PM2,5

Relevé d’Airparif à la station Paris centre à 21h le 27 mars 2019 :

46 µg/m3 PM10

36 µg/m3 PM2,5

Le jeudi 28 mars 2019

Airparif  indice journalier :71 moyen dû aux PM10

Relevé capteur Flow :126 AQI très forte

126µg/m3 de PM10

83 µg/m3 de PM2,5

Pic sur le capteur Flow à 14h :

234 µg/m3 de PM10

115 µg/m3 de PM2,5

Relevé d’Airparif à la station Paris centre à 14h le 28 mars 2019 :

42 µg/m3 PM10

33 µg/m3 PM2,5

Le vendredi 29 mars 2019

Airparif : indice journalier :59 moyen dû aux PM10

Relevé capteur Flow :91 AQI forte

91 µg/m3 de PM10

61 µg/m3 de PM2,5

Pic sur le capteur Flow à 24h :

218 µg/m3 de PM10

150 µg/m3 de PM2,5

Relevé d’Airparif à la station Paris centre à 24h le 29 mars 2019 :

33 µg/m3 PM10

33 µg/m3 PM2,5

Le samedi 30 mars 2019

Airparif : indice journalier :61 moyen dû au dioxyde d’azote

Relevé capteur Flow :97 AQI forte

97 µg/m3 de PM10

68 µg/m3 de PM2,5

Pic sur le capteur Flow à 2h :

245 µg/m3 de PM10

188 µg/m3 de PM2,5

Relevé d’Airparif à la station Paris centre à 2h le 30 mars 2019 :

20 µg/m3 PM10

38 µg/m3 PM2,5


Quant aux quais de Seine, durant les après-midis entre le 20 et le 30 mars 2019, jamais le capteur Flow n’est descendu en dessous de 100 µg/m3. Autrement dit, la pollution est aussi forte au bord de la Seine qu’ailleurs, du fait des rejets des moteurs diesels des péniches et bateaux mouches et de la pollution ambiante.

Appel pour multiplier les mesures de la véritable pollution aux microparticules et pour pousser les politiques à agir

N’est-il pas indispensable que nous simples citoyens, multiplions de manière systématique les mesures des niveaux de pollution aux microparticules dans notre environnement proche ? Aidez-nous en vérifiant vous aussi la grande différence constatée dans les mesures du nombre de microgrammes de microparticules par m3 effectuées par vous par rapport aux chiffres communiqués par Airparif sur son site en ligne  concernant la station la plus proche de chez vous.

Mettons nos efforts en commun pour établir les cartes réelles des niveaux de pollution dans Paris et sa région. Nous pourrons ainsi nous mettre en situation de demander à Airparif la raison du biais systématique à la baisse des taux de pollution atmosphérique relevés dans ses bulletins quotidiens. Une fois les vrais taux validés, nous serons alors en mesure de faire pression sur les politiques pour appliquer plus strictement les mesures à prendre, comme la réduction du trafic automobile et celle de la consommation d’énergies fossiles, pour redresser la situation très dégradée à cause de la trop grande présence de microparticules par m3 d’air dans Paris et sa région sans oublier les autres régions touchées par le même fléau en France et ailleurs.


Notre demande pour l’installation d’une caméra de vidéosurveillance au coin des rues Sainte Apolline et Saint-Martin

L’ARQAM a demandé au Maire par un mail du 14 juillet 2016 l’installation d’une caméra de vidéosurveillance au coin de la rue Sainte Apolline et Saint-Martin, lieu de rassemblement des rabatteurs africains, source de nuisances sonores, sanitaires et sécuritaires. Notre demande était dans le lot des caméras programmées pour le 3ème arrondissement pour 2017. Cette caméra devait faire partie du plan caméra acté en fin d’année 2017. L’ARQAM continuera de faire part des demandes pressantes pour l’installation de cette caméra tant de la part des commerçants (hôtels, commerces divers et en particulier la boutique dont les devantures se trouvent au 2 rue Sainte Apolline) que de la part des habitants du quartier excédés par les troubles à l’ordre public.