Compte-rendu de la réunion au commissariat de Paris Centre

Date :

1 octobre 2020 à 10h30

Lieu :

Commissariat Paris Centre, 4-6 bis rue aux Ours 75003 PARIS.

Présents :

Julie Sevestre et son conjoint, adhérents ARQAM, 5 rue Sainte Apolline

Marc Hajjar, trésorier ARQAM, 324 rue Saint Martin

Olivier Roux, adhérent ARQAM, 359 rue Saint Martin

Christophe Sanh, adhérent ARQAM, 1 rue Blondel

Magali Szekula, gérante du Bo&Mie, 359 rue Saint Martin

Commissaire Divisionnaire Olivier Morges

Brigadier-Chef Sabrina Bieberstein, Mission de Prévention de Contact et d’Ecoute (7 fonctionnaires)

Major de Police Sandrine Auguste, adjointe au Bureau de Coordination Paris Centre.

  • Tour de table

La réunion a commencé par une présentation des interlocuteurs du commissariat qui ont rappelé l’importance de rencontrer tous les collectifs et associations de riverains au sujets des problèmes de sécurité. Un tour de table a été effectué, chacun s’est présenté et a évoqué la raison de sa présence à cette réunion.

Marc Hajjar : a commencé la discussion en rappelant l’historique de l’ARQAM, la raison de sa création en 2016, les mesures demandées par l’association, et les actions réalisées lorsque le commissaire Gorre et le major Couturier étaient en service. Notamment les contrôles URSSAF qui ont été vains puisque classés sans suite (le commissaire va revérifier ce qu’il s’est passé à l’époque), les rondes demandées pour disperser les rabatteurs, l’arrêté anti-alcool obtenu en 2018 qui est très peu appliqué (interdiction de consommation dans la rue entre 16h et 7h et de vente entre 21h et 7h), la caméra qui a été obtenue mais dont apparemment les images sont peu exploitées et dont l’emplacement ne permet vraisemblablement pas de voir l’entièreté des rues Sainte Apolline et Blondel, la clôture du parking de la Planchette obtenue par l’ARQAM de son propriétaire, un lieu qui était une toilette à ciel ouvert et réputé pour les trafics de drogue. Il a conclu en saluant les différentes actions menées mais en rappelant que ceci n’est finalement pas suffisant. Les derniers mois ont été particulièrement rudes de par le tapage, les intimidations et violences des rabatteurs qui sont quasi quotidiennes, et qu’il faut y remédier.

Olivier Roux : a rappelé qu’il habite le quartier depuis environ 20 ans, que l’atmosphère n’était pas la même à l’époque de son emménagement. Le quartier était très calme en soirée. Il y avait certes un peu de trafic, plutôt du côté de la rue Meslay et de l’impasse de la planchette, mais d’une façon assez discrète, et surtout en toute quiétude pour les habitants des rues Saint-Martin ou Sainte Apolline. Depuis une dizaine d’années et en particulier la piétonisation de la rue saint Apolline, les commerces du sentier ont disparu, la boutique de figurines manga du 3 rue Sainte Apolline aussi, remplacées par des coiffeurs. En parallèle, la rue a été envahie par des rabatteurs qui dès 16 heures l’après-midi, et de plus en plus tardivement le soir (en semaine environ minuit, les vendredi et samedi une heure du matin ou plus) hurlent et parfois mettent de la musique, ce que l’on entend dans les appartements malgré le double vitrage. En complément, les incivilités ne cessent d’augmenter : crachats, murs utilisés comme pissotière, réponse arrogante quand on demande de respecter la tranquillité du voisinage.

Magali Szekula : a rappelé l’agression que son employée a subie. L’un des rabatteurs a caché du shit dans une des poubelles de la boulangerie, il ne l’a pas retrouvé ensuite et s’en est pris à une employée en l’accusant de l’avoir volé puis en menaçant de l’attendre dehors. L’employée en question a pris peur et n’a pas osé porter plainte. Le commissaire précise qu’il est important qu’elle le fasse pour mener une enquête à bien et interpeller les agresseurs. Il est possible de déposer une pré-plainte en ligne et ensuite prendre RV et finaliser le dépôt de plainte avec Mme Bieberstein. Magali Szekula réfléchira à la question. Elle insiste sur le climat d’insécurité et les désagréments des rabatteurs en journée (boulangerie fermée le soir). La boulangerie pourra porter plainte lorsqu’il y a dégradation du matériel (notamment tags).

Julie Sevestre et son conjoint : ont rappelé l’ambiance délétère déjà évoquée lors de la réunion avec la Mairie (cf. CR réunion ARQAM-Mairie Paris Centre du 11/09/2020), en insistant sur la dégradation forte de ces dernières semaines. Ils ont notamment évoqué le fait que lors de leur installation il y a 10 ans, les problèmes (trafics, présence de SDF…) existaient déjà mais étaient moins visibles car se passaient dans les cours d’immeuble comme notamment au 5 Sainte Apolline, et que depuis les fermetures d’accès de ces immeubles, cela s’est déporté de façon plus importante dans la rue. Julie Sevestre a également parlé du fait que les appels au 17 peuvent être inefficaces, il lui est déjà arrivé qu’un fonctionnaire lui raccroche au nez ; le commissaire demande des précisions pour investiguer ce cas. Ils remarquent que de plus en plus les rabatteurs se sentent intouchables, tout puissants, faisant de la rue leur domaine, intimidant les riverains qui rentrent chez eux en circulant sur les trottoirs, voire ont déjà émis des propos racistes en lançant à une personne arrivant dans l’immeuble qu’elle n’a pas à être ici car blanche. Son conjoint précise à nouveau que la tension étant devenue insupportable et les problèmes ne se réglant toujours pas, certains riverains seraient tentés d’en découdre directement avec les rabatteurs, ce qui déclencherait des événements graves.

Christophe Sanh : rappelle qu’il est installé au 1 rue Blondel depuis 2 ans environ. La situation devenue intenable surtout depuis la naissance de son nourrisson de trois mois car les horaires de coucher sont maintenant autour de 21h-22h au moment où l’activité est la plus intense dans la rue. De plus, une partie des rabatteurs se situant à l’angle rue Blondel/rue Saint-Martin, cela résonne très fort sur la rue Blondel qui est très étroite et fait donc écho. Par ailleurs, il a fait remarquer qu’il avait contacté une fois le 17 pour nuisance sonore et consommation d’alcool sur la voie publique d’une dizaine de rabatteurs, la police est intervenue mais les rabatteurs avaient rangé leurs bières suite à l’avertissement par sirène de l’intervention. La police ne les a pas dispersés et les nuisances ont continué.

Les rabatteurs urinent également le long de l’immeuble. La source du problème vient probablement du Lycamobile au 355 rue Sain-Martin et de la vente de boissons alcoolisées à toute heure.

En somme, les riverains et membres de l’ARQAM présents expriment au commissaire leur désarroi et leur exaspération face à la situation qui dure depuis trop d’années et qui s’est manifestement dégradée de façon importante notamment depuis le déconfinement.

  • Propositions du Commissaire

Le Commissaire a présenté ses points d’action vis-à-vis des différents questionnements :

  • Il souhaite rappeler tout d’abord qu’il se tient de notre coté et ne souhaite pas nous laisser tomber.
  • Les contrôles Urssaf ne peuvent donner grand-chose en ce moment, notamment car l’Urssaf ne réalisait plus d’actions en ce sens pendant le confinement. Le commissaire pense que cela pourra reprendre à moyen terme, mais rappelle qu’une action efficace sur l’ensemble des boutiques du quartier nécessiterait un concours de la force publique avec de tels effectifs impossibles à mobiliser d’un coup. Mais il garde cette option pour plus tard.
  • Les contrôles sanitaires sont la meilleure action rapide en ce moment : amendes pour non port du masque dans l’espace public et amendes pour non-respect des règles sanitaires dans les établissements recevant du public. 40 contraventions ont été réalisées dans les deux dernières semaines.
  • Il estime que la préemption des locaux commerciaux reste la meilleure solution à ce jour et nous enjoint à insister auprès de la mairie de Paris Centre, tout en précisant que le nouveau maire Ariel Weil est sensible aux problématiques de sécurité et de mono-activité dans les quartiers. Il nous assure être en étroite relation de son côté avec les équipes municipales et les réunions régulières évoquent entre autres les problèmes de notre quartier
  • Il vérifiera les angles de vue de la caméra de surveillance
  • Il essaie de trouver un moyen de faire fermer la boutique Lycamobile au 355 rue Saint-Martin pour fraudes à l’URSSAF et/ou de leur retirer la licence IV.
  • Le commissariat va étudier la possibilité de faire des patrouilles plus tardives (vers minuit), pour qu’elles soient plus efficaces

Enfin il nous propose de refaire un point avec lui en janvier 2021.

Après le départ du Commissaire, nous avons évoqué la communication entre l’ARQAM, les résidents et Mme Bieberstein :

  • Fréquence des points d’étape, à définir en fonction des disponibilités de Mme Bieberstein, qui est notre interlocutrice privilégiée.
  • Envoi de mains courantes hebdomadaires par courriel avec photos et vidéos si possible : ce que fait déjà Michel Arnaud
  • Envoi de preuves (photos, vidéos…), uniquement possible par courriel ou sinon par clé usb si trop volumineux, pour cause de blocages informatiques au niveau du ministère de l’Intérieur.

L’ARQAM reviendra vers Mme Bieberstein pour préciser l’organisation à mettre en place.

  • Propositions post réunion :
  • Un groupe whatsapp a été créé pour se partager les photos et vidéos, se prévenir en cas d’incident, et pour toute autre action de coordination comme les appels au 17. Les personnes souhaitant en faire partie peuvent en faire par à contact@renaissanceartsetmetiers.org
  • Il a été proposé de fédérer à nouveau les résidents, et relancer les actions de l’ARQAM notamment vis-à-vis de la Mairie
  • L’ARQAM devrait reprendre rendez-vous avec les équipes municipales pour faire avancer plusieurs choses : les possibilités de préemption, les recommandations de locataires pour les baux, mise en place d’aménagements (budget participatif…)
  • L’ARQAM devrait suivre étroitement les actions réalisées par le commissariat : contrôles sanitaires, horaires des patrouilles, suivi pour les actions ultérieures avec les contrôles URSSAF des gérants délictueux et les contrôles fiscaux des propriétaires des locaux commerciaux loués à ces gérants.

Compte-rendu de la réunion à la mairie de Paris Centre visant à présenter aux élus et au cabinet du Maire les demandes de l’ARQAM (association pour la renaissance du quartier Arts et Métiers)

11 septembre 2020 à 9h

salle polyvalente 4ème étage

Présents :

Dorine BREGMAN, élue chargée des commerces

Yann CONNAN, conseiller au cabinet du Maire

Florent GIRY, élu chargé des mobilités

Boris JAMET-FOURNIER, élu chargé des budgets participatifs et des conseils de quartier

Véronique LEVIEUX, élue déléguée de Paris Centre chargée de la tranquillité publique

Wenya CHEN, adhérent ARQAM, 62 rue Meslay

Edith IBERT, adhérente ARQAM, 341 rue Saint-Martin

Julie SEVESTRE et son conjoint, adhérents ARQAM, 5 rue Sainte Apolline

Excusée : Annabelle IMBERT, directrice de cabinet adjointe

Les membres du cabinet du Maire ont rappelé dans un premier temps ce qui avait déjà été mis en place : l’arrêté préfectoral du 9 octobre 2018 interdisant non pas les regroupements mais la consommation d’alcool sur la voie publique de 16h à 7h du matin dans le périmètre entre le boulevard de Sébastopol, la rue Papin, la rue Saint-Martin et le boulevard Saint-Denis y compris l’impasse de la planchette, ainsi que l’installation en juillet 2020 d’une caméra de vidéosurveillance par la Préfecture de police rue Saint-Martin à côté de l’arrêt des bus en face des rues Meslay et Sainte Apolline.

Ceci étant dit, Julie SEVESTRE n’a pas manqué de signaler que la vie dans notre quartier s’était pourtant dégradée, malgré l’arrivée de nouveaux commerces, et que la police ne faisait pas du tout son travail. 

Elle a rappelé ce qui suit, du fait de la présence permanente des rabatteurs : 

—> Dégradations quotidiennes dans la rue, saletés jetées au sol  

—> Attroupements alcoolisés de plus en plus conséquents (pouvant aller jusqu’à 30 personnes juste dans la rue Sainte Apolline)

—> Installation de chaises et tabourets pour s’asseoir dans la rue 

—> Toilettes ouvertes puisqu’ils urinent à longueur de journée, braguette ouverte, notamment entre le 4 rue Sainte Apolline et la Boulangerie Bo&Mie

—> Non respect des distances de sécurité et du port du masque 

—> Agressivité : bousculades dès lors qu’on souhaite accéder au trottoir pour passer, drague lourde et insultes 

—> Tapage nocturne : musique et conversations très fortes pouvant aller de 16h au petit matin 

—> Sans compter les bagarres et règlements de comptes à toute heure.

Tout cela amenant tout le quartier à crier à leurs fenêtres pour faire cesser le bruit. A juste titre le conjoint de Julie SEVESTRE a fait remarquer que cela n’allait pas tarder à être un engrenage si le plupart des voisins commençait à régler leurs comptes eux mêmes. 

Wenya CHEN, gérant du restaurant japonais Fuugaya quant à lui, a fait remonter les faits suivants : le 2 septembre en fin d’après-midi, installation des rabatteurs sur les tables en extérieur de son restaurant (avec leurs propres repas), agressivité pour obtenir des tire-bouchons et des verres, attroupement devant son commerce et la police qui ne se déplace pas malgré ses appels. 

Edith IBERT a aussi évoqué le problème du Franprix et du banc juste à côté sur lequel les rabatteurs s’installent pour boire. 

Par ailleurs, Julie SEVESTRE a aussi bien insisté sur le problème des gérants des boutiques qui, pour éviter la fermeture administrative suite à leurs condamnations pour fraude à l’URSSAF, créent une nouvelle société dans l’intervalle avant la mise en application de la fermeture, changent le gérant avec un prête-nom et justifient leur démarche par la nécessité de faire des travaux, échappant ainsi à la fermeture administrative. C’est le cas notamment de la boutique du 5 rue Sainte Apolline : Adonai hair cosmetics, devenue Angola Cosmetics mais aussi de celle du 6 rue Sainte Apolline : Salon Diosse devenue Tête beauté, de celle du 3 rue Blondel : Atelier du glamour,remplacée par Sylvie Art Haircut, de celle du 6 rue Blondel :7ème dimension tresses devenue Star Boyz coiffure sans compter le 10 rue Blondel qui n’a jamais eu d’enseigne depuis 3 ans et fonctionne en bail précaire. Il faut mentionner aussi la boutique du 355 rue Saint-Martin initialement El Jimata devenue Fifame puis Shalom beauté et enfin de nouveau El Jimata (!), celle du 328 rue Saint-Martin : Mimi Beauté devenue Mijoli.

Face à tous ces problèmes, il a été convenu ce qui suit : 

—> Pression auprès du commissariat Centre 4bis-6 rue aux Ours 75003 Paris pour davantage de rondes et de vraies sanctions

—> Essayer d’obtenir du commissariat un compte rendu de leurs interventions

—> Installation de plaques indiquant un quartier sous surveillance avec présence de caméra 

—> Tripler l‘intervention de l’équipe de nettoyage 

—> Suppression du banc devant le 339 rue Saint-Martin 

—> Pression auprès des organismes type Urssaf pour sanctionner les boutiques délictueuses 

—> Sanction de la boutique LycaMobile au 355 rue Saint-Martinqui vend de l’alcool à longueur de journée aux rabatteurs (demande de suppression de sa licence IV)

—> Mise en place dans le cadre de notre projet participatif « Pour que revive la rue Saint-Martin » :https://budgetparticipatif.paris.fr/bp/jsp/site/Portal.jsp?document_id=3436&portlet_id=158

d”aménagements pouvant limiter les regroupements des rabatteurs

—> Proposition des élus de venir se rendre compte eux-même lors d’une visite de quartier prochainement

Commentaire de Julie SEVESTRE à destination des adhérents et sympathisants de l’ARQAM :

Malgré la bonne volonté et l’écoute de nos interlocuteurs, je ne vous cache pas être assez inquiète et avoir du mal à croire en leurs promesses, car tant que les rabatteurs n’auront peur de rien, et se sentiront sur leur territoire (et je reprends leur mot) sans être inquiétés, tout cela continuera, J’ai l’impression que seul un drame peut faire bouger les autorités et la police. 

J’espère ne rien avoir oublié et je croise les doigts pour que tout bouge enfin de manière significative. Je propose d’ici là que tout le monde se mobilise pour harceler le commissariat de plaintes et mains courantes, que chacun note le jour et l’heure et que ce soit tellement insupportable pour eux qu’ils finissent par se bouger 🙂

NB : je voudrais ajouter l’information suivante : en vue de justifier la prise d’un arrêté anti-attroupement par la Préfecture de police, le président de l’ARQAM dépose chaque semaine depuis mi juillet une main courante au commissariat en mentionnant jours et heures correspondant aux rassemblements les plus nombreux avec photos à l’appui de la semaine écoulée. Il est possible d’ajouter vos photos à cette main courante hebdomadaire en multipliant ainsi les angles et les témoignages sur ce phénomène qui nous dérange tant , en les envoyant à contact@renaissanceartsetmetiers.org

Pour mieux connaître l’ARQAM vous pouvez visiter notre site: https://renaissanceartsetmetiers.org/

Notre demande d’un bras d’extension sur la caméra de vidéoprotection installée près de l’arrêt du bus 38 dans la rue Saint-Martin

Les rabatteurs et migrants se réfugient de plus en plus devant les devantures des boutiques de l’ immeuble au 1 et 3 rue Sainte Apolline car ils ont compris que c’était un angle mort de la caméra de vidéoprotection nouvellement installée rue Saint-Martin près de l’arrêt du bus 38. En effet la caméra ne permet de voir que le 2 rue Sainte Apolline et rien d’autre plus avant dans la rue et rien du côté des numéros impairs en commençant par l’immeuble qui fait le coin de la rue.

La demande de l’ARQAM est d’ajouter un bras d’extension d’un à deux mètres sur le poteau pour déplacer la caméra de sorte qu’elle puisse prendre en enfilade la rue Sainte Apolline aussi bien que la rue Meslay.

L’ARQAM demande que la Mairie de Paris Centre se positionne en faveur de cette amélioration de la surveillance des rues Sainte Apolline et Meslay et qu’elle transmette cette demande avec avis favorable à la Préfecture de police de Paris pour qu’une étude technique soit menée en réponse à notre demande, qu’un budget de modification du bras soit établi et que la Préfecture de police finance l’installation de ce bras d’extension afin d’améliorer la surveillance des rues Sainte Apolline et Meslay.

Notre demande de suppression de la licence IV pour la boutique Lycamobile au 355 rue Saint-Martin

L’ARQAM constate depuis de trop nombreuses années les attroupements des rabatteurs venus acheter de l’alcool dans la boutique Lycamobile au 355 rue Saint-Martin 75003 Paris et qu’ils consomment ensuite debout dans la rue au mépris de l’arrêté du 8 octobre 2018 qui en interdit la consommation dans cette rue de 16h à 7h du matin et à portée de vue de la caméra de vidéoprotection installée en juillet 2020 près de l’arrêt du bus 38.

Ces rabatteurs saouls, bruyants et dangereux finissent par obstruer le passage sur le trottoir en empêchant les passants d’avancer et en mettant leur santé en danger puisqu’ils ne portent jamais de masques au mépris du communiqué de presse du 27 août 2020 du Préfet de police qui l’impose dans toutes les rues de Paris.

Devant cette situation et puisque la police ne sévit pas du tout, l’ARQAM demande que la boutique LycaMobile au 355 rue Saint-Martin qui vend de l’alcool à longueur de journée (de 10h à 21h) aux rabatteurs soit sanctionnée et que sa licence IV soit supprimée.

Notre demande d’arrêté anti-attroupement

Les jeunes migrants et rabatteurs africains s’amassent devant les boutiques africaines dans nos trois rues, que ce soit les salons de coiffure, les débits de produits de beauté ou les restaurants, Ils sont bruyants, le plus souvent éméchés et salissent les trottoirs quand ce n’est pas les façades des immeubles.

Depuis cinq ans que les boutiques africaines se sont ouvertes dans notre quartier, nous avons appelé d’innombrables fois le 17, déposé sans cesse des mains courantes, des plaintes pour tapages injurieux, tapages nocturnes, crachats, souillures diverses, ivresse sur la voie publique, toutes sortes de nuisances que nous subissons de manière incessante et qui nous excèdent.

Les « hot spots » où les rabatteurs se rassemblent sont les 353. 355 et 357 rue Saint-Martin, les 1 et 3, 5 et 7 ainsi que le 2, 4 et 6 rue Sainte Apolline, le 1, 3 et le 2, 4 et le 6 rue Blondel.

Cet arrêté interdira tout attroupement portant atteinte à l’ordre, à la sécurité, à la tranquillité ou à la salubrité publique (nuisances sonores, crachats, souillures, dépôt de déchets, etc..) dans la zone délimitée par le boulevard de Sébastopol, les rues Sainte Apolline et Blondel et la partie de la rue Saint-Martin (numéros impairs) entre les deux rues Sainte Apolline et Blondel.

Pour éviter toute annulation de cet arrêté par le tribunal administratif en fonction de la jurisprudence, il s’agit de prendre en compte les horaires des commerces, que ce soit la boulangerie BO & MIE au 359 rue Saint-Martin et la boulangerie des artistes au 352 rue Saint-Martin. De l’autre côté de la rue Saint-Martin (numéros pairs), le restaurant Fuugaya au 330 rue Saint-Martin, le restaurant Fans factory au 326 rue Saint-Martin et les restaurants Sun Viet et Shine Garden au 324 rue Saint-Martin ne seront pas impactés.

Ainsi la tranche horaire pendant laquelle s’appliquera l’arrêté anti-attroupement sera de 20h à 7h du matin.

Les infractions aux dispositions du présent arrêté seront constatées et poursuivies par tout agent de la force publique, que ce soit la police nationale ou la police municipale, habilité à dresser procès-verbal conformément aux lois et règlements en vigueur.

Notre demande de six rondes de police par jour et en soirée dans nos trois rues

Au vu de la multiplication des attroupements de rabatteurs africains, devant les boutiques africaines dans nos trois rues, nous demandons à la police d’exercer une surveillance sans relâche pour éviter les troubles à l’ordre public, les nuisances sonores, l’accumulation des déchets, etc… La consommation d’alcool est d’ores et déjà interdite sur la voie publique par l’arrêté du 9 octobre 2018. Dans ce contexte, nous demandons la prise d’un arrêté anti-attroupement par le Préfet de police de Paris.

En général il s’agit d’une population jeune, venue récemment d’Afrique, n’ayant pas de permis de travail, devant se contenter de jobs à la sauvette, venant se faire payer par les gérants des boutiques africaines pour avoir rabattu quelques clientes à la bouche de métro la plus proche et dépensant cet argent pour acheter de l’alcool à la boutique Lycamobile au 355 rue Saint-Martin ou bien un plat de nourriture au restaurant africain à côté. Leur statut précaire est renforcé par le fait qu’ils ne sont pas autorisés à demander l’asile, étant originaires de pays sûrs. Et quand ils sont autorisés à le demander et qu’ils ne l’obtiennent pas, ils ne sont pas expulsés car ils peuvent renouveler leur demande.

Il nous paraît indispensable d’avoir une cadence de six rondes par jour et en soirée, qui se composent de deux rondes de la BAC, deux rondes de policiers en vélo, deux rondes d’agents à pied. Notre demande auprès du Commissaire général devra être renouvelée à chaque fois que la cadence se ralentira pour une raison ou pour une autre.

La mise en place d’une police municipale est l’occasion de demander à la Mairie de Paris avec encore plus d’insistance le passage des six rondes quotidiennes dans la journée et surtout en soirée dans nos rues  Sainte-Apolline, Blondel et le haut de la rue Saint-Martin.