Ce que nous ne voulons plus

Un rapide inventaire des boutiques africaines dans les rues Blondel, Sainte Apolline, Saint-Martin,  Meslay,  du Vertbois et Notre-Dame de Nazareth donne les résultats suivants:

18 boutiques africaines installées depuis plus de cinq ans dans les trois premières rues mentionnées, c’est beaucoup trop ! Avec de trop nombreux changements de noms de sociétés (nous en comptons 7 soit un turn over de près de 40%), ce qui équivaut à des démarches d’évitement des gérants confrontés à des sanctions comme les fermetures administratives pour non respect de la loi. En changeant de société, ils évitent de payer les amendes à l’URSSAF et aux impôts (TVA et sur chiffre d’affaires) et n’ont même pas à fermer leurs commerces totalement illégaux.

Deux sont toutefois fermées depuis quelques mois et nous aimerions bien que ce soit définitif ! Mais de nouvelles essaiment constamment rues Meslay, du Vertbois, Notre-Dame de Nazareth

Salons de coiffure africains

Rue Sainte Apolline :

Marfoso barber shop 3 rue Sainte Apolline

ouvert de 9h à 20h tous les jours y compris les jours fériés

Salon Diosse, 6 rue Sainte Apolline, devenu Tête beauté,

ouvert de 9h à 24h tous les jours de la semaine

Rue Blondel :

Atelier du glamour, 3 rue Blondel fermé 6 mois et rouvert comme salon de coiffure africaine depuis la rentrée 2018 : Sylvie Art Haircut

ouvert de 9h à 24h tous les jours y compris les jours fériés

TM Fils Beauty, 5 rue Blondel devenu sans enseigne depuis janvier 2016 et fermé depuis janvier 2017

7ème dimension tresses 6 rue Blondel devenu Star Boyz coiffure

ouvert de 9h à 24h tous les jours y compris les jours fériés

10 rue Blondel salon sans enseigne ouvert depuis août 2017

ouvert de 9h à 24h tous les jours y compris les jours fériés

Rue Saint-Martin

El Jimata, 355 rue Saint- Martin devenu Fifame depuis juin 2017 et Shalom Beauté depuis la rentrée 2018 et de nouveau El Jimata en 2020 après deux redressements judiciaires !

ouvert de 9h à 24h tous les jours y compris les jours fériés

 

MT Beauté au 328 rue Saint-Martin

ouvert de 9h à 24h tous les jours y compris les jours fériés

Mimi Beauté au 328 rue Saint-Martin devenu Mijoli

ouvert de 9h à 24h tous les jours y compris les jours fériés

Coiffure mixte au 332 rue Saint-Martin

ouvert de 9h à 24h tous les jours y compris les jours fériés

Rue Meslay :

Maison Glory au 18 rue Meslay

ouvert de 9h à 24h tous les jours y compris les jours fériés

Rue du Vertbois

Blackwood Beauty Locks

76 rue du Vertbois

ouvert de 9h à 24h tous les jours y compris les jours fériés

Rue Notre -Dame de Nazareth

Esprit beauté

56 rue Notre-Dame de Nazareth

ouvert de 9h à 24h tous les jours y compris les jours fériés

Boutiques de cosmétiques africains

Rue Sainte Apolline :

Mackson Beauty Saloon 1 rue Sainte Apolline et 357 rue Saint-Martin

ouvert de 9h à 24h tous les jours y compris les jours fériés

Paola tresses remplacé par Axiang onglerie 6 rue Sainte Apolline

Rue Saint-Martin

Janet collection, 355 rue Saint-Martin

Unique + Paris, 328 rue Saint-Martin

Rue Meslay :

Mixstyle au 37 rue Meslay

Restaurants africains

Rue Sainte Apolline

Délices Africa World (ouvert nov 2020) 5 rue Sainte Apolline

Magic Afrique devenu Alocodrome 7 rue Sainte Apolline et devenu à la rentrée 2018: Attieke ivoire

Rue Blondel

Le Djoliba au 1 et au 6 rue Blondel

Pétition pour la réhabilitation du boulevard de Strasbourg et du quartier Château d’Eau, Paris Xè

http://chng.it/4hbSds2KwQ

PETITION ADRESSEE A :
Anne Hidalgo, Maire de Paris
Anne Souyris, Adjointe à la Maire de Paris chargée de la Santé, Conseillère déléguée à la Santé dans le 10ème arrondissement
Alexandra Cordebard, Maire du 10ème Arrondissement
Benjamin Griveaux, Député de la cinquième circonscription
Rémi Féraud, Sénateur de Paris, Conseiller de Paris, ancien Maire du 10ème arrondissement
Didier Lallement, Préfet de Police
Rachel Abreu, Commissaire du 10ème arrondissement
Michel Cadot, Préfet de Paris
Aurélien Rousseau, Directeur Général de l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France
 
PERIMETRE CONCERNE PAR LA PETITION :
– le boulevard de Strasbourg
– le boulevard Saint-Denis
– le Passage du Prado
– la rue de Metz
– le passage de l’industrie
– la rue Gustave Goublier
– le passage Brady
– la rue Chateau d’Eau (du 45 au 78)
– le Passage du désir
– la rue Jarry
– la rue de la Fidélité
– la rue Sibour
– la rue Saint Laurent
– la rue du Faubourg Saint-Martin (du 1 au 101)
– la rue du Faubourg Saint-Denis (du 1 au 112)

 
 
Mesdames, Messieurs,

En dix ans, le boulevard de Strasbourg et le quartier Château d’Eau se sont considérablement dégradés.
Afin de vous aider à prendre conscience de l’état de ce quartier, les habitants, commerçants et sympathisants du quartier dressent un constat en 10 points. Ils proposent quelques solutions afin que l’ensemble des pouvoirs publics puisse, à présent, agir de manière coordonnée pour cesser la dégradation de ce quartier. 

Cette pétition est l’action d’habitants, commerçants et sympathisants du quartier qui se mobilisent pour améliorer leurs conditions et cadre de vie et pour que tous les commerces du quartier respectent les lois, l’espace public et la société, afin de mieux vivre ensemble.

 
1.  DIVERSITE COMMERCIALE DU QUARTIER

Depuis plusieurs années, les salons de coiffure, ongleries, commerces de produits cosmétiques et épiceries “exotiques” ont remplacé tous les commerces du quartier (photocopie, boulangerie, fleuristes, textile…).  Dès qu’un salon de coiffure, onglerie, commerce de produits cosmétiques ou épicerie “exotique” ferme, un autre réapparait aussitôt !

Ces activités commerciales se doublent généralement de traite d’êtres humains. Le personnel travaillant dans ces établissements étant souvent exploité : travailleurs clandestins, travail dissimulé, paies misérables, conditions d’hygiène désastreuses… Tout cela dans la capitale du pays des droits de l’homme !!

De nouvelles tendances de mono activités se développent dans le quartier : les opticiens, la téléphonie et les bars & restaurants.

Enfin, les espaces commerciaux vides (exemples 67 bd de Strasbourg, 71 bd de Strasbourg…) ont énormément de difficultés à se louer. Ils sont vides depuis des mois ! Qui aurait envie d’ouvrir un commerce dans un tel quartier ?


 
Les habitants, les commerçants et sympathisants du quartier demandent aux autorités :
–     de lutter contre la mono-activité commerciale du boulevard et des rues adjacentes, en permettant à la Mairie de Paris de faire valoir activement son droit de préemption sur les baux commerciaux et en donnant les moyens à la SEMAEST de mener des opérations d’envergure d’acquisition de locaux dans ce quartier

–     de diversifier l’offre commerciale et de services pour réponde aux besoins des habitants
–     de publier un arrêté préservant la diversité commerciale du quartier
–     de soumettre l’ouverture d’un commerce dans le quartier à une autorisation municipale, afin d’assurer une diversité commerciale et de services
–     de lutter activement contre la division des lots commerciaux du quartier
–     d’inciter des enseignes biologiques, écologiques, éthiques… à s’installer sur le boulevard, pour en faire le “boulevard du bio”. Inviter une crèche privée à s’y installer, un réparateur/vendeur/loueur de vélo…

–     de contrôler l’activité commerciales du quartier, en veillant notamment au respect des lois du commerce, du travail, fiscales, d’hygiène…

–     d’intensifier les contrôles de l’Inspection du travail dans les salons de coiffures, ongleries et commerces de produits cosmétiques

–     de faire des contrôles fiscaux auprès des gérants et propriétaires de tous les établissements de salons de coiffures, ongleries, commerces de produits cosmétiques et épiceries “exotiques”
–     d’encadrer les loyer des commerces du quartier avec des loyer de référence à respecter
–     d’intensifier la présence des services sociaux de la Mairie pour accompagner le personnel travaillant dans ces établissements

–     de lutter activement contre le travail illégal et le trafic d’être humains dans le quartier
–     de responsabiliser les propriétaires des locaux commerciaux sur les risques d’activités de leurs locataires, pouvant les rendre complices de traite d’être humains, de travail illégal, de nuisances…

  1.  POLLUTION DE L’AIR PAR L’USAGE DE PRODUITS TOXIQUES 
    Les ongleries ouvrent sans autorisation administrative préalable, cette activité n’étant à ce jour pas réglementée en France !

Or l’activité des ongleries du quartier génère de nombreuses nuisances olfactives et est à l’origine de la détérioration de la qualité de l’air atmosphérique, auquel les passants sont exposés en se déplaçant devant ces établissements, et de l’air intérieur de ces commerces et des logements voisins.

Les enquêtes du Laboratoire Central de la Préfecture de Police (LCPP) effectuées à la suite de plaintes pour nuisances olfactives, gênes ou problèmes de santé, ont permis de mettre en évidence des concentrations importantes en composés organiques volatils, en particulier le méthacrylate de méthyle, le méthacrylate d’éthyle, l’acétate d’éthyle et l’acétate de butyle, pouvant atteindre 4 400 et 4 600 µg/m3 en méthacrylate de méthyle dans les chambres d’un logement, soit 84 et 88 fois la valeur de référence toxicologique fixée au Canada. (En savoir plus : http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=4712
À l’heure actuelle, il n’existe en France et dans les pays européens ni valeur réglementaire, ni valeur toxicologique de référence pour les substances détectées. L’absence de valeur de référence en France pour ces produits chimiques dans l’air intérieur rend difficile la réglementation de cette activité et l’obligation de travaux pour les exploitants d’onglerie.
Le principe de précaution n’est même pas envisagé. Faudra-t-il attendre, comme pour l’amiante, que nos enfants, les employés des ongleries, les riverains… développent des maladies chroniques dans quelques années pour que les pouvoirs publics s’intéressent au sujet ?

Les coiffeurs utilisent également des produits toxiques, non contrôlés, notamment pour les colorations.
 
Les habitants, les commerçants et sympathisants du quartier demandent aux autorités :
– de prendre conscience des risques auxquels peuvent être exposés la population à ce type d’activités émergentes dans le quartier !

– de fixer des valeurs toxicologiques de référence dans la ville ou le département 
– de publier un arrêté prévoyant la fermeture d’un salon lorsque les teneurs en méthacrylate de méthyle, méthacrylate d’éthyle, acétate d’éthyle, acétate de butyle, décaméthylcyclopentasiloxane (D5) ou acétone et autres composés organiques volatils sont supérieures aux valeurs fixées

–  de vérifier la conformité des aérations et ventilations des locaux commerciaux du quartier, avec éventuellement des tests fumigènes

–  de mesurer la qualité de l’air des commerces du quartier, notamment des salons de coiffures et ongleries

– d’exiger les fiches de données de sécurité des commerces du quartier, notamment des coiffures, ongleries et commerces de cosmétiques

– d’adopter les dispositions législatives nécessaires à la réglementation de la profession d’onglerie.
  
3.  RACOLAGE COMMERCIAL SUR LA VOIE PUBLIQUE 

Depuis des années, les salons de coiffure, ongleries, commerces de produits cosmétiques et épiceries “exotiques” sollicitent des rabatteurs pour dynamiser leurs activités commerciales.
L’activité de ces rabatteurs est intense sur les trottoirs du quartier, jusque dans les stations de métro (Strasbourg Saint-Denis, Château d’eau & Gare de l’Est) générant des troubles de l’ordre public : nuisances sonores, bagarres, agressions verbales & physiques…
Pourtant, un arrêté préfectoral du 26 juin 1933 interdit l’offre d’opérations commerciales et le racolage de clients sur la voie publique…

Les habitants, les commerçants et sympathisants du quartier demandent aux autorités :
– d’appliquer et faire respecter la loi

– d’interdire et de faire cesser le racolage sur l’espace public
– de réglementer les horaires d’ouverture des commerces du boulevard, de la rue Chateau d’Eau et des rues adjacentes (excepté les Théâtres, Pharmacies et bars/restaurants) de 8 heures à 20 heures et la fermeture le dimanche et les jours fériés (1er janvier, dimanche et lundi de Pâques, 1er mai, 8 mai, jeudi de l’Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre, 25 décembre).

– de verbaliser les nuisances sonores

– de réduire l’espace des trottoirs en les débitumant pour relier les pieds d’arbres par des parterres plantés fleuris et protégés

– de supprimer les parking des vélos et motos du quartier qui servent le lieu de regroupement aux racoleurs

– d’installer sur le boulevard (au carrefour Château d’Eau) une antenne du commissariat (national ou municipal) pour lutter plus activement contre les incivilités du quartier
– de mettre en place une brigade spécialisée dans la traque des incivilités sur le boulevard et dans le quartier

– de mettre en place des événements culturels, sportifs, de loisirs, pour les enfants… à destination des riverains, afin de reprendre en main le territoire (par exemple organiser un marché hebdomadaire dédié à l’art ou l’artisanat sur les trottoirs du boulevard) 
 
4.  OCCUPATION DES TROTTOIRS 

Les salons de coiffure, ongleries, commerces de produits cosmétiques et épiceries “exotiques” occupent les trottoirs comme « salle d’attente » et « salons de discussion » de leurs établissements ou comme espace de livraison ou stockage, allant jusqu’à installer des chaises, donnant lieu à de nombreux attroupements sur les trottoirs, mettant de la musique…
Ceci génère de nombreux troubles de l’ordre public : nuisances sonores, difficultés de circulation sur les trottoirs pour les piétons, agressions, bagarres…
Ces commerces n’ayant pas de limites d’horaires d’ouvertures, ces nuisances perdurent jusque tard dans la nuit.

Pourtant, la loi interdit les comportements de nature à troubler l’ordre, la tranquillité publique ainsi que la liberté et la commodité de la circulation.
 
Les habitants, les commerçants et sympathisants du quartier demandent aux autorités :
– d’appliquer et faire respecter la loi

– d’interdire les rassemblements sur le boulevard

– de réglementer les horaires d’ouverture des commerces du boulevard, de la rue Chateau d’Eau et des rues adjacentes (excepté les Théâtres, Pharmacies et bars/restaurants) de 8 heures à 20 heures et la fermeture le dimanche et les jours fériés (1er janvier, dimanche et lundi de Pâques, 1er mai, 8 mai, jeudi de l’Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre, 25 décembre). 

– de verbaliser les nuisances sonores et le tapage nocturne

– de réduire l’espace des trottoirs en les débitumant pour relier les pieds d’arbres par des parterres plantés fleuris et protégés

– de supprimer les parking des vélos et motos du quartier qui servent le lieu de regroupement aux clients des commerces

– d’installer sur le boulevard (au carrefour Chateau d’Eau) une antenne du commissariat (national ou municipal) pour lutter plus activement contre les incivilités du quartier
– de mettre en place une brigade spécialisée dans la traque des incivilités sur le boulevard et dans le quartier

– de mettre en place des événements culturels, sportifs, de loisirs, pour les enfants… à destination des riverains, afin de reprendre en main le territoire (par exemple organiser un marché hebdomadaire dédié à l’art ou l’artisanat sur les trottoirs du boulevard)
 
 
5.  ACTIVITE COMMERCIALE SUR LA VOIE PUBLIQUE 
Ces dernières années, le boulevard de Strasbourg a vu croître, tant sur les trottoirs que sur la chaussée, une activité très diversifiée de vente au déballage : boissons et nourritures en tout genre, mais également vêtements, maroquineries, chaussures et drogues !!
Pourtant, l’article R. 644-3 du Code pénal sanctionne le fait de vendre des marchandises dans les lieux public, sans autorisation ou déclaration régulière et l’article L. 442-8 du Code du commerce interdit à toute personne d’offrir à la vente des produits en utilisant le domaine public dans des conditions irrégulières.

En effet, l’exercice d’une activité commerciale sur le domaine public est soumis à l’obtention d’un permis de stationnement ou d’une permission de voirie, en application des articles L. 2213-6 et L. 2215-4 du Code général des collectivités territoriales.
 
Les habitants, les commerçants et sympathisants du quartier demandent aux autorités :
– d’appliquer et faire respecter la loi

d’interdire la vente au déballage sur l’espace public dans l’arrondissement
– de saisir systématiquement les marchandises et “matériel de vente” (caddies, sac…) des vendeurs à la sauvette

– de lutter contre la contrefaçon et faire cesser les trafics illicites
– de réduire l’espace des trottoirs en les débitumant pour relier les pieds d’arbres par des parterres plantés fleuris et protégés

– de supprimer les parking des vélos et motos du quartier qui servent d’étal et d’espace de repos aux vendeurs à la sauvette

– d’installer sur le boulevard (au carrefour Chateau d’Eau) une antenne du commissariat (national ou municipal) pour lutter plus activement contre les incivilités du quartier
– de mettre en place une brigade spécialisée dans la traque des incivilités sur le boulevard et dans le quartier

– de mettre en place des événements culturels, sportifs, de loisirs, pour les enfants… à destination des riverains, afin de reprendre en main le territoire (par exemple mettre en place un marché hebdomadaire dédié à l’art ou l’artisanat sur les trottoirs du boulevard)
 
6.  TRAFICS ILLICITES & PROSTITUTION

Le boulevard et le passage Prado sont des repères de trafic de drogue et de réseau de prostitution.
L’alcoolisme et les deals en pleine rue sont nombreux et quotidiens !
La prostitution se double généralement d’un trafic d’être humain, ces femmes étant généralement en situation irrégulière, sans papier…
Tout cela dans la capitale du pays des droits de l’homme !!
Ces activités ont d’autres conséquences sur la quiétude des riverains qui voient régulièrement les entrées de leurs immeubles délabrées et leurs halls ou cours d’immeubles squattés par ces activités !!

Ces activités génèrent de nombreux troubles de l’ordre public et insécurisent le quartier.
Les habitants, les commerçants et sympathisants du quartier demandent aux autorités :
– de verbaliser les nuisances sonores et le tapage nocturne
– d’empêcher les réseaux de trafiquants de s’approprier l’espace
– de lutter contre la prostitution et l’esclavage sexuel qui se déroule dans le quartier
– de veiller au démantèlement des réseaux de prostitution
– de lutter contre le trafic d’être humains

– d’installer sur le boulevard (au carrefour Chateau d’Eau) une antenne du commissariat (national ou municipal) pour lutter plus activement contre les incivilités du quartier
– de mettre en place des événements culturels, sportifs, de loisirs, pour les enfants… à destination des riverains, afin de reprendre en main le territoire (par exemple organiser un marché hebdomadaire dédié à l’art ou l’artisanat sur les trottoirs du boulevard)
  
7.  INSECURITE

Les activités des rabatteurs, vendeurs à la sauvette, dealers et la prostitution du quartier dégénèrent régulièrement en bagarres, agressions (verbales & physique) des passants…
Ces nombreuses nuisances de l’ordre public créent un sentiment général d’insécurité, tant auprès des riverains que des passants.

Les habitants, les commerçants et sympathisants du quartier demandent aux autorités :
– d’agir contre les agressions et l’insécurité sur le boulevard
– d’installer sur le boulevard (au carrefour Chateau d’Eau) une antenne du commissariat (national ou municipal) pour lutter plus activement contre les incivilités du quartier
–  de mettre en place une brigade spécialisée dans la traque des incivilités sur le boulevard et dans le quartier

 
8.  PROPRETE 

Malgré le nettoyage quotidien du quartier par les équipes de la Mairie, le boulevard est toujours sale!

Les riverains sont excédés par cette situation car, pour la plupart, n’en sont pas à l’origine ! En effet cette saleté est principalement générée par les activités « commerciales » du boulevard.
Pourtant, l’article 99 du Règlement sanitaire départemental de Paris précise que les usagers de la voie publique et les occupants des locaux riverains “sont tenus d’éviter toute cause de souillure desdites voies”. Il leur est interdit de “pousser ou projeter les ordures ou résidus de toute nature” sur la voie publique. Cette interdiction concerne en particulier les emballages, les débris de nourriture et les détritus d’origine animale ou végétale.
 
Les habitants, les commerçants et sympathisants du quartier demandent aux autorités :
–   de mettre en place des solutions efficaces de lutte contre les infestations de nuisibles (rats, punaises de lit…) du quartier

  • de nettoyer le boulevard deux fois par jour (matin et fin d’après-midi)
  • de multiplier le nombre de poubelles sur le boulevard de Strasbourg
  • de déplacer les poubelles sur le trottoir, afin de les éloigner de la rue et les rapprocher de l’espace de circulation des piétons
  • de nettoyer (systématiquement) les graffitis et affiches sur les immeubles et rideaux des commerces du quartier
  • d’appliquer et faire respecter la loi et de réprimer les incivilités
  • de mettre en place une brigade spécialisée dans la traque des incivilités sur le boulevard et dans le quartier
  • d’installer sur le boulevard (au carrefour Château d’Eau) une antenne du commissariat (national ou municipal) pour lutter plus activement contre les incivilités du quartier

9.  CIRCULATION

Depuis des années, l’activité des salons de coiffure, ongleries, commerces de produits cosmétiques, épiceries “exotiques” et la vente au déballage génèrent d’importantes gênes de circulation, tant sur la voie publique que sur les voies cyclables et les trottoirs. En effet, nombreux sont les clients de ces commerces ou vendeurs au déballage qui stationnent en double file sur le boulevard, réduisant ainsi la circulation tant automobile que cyclable. Certains stationnent même sur le trottoir !
Ajoutons à cela les cars de tourisme qui stationnent également en double file ou sur la voie cyclable du boulevard !

Pourtant, l’Art 417-10 du Code de la Route prévoit que tout arrêt ou stationnement gênant est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe. L’immobilisation et la mise en fourrière peuvent même être prescrites.

Les habitants, les commerçants et sympathisants du quartier demandent aux autorités :
– d’appliquer et faire respecter la loi
– une action intensive dans le quartier (surtout le samedi) pour interdire et verbaliser systématiquement le stationnement gênant sur le boulevard, notamment pour assurer la circulation des vélos dans l’espace qui leur est réservé
– d’isoler le trottoir de la piste cyclable, en débitumant les trottoirs pour relier les pieds d’arbres par des parterres plantés fleuris et protégés
– d’isoler la piste cyclable de la circulation, en réduisant l’espace de circulation des voitures et arborant la séparation voiture/cyclistes.
– d’installer sur le boulevard (au carrefour Château d’Eau) une antenne du commissariat (national ou municipal) pour lutter plus activement contre les incivilités du quartier
– de mettre en place une brigade spécialisée dans la traque des incivilités sur le boulevard et dans le quartier 


10.         IMAGE DU QUARTIER/ DE PARIS 

Le boulevard de Strasbourg jouit d’une situation centrale dans la capitale. Il est l’axe traversant Paris du sud au nord, reliant Châtelet à la gare de l’Est.
Tous ceux qui vont et viennent de la gare de l’Est et se dirigent vers le centre de la capitale, comme l’a permis le baron Haussmann, sont amenés à emprunter ce boulevard un jour ou l’autre.
Situé face à la gare de l’Est, il compte de nombreux atouts : plusieurs théâtres, deux cinémas d’Art et Essai, un musée, une église, plusieurs hôtels, une discothèque, des passages… qui ne sont pas valorisés ! Et le quartier est très peu végétalisé!

Les nombreuses agressions, les incivilités, l’insécurité, la saleté, les difficultés de circulation tant en transports, qu’en voiture, en vélo ou à pieds… font fuir les touristes du boulevard.
Les touristes sont effectivement effrayés par ce boulevard ! C’est dommage pour un boulevard situé face à une gare internationale, desservant notamment l’Allemagne, la Suisse, le Luxembourg, l’Autriche, l’Angleterre, l’Italie, la Russie, la Pologne…

Bref, découvrir le boulevard de Strasbourg en sortant de la gare est une triste vitrine pour Paris ! Gageons qu’à l’aube d’accueillir les Jeux Olympiques de 2024, la municipalité s’en préoccupe !!
 
Les habitants, les commerçants et sympathisants du quartier demandent aux autorités :
– de débitumer les trottoirs pour relier les pieds d’arbres par des parterres plantés fleuris et protégés
– de débitumer le carrefour magenta pour le végétaliser
– de piétonniser et débitumer les rues adjacentes au boulevard pour les végétaliser (rue de Metz, passage de l’industrie, rue Jarry, rue de la Fidélité)
– de se préoccuper de l’attractivité de ce quartier, situé face à une gare internationale
– de lutter contre toutes les infractions et incivilités dans le quartier
– d’appliquer et faire respecter la loi et les droits dans ce quartier
  

Mesdames, Messieurs,

Comme vous le voyez de nombreuses lois permettraient déjà, si elles étaient appliquées et respectées, d’améliorer à minima la qualité de vie dans ce quartier.
Il n’est pas acceptable qu’au cœur de Paris, à deux cents mètres de la Mairie du Xè arrondissement, un quartier se développe, dans l’indifférence générale, en méprisant toutes les lois françaises, devenant une zone de non-droit !

Aussi, nous vous demandons de mettre la priorité sur le boulevard de Strasbourg et le quartier Château d’Eau, en élaborant un plan d’urgence pour rendre ce quartier aux habitants et leurs commerces de proximité.

Nous ne demandons pas d’investir d’importants budgets dans un nouvel aménagement urbain du boulevard, qui ne résoudrait pas les problèmes de l’ordre public et du cadre de vie du quartier.
Seule une volonté et de vraies actions politiques permettront d’améliorer la qualité de vie du boulevard et de protéger le cadre de vie des parisiens. Nous demandons des actions collectives et coordonnées de l’ensemble des pouvoirs publics pour améliorer les conditions et le cadre de vie des riverains, garantir l’ordre public et la sécurité des parisiens.

 Les habitants, commerçants et sympathisants du boulevard de Strasbourg et du quartier Château d’Eau

Les preuves s’accumulent sous nos yeux des tours de passe-passe des gérants africains

Nous avons sous nos yeux la preuve des malversations de ces gérants africains. Comment accepter qu’ils continuent impunément ? Une fois condamnés pour travail dissimulé et fraude fiscale, ils changent le nom de leurs sociétés et continuent leurs commerces illégaux. Comment exiger des propriétaires qu’ils dénoncent les baux en faisant appel à la clause résolutoire quand ceux-ci profitent eux-mêmes des loyers payés en cash ? Il faudrait que les propriétaires soient aussi contrôlés pour qu’ils arrêtent d’accepter de recevoir du cash en guise de loyer, ce qui est également une pratique illégale.

Sur les 15 boutiques africaines installées dans nos trois rues, l’ARQAM a relevé au moins cinq irrégularités passibles de sanctions pénales et financières.

Le cas typique du salon de coiffure impossible à faire fermer du 355 rue Saint-Martin

La police a prévenu l’ARQAM que le gérant du salon de coiffure EL JIMATA a été puni par une mesure de fermeture administrative demandée en novembre 2016 pour travail dissimulé mais qu’il a profité du délai d’application de la peine pour changer de nom de société avant que les forces de police n’interviennent pour faire appliquer la sentence prononcée en mai 2017, échappant ainsi à la sanction. Sur societe.com, il est indiqué que la société “El Jimata 355” (vente de cosmétiques) a fermé le 12/04/2017. Le complice du précédent gérant a ouvert à la même adresse deux mois plus tard, une autre société “Fifame SARL” qui a la même activité. Le personnel de la société El Jimata qui était déjà en redressement judiciaire depuis juin 2016 est toujours actif dans le cadre de la société « Fifame ». Le dernier rebondissement a consisté à créer une nouvelle société: Shalom Beauté pour éviter encore une fois la fermeture administrative. Ce jeu de cache-cache n’est plus acceptable.

La police a contrôlé le 21 septembre 2017 la société « Fifame » et relevé de nombreuses infractions à la législation du travail. Le gérant est convoqué devant la justice et une mesure de fermeture administrative de 45 jours a été demandée à la Préfecture de police.

Le propriétaire de ce local commercial se garde bien d’appliquer la clause résolutoire et devrait lui-aussi subir un contrôle fiscal pour vérifier si le loyer est payé en cash, ce que l’ARQAM suspecte fortement, vu que des confidences d’autres propriétaires qui voudraient que le quartier change, ont été recueillies et tendent à prouver que la pratique est largement répandue chez les gérants africains et les propriétaires qui acceptent de leur louer leurs locaux commerciaux.

Le salon de coiffure du 10 rue Blondel n’a même pas d’enseigne

Malgré le fait que l’ARQAM ait pris contact avec la gestionnaire et la propriétaires du local vide du Vival Casino au 10 rue Blondel dès le mois de décembre 2016 pour les alerter sur la sur-représentation de la mono-activité dans cette rue et pour leur faire part de notre souhait qu’elles n’acceptent pas de nouveaux gérants africains, nous avons découvert que des coiffeurs africains s’étaient installés dès juillet 2017 dans ce local mais sans modifier quoi que ce soit aux devantures et sans avoir d’enseigne, ce qui nous laisse supposer qu’il s’agit d’un bail précaire. Un de nos adhérents, ressortissant américain, a décidé de vendre son appartement dans l’immeuble au-dessus du salon, excédé par les nuisances subies du fait des rabatteurs.

La propriétaire de ce local commercial loué à des coiffeurs africains sans enseigne préfère son profit immédiat au détriment des riverains, comportement qui devrait être sanctionné par un contrôle fiscal car la pratique de versement de loyer en cash est illégale.

L’usine à coiffure du 5 rue Blondel est fermée depuis janvier 2017

Le cas du salon de coiffure TM Fils Beauty au 5 rue Blondel est symptomatique du cancer que représentent les boutiques de coiffure africaine : une fois condamnées, elles renaissent de leurs cendre en changeant de nom et restent le plus souvent indélogeables. La gérante était installée au 3 rue Blondel avant de faire artificiellement faillite et de rouvrir au 5 rue Blondel en 2014. Il ne s’agit pas d’un salon de coiffure normal mais d’une usine avec des espaces contigus loués à une vingtaine de coiffeuses et de manucures travaillant comme auto-entrepreneuses avec à chaque emplacement, arrivée d’eau, évier et fauteuil.

En mars 2015, une enquête de police a été diligentée pour contrôler les «employées » de ce salon et vérifier le paiement des impôts dus aux services fiscaux. Les contrôles se sont avérés positifs et un dossier a été transmis au TGI. Malheureusement le Procureur de la République a classé le dossier sans suite passant en pertes et profits les 70 heures de fonctionnaires passées à éplucher les livres de compte de ce commerce. L’ARQAM a écrit sans succès des lettres recommandées en janvier 2016 au directeur régional de l’URSSAF et au directeur général des finances publiques pour relancer les contrôles fiscaux y compris sur la société propriétaire du local commercial concerné. Le résultat est que l’usine à coiffure n’a jamais été fermée et a fonctionné pendant toute l’année  2016 7 jours sur 7 et sans aucune enseigne, ce qui est évidemment plus pratique. Brutalement ce commerce a fermé son rideau en janvier 2017. L’ARQAM souhaite que cette usine à coiffure du 5 rue Blondel ne rouvre plus et que la propriétaire du local commercial subisse un contrôle fiscal ou se décider à louer à d’autres commerçants respectant les lois.

Le restaurant africain du 6 rue Blondel enfreint législation du travail et règles d’hygiène impunément

Ce restaurant africain a également été inspecté par la police en mars 2015 avec des contrôles sur le travail dissimulé et la fraude fiscale qui se sont révélés positifs. Malheureusement le Procureur de la République a également classé le dossier sans suite. L’ARQAM a également écrit sans succès des lettres recommandées en janvier 2016 au directeur régional de l’URSSAF et au directeur général des finances publiques pour relancer les contrôles fiscaux y compris sur la famille propriétaire du local commercial concerné.

D’autre part le conduit d’évacuation des fumées n’est pas aux normes car la copropriété refuse de le laisser passer dans la cour de l’immeuble. Ce conduit utilise pour le moment celui d’une cheminée, ce qui est dangereux et peut provoquer un incendie.

L’ARQAM souhaite instamment que ce restaurant soit de nouveau contrôlé sans oublier la famille propriétaire qui devrait subir également un contrôle fiscal.

L’onglerie du 5 rue Sainte Apolline pratique le changement de nom de société sans aucun scrupule

La société Adonai Cosmetics vient d’être remplacée par Angola Cosmetics en septembre 2017 mais avec un gérant qui a le même nom patronymique. Pourquoi se compliquer la vie quand avec ce tour de passe-passe, on apure ses dettes vis à vis des pouvoirs publics sans avoir à les payer ?

La propriétaire de ce local commercial a avoué à l’ARQAM être payée en cash par son locataire. Ceci est illégal et doit être également sanctionné.

Pour en finir avec l’économie informelle dans notre quartier

Il ne peut pas y avoir en plein Paris de zone de non droit parce que l’économie informelle continue à y être pratiquée. La Grèce a imposé le paiement par cartes de crédit à tous ses commerçants. Pourquoi ne pas en faire autant dans nos rues ? A l’heure où les paiements par mobile se multiplient aussi bien dans les pays d’Europe du Nord qu’en Chine ou ailleurs, et où il est question de bannir le cash même pour les plus petits paiements, il faut nous demander pourquoi nous devrions accepter que de tels comportements illégaux soient tolérés dans notre quartier.

Pour en finir avec les loyers des baux commerciaux payés en cash dans nos rues

L’ARQAM ne peut pas supporter ces pratiques illégales, nous qui payons nos impôts mais qui subissons les conséquences des calculs de rentabilité à court terme de ces propriétaires peu scrupuleux et dégradant inexorablement la qualité de notre vie quotidienne. Nous ne faiblirons pas dans notre revendication que nous répéterons sans cesse. Aucun loyer de bail commercial dans nos rues ne doit plus être payé en cash. Il faut que les treize propriétaires que l’ARQAM a parfaitement identifiés, soient contrôlés.

Il en va de la tranquillité publique et de l’image de Paris avant les jeux de 2024. Si nous voulons que notre quartier redevienne attractif pour les touristes, il n’y a qu’une solution en complément du projet de rénovation urbaine que nous portons :

Pour que revive la rue Saint-Martin

y faire régner l’ordre, ce que la police s’emploie à faire, mais aussi et surtout s’attaquer aux causes des troubles que nous subissons: faire fermer ces commerces africains illégaux en exigeant des propriétaires qu’ils cessent de leur louer leurs locaux commerciaux en échange de paiements en cash.

Exposé de Stop nuisances 10ème adressé au Maire de Paris

Exposé de Stop nuisances 10ème adressé au Maire de Paris

http://stopauxnuisances10.blogspot.fr/2011/04/expose-adresse-au-maire-de-paris.html

jeudi 28 avril 2011

Le 12 avril dernier l’association a adressé le courrier ci-après à Monsieur Bertrand Delanoë, Maire de Paris, avec copie à :


Monsieur Rémi Féraud, Maire du 10
e arr.

Monsieur Jacques Rigon, Commissaire Central du 10e arr.

Monsieur Michel Gaudin, Préfet de Police

À ce jour, seul le Commissaire Rigon a réagi à notre courrier et a organisé une réunion de travail qui s’est tenue le 21 avril.

Objet : monoactivité coiffure-onglerie 10e arr.

Monsieur le Maire,


Lors du compte rendu de mandat en novembre dernier à la mairie du 10
e, l’association Stop aux Nuisances 10 a présenté son action pour retrouver une qualité de vie, dégradée par le développement des salons de coiffure-ongleries dans l’arrondissement.


En réponse à votre demande, vous trouverez ci-après un exposé sur la situation de cette monoactivité commerciale dans les quartiers Château d’Eau, Saint-Denis, Saint-Martin et Lancry.


Les points suivants sont abordés :

1°) Racolage commercial

2°) Château d’Eau, un quartier délaissé par la police ?

3°) Pratiques commerciales

4°) Travail illégal

5°) Hygiène

6°) Toxicité des produits

7°) Horaires commerciaux

8°) Partage de l’espace public

Annexes (témoignages et photographies)

1°) Racolage commercial

Les regroupements de rabatteurs – qui interpellent le client sur la voie publique, bloquent trottoirs et pistes cyclables, agissent jusque dans les couloirs du métro, provoquent des bagarres – constituent des nuisances avérées depuis plusieurs années.


En 2010, l’association
Afrique Conseil a proposé ses locaux (rue du Château d’Eau), afin que la question du racolage commercial soit examinée par les gérants des salons et le commissariat de police. Après plusieurs mois de médiation, elle a préconisé diverses actions pour réduire les nuisances liées à l’activité des rabatteurs, dans un rapport remis au maire du 10e arr. Selon le président d’Afrique Conseil, aucune suite n’a été donnée à ce rapport.

Nous avons sollicité le cabinet pour recevoir une copie de ce rapport ; à ce jour, notre demande est restée sans réponse. Nous la renouvelons par la présente.

2°) Château d’Eau, un quartier délaissé par la police ?

De récents faits divers laissent penser que Château d’Eau serait devenu une zone où la police ne fait plus la police [voir annexe n° 1].

Depuis plusieurs mois, un service de sécurité financé par les gérants de salons fait régner sa propre loi sur l’activité des rabatteurs aux abords du carrefour Château d’Eau/boulevard de Strasbourg. Nous dénonçons vivement cette privatisation, alors que le maintien de l’ordre en France est une mission de service public.

3°) Pratiques commerciales


Les propriétaires des murs imposent une économie fragile aux gérants qui, à leur tour, infligent à leurs employés des conditions de travail au mépris de la législation en vigueur.


Les baux précaires sont reconduits aux mêmes personnes au-delà des délais légaux, en changeant par exemple les noms des SCI propriétaires du bail. Ce système permet ainsi aux propriétaires des murs d’expulser sans ménagement un gérant mauvais payeur. De telles pratiques commerciales favorisent l’extension des salons.


Les coiffeuses et/ou manucures, sans aucun contrat de travail, louent leur fauteuil au gérant du salon : 1 500 à 2 000 €/mois réglés en espèces. Dans certains salons, 10 à 20 fauteuils peuvent être loués ; même les sous-sols sont exploités. Ce système de sous-location de la place explique à lui seul la densité anormale de personnes observée dans quelques m² de boutique.

4°) Travail illégal


Nombre de ces commerces échappent aux cotisations URSSAF, leurs employés n’étant pas déclarés.


Le témoignage recueilli auprès d’une ancienne coiffeuse est éloquent : « 
En 7 ans de travail, je n’ai reçu aucun bulletin de paie. […] Quand l’URSSAF vient […] tout le monde est au courant. Ils sont prévenus. Alors ils nous disent de pas venir travailler ou de partir. […] Quand ils partent, on reprend le travail. […] Chacun se bat de son côté pour avoir ses papiers, pour survivre. Si tu veux te rebeller, tu prends la porte. Pas le choix. »

5°) Hygiène


Le sol des salons est constamment jonché de mèches de cheveux dispersées ensuite sur les trottoirs, particulièrement l’été lorsque les portes restent ouvertes. Malgré le redéploiement de moyens techniques par la Ville de Paris afin d’assurer la propreté de l’espace public, les trottoirs demeurent en permanence souillés (en particulier, rue du Château d’Eau). Les coiffeurs des autres quartiers de Paris rejettent-ils les cheveux à l’extérieur de leur salon ?

Des parties communes des immeubles deviennent parfois des poubelles [voir annexe n° 3], ou bien les mèches de cheveux se répandent dans des boutiques à proximité, entre autres des commerces alimentaires.


Contredisant toute règle d’hygiène fondamentale, certains salons ne possèdent pas de sanitaires. Les halls et les cours intérieures des immeubles font alors office de lieux d’aisance.


La vente à la sauvette de denrées alimentaires et de plats cuisinés, destinés aux employés et aux clients des salons, contribue également à la saleté des lieux, tout en constituant un risque sanitaire (denrées non contrôlées, cuisinées dans des conditions méconnues…).

6°) Toxicité des produits


Une véritable question de santé publique est en jeu dans le secteur de la beauté afro. Elle concerne tant les employés et les clients que le voisinage des salons. Les produits utilisés pour le blanchiment de la peau, le défrisage et la teinture des cheveux ne font pas l’objet de contrôles. Des produits capillaires sont même parfois fabriqués directement dans les sous-sols [voir annexe n° 2].

Les odeurs des solvants utilisés en manucure sont perceptibles jusque dans la rue. Lorsque la ventilation des boutiques est inexistante, la pollution chimique de ces produits se répand dans les copropriétés (parties communes et parties privatives). Des contrôles de l’air effectués en 2010 par les services de l’hygiène au passage du Prado ont donné des résultats alarmants.

7°) Horaires commerciaux


De nombreux salons adoptent des horaires d’ouverture préjudiciables au voisinage : ouverture le soir jusqu’à minuit, le dimanche derrière un rideau de fer baissé (l’entrée des clients se fait alors par les parties communes des immeubles).

8°) Partage de l’espace public


Certains trottoirs font l’objet d’une occupation excessive : ils tiennent lieu de salle d’attente, d’entrepôt des climatiseurs, des caddies de nourriture vendue à la sauvette, des poussettes des clientes.


Là encore, la coiffure est-elle pratiquée de la même façon – c’est-à-dire au mépris du partage de l’espace public – dans les autres quartiers de Paris ? Est-ce normal de voir des chaises installées sur les trottoirs devant les salons, alors que les terrasses des cafés sont fermement réglementées ? [voir annexe n° 4]

Devant ce constat d’une situation se dégradant depuis de nombreuses années, l’association Stop aux Nuisances 10, récemment créée par des habitants du quartier, propose les actions suivantes :

a) L’élaboration d’une charte de bonne conduite pour les salons :
Stop aux Nuisances 10 et l’Association des Salons de Coiffure et de Beauté Afro du Château d’Eau (ASBACE) travaillent à l’élaboration d’une charte, que les salons adhérents s’engageront à respecter, en particulier en matière d’hygiène. Nous sollicitons l’appui de la mairie du 10e pour la mise en place rapide de cette charte.

b) Une inscription de nos quartiers en zone sauvegardée par la mairie de Paris, seul moyen de réduire notablement le développement de la monoactivité, puisque les baux pourront alors être préemptés.

À l’heure actuelle, des baux commerciaux sont libres aux : n° 23, 26, 34, 36, 38 rue du Château d’Eau ; n° 1 rue Pierre-Chausson ; n° 10 rue Lucien-Sampaix ; n° 69, 89 et 99 rue du Faubourg Saint-Martin.
Peu de murs sont à vendre, ce qui – nous le constatons – limite l’action bénéfique de la SEMAEST.


c) L’organisation d’une table ronde autour de ces problèmes de la monoactivité coiffure-onglerie du 10e, réunissant tous les acteurs concernés : représentants des services de police, de la préfecture, de la Mairie de Paris, des services de la voirie, de l’ASBACE et, surtout, les propriétaires des murs.

Nous vous remercions de l’attention que vous voudrez bien porter au présent exposé et sollicitons un rendez-vous afin d’examiner tous ces problèmes de façon approfondie.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération distinguée.

Le conseil d’administration de l’association

Stop aux Nuisances 10

L’opacité inacceptable de la gestion des boutiques africaines

La gestion des boutiques africaines des rues Sainte Apolline, Blondel et Saint-Martin mérite l’examen car elle est complétement opaque et cache certainement de nombreuses illégalités.

Pourquoi aucun tarif n’est indiqué pour les salons de coiffure ?

Un examen des sites web des boutiques africaines des rues Sainte Apolline, Blondel et Saint-Martin aussi bien que de leurs devantures révèle un fait troublant : il n’y a aucune mention des tarifs pour les prestations de coiffure et les produits cosmétiques.

Ce n’est pas normal. Est-ce à dire que les gérants n’acceptent que d’être payés en liquide, ce qui signifierait qu’ils n’acquittent pas la TVA ?

La comparaison avec les deux salons de coiffure respectant les lois tels que le Diamant noir et Naty Ay au 3 rue Sainte Apolline montre une page des tarifs des prestations proposées sur leur site web. Chaque prestation donne droit à un reçu sur lequel figure le montant de la TVA.

Pourquoi les gérants de ces boutiques africaines paient leur loyer en liquide ?

Les propriétaires des murs imposent une économie fragile aux gérants qui, à leur tour, infligent à leurs employés des conditions de travail au mépris de la législation en vigueur.

Les baux précaires sont reconduits aux mêmes personnes au-delà des délais légaux, en changeant par exemple les noms des SCI propriétaires du bail. Ce système permet ainsi aux propriétaires des murs d’expulser sans ménagement un gérant mauvais payeur. De telles pratiques commerciales favorisent l’extension des salons.

Les coiffeuses et/ou manucures, sans aucun contrat de travail, louent leur fauteuil au gérant du salon : 1 500 à 2 000 €/mois réglés en espèces. Dans certains salons, 10 à 20 fauteuils peuvent être loués ; même les sous-sols sont exploités. Ce système de sous-location de la place explique à lui seul la densité anormale de personnes observée dans quelques m² de boutique.

Source : http://stopauxnuisances10.blogspot.fr/2011/04/expose-adresse-au-maire-de-paris.html

Est-ce que les gérants de ces salons de coiffure ont leur BP de coiffure ?

Coiffure en salon : L’article 3 de la loi n°46-1173 du 23 mai 1946 , modifiée par l’article 18 de la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996, relative au développement et à la promotion du commerce et de l’Artisanat, précise que chaque établissement ou entreprise de coiffure doit être placé sous le contrôle effectif et permanent d’une personne qualifiée, titulaire du Brevet Professionnel ou du Brevet de Maîtrise de coiffure, ou d’un titre équivalent homologué par le ministre compétent. Celle-ci peut être le chef d’entreprise, un conjoint collaborateur, un associé ou un salarié.

Est-ce que les gérants des salons de coiffure rue Ste Apolline et Blondel ont leur BP de coiffure ?

Est-ce que les employés de ces boutiques reçoivent des fiches de paie et sont déclarés aux URSSAF ?

La déclaration préalable à l’embauche (DPAE) est obligatoire : elle doit être effectuée par tous les employeurs dans les 8 jours qui précèdent toute embauche de salarié. Est-ce que les gérants de ces boutiques africaines paient leurs cotisations patronales ?

Malheureusement les exemples des boutiques similaires à Château d’Eau ont pointé l’exploitation des sans-papiers comme employés de ces salons.

Le témoignage recueilli auprès d’une ancienne coiffeuse est éloquent : « En 7 ans de travail, je n’ai reçu aucun bulletin de paie. […] Quand l’URSSAF vient […] tout le monde est au courant. Ils sont prévenus. Alors ils nous disent de pas venir travailler ou de partir. […] Quand ils partent, on reprend le travail. […] Chacun se bat de son côté pour avoir ses papiers, pour survivre. Si tu veux te rebeller, tu prends la porte. Pas le choix. »

source: http://stopauxnuisances10.blogspot.fr/2011/04/expose-adresse-au-maire-de-paris.html

N’est-il pas illégal d’utiliser des rabatteurs ?

Le racolage commercial est interdit. Et pourtant ces rabatteurs continuent de sévir à la bouche de métro Strasbourg St Denis. A la fin de leur journée, ils viennent se « détendre » sous nos fenêtres en provoquant les nuisances sonores et sécuritaires que l’on sait.

Quels risques sanitaires sont provoqués par ces boutiques ?

Le sol des salons est constamment jonché de mèches de cheveux dispersées ensuite sur les trottoirs, particulièrement l’été lorsque les portes restent ouvertes. Des parties communes des immeubles deviennent parfois des poubelles ou bien les mèches de cheveux se répandent dans des boutiques à proximité, entre autres des commerces alimentaires.

Contredisant toute règle d’hygiène fondamentale, certains salons ne possèdent pas de sanitaires. Les halls et les cours intérieures des immeubles font alors office de lieux d’aisance.

La vente à la sauvette de denrées alimentaires et de plats cuisinés, destinés aux employés et aux clients des salons, contribue également à la saleté des lieux, tout en constituant un risque sanitaire (denrées non contrôlées, cuisinées dans des conditions méconnues…).

Une véritable question de santé publique est en jeu dans le secteur de la beauté afro. Elle concerne tant les employés et les clients que le voisinage des salons. Les produits utilisés pour le blanchiment de la peau, le défrisage et la teinture des cheveux ne font pas l’objet de contrôles. Des produits capillaires sont même parfois fabriqués directement dans les sous-sols.

Les odeurs des solvants utilisés en manucure sont perceptibles jusque dans la rue. Lorsque la ventilation des boutiques est inexistante, la pollution chimique de ces produits se répand dans les copropriétés (parties communes et parties privatives).

Source : http://stopauxnuisances10.blogspot.fr/2011/04/expose-adresse-au-maire-de-paris.html

Demande urgente de contrôles financiers et sécuritaires en vue de la fermeture de ces boutiques

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L’ARQAM tient à faire part de son inquiétude face à ces pratiques frauduleuses qui créent un climat d’insécurité et apporte du bruit et de la saleté. L’ARQAM demande la mise en œuvre dans les plus brefs délais de contrôles financiers et sécuritaires.

Délocalisation dans nos rues des commerces africains du boulevard de Strasbourg

Depuis que les employées des salons africains de coiffure autour de Château d’Eau se sont mises en grève soutenues par la CGT depuis quatre ans à cause de leurs conditions de travail déplorables, il s’est produit une délocalisation partielle de ces commerces dans les rues Blondel, Sainte Apolline et Saint-Martin, sans oublier d’autres rues aux alentours.

Il suffit de regarder les sites suivants pour être édifié

Le combat des coiffeuses sans-papiers du salon de coiffure africain du 57 boulevard de Strasbourg

Reportage : Au 57, Bd de Strasbourg, sans papiers et travailleurs non déclarés

Il a dit qu’il allait me retrouver, me décapiter

Les travailleurs sans papiers du 57 boulevard de Strasbourg : la lutte continue !

Les sans papiers du 57 bvd de Strasbourg non expulsables

57 bd de Strasbourg : la responsabilité de l’Etat

 Les coiffeurs sans papiers du « 57 » obtiennent leurs titres de séjour   

Procès. Les coiffeuses du 57 obtiennent justice